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BLANC-GRAS Julien

France

Briser la glace (Éditions Paulsen, 2016)

© Fred Kihn

Julien Blanc-Gras est né en 1976 autour du 44e parallèle nord à Gap. Depuis, il traverse les latitudes pour rendre compte de ce qui rapproche les êtres humains des quatre coins du monde.

Écrivain et journaliste-reporter, il est l’auteur de six romans, d’un essai, d’une BD et de dizaines de reportages pour la presse. Il est aussi co-auteur de Géorama avec Vincent Brocvielle (Robert Laffont, 2014).

Son premier roman Gringoland, qui lui vaut le Prix du Premier Roman de Chambery, raconte le périple déjanté d’un homme épuisé par la vie moderne à travers le Mexique.
Avec Touriste en 2011, cet auteur-voyageur compulsif remporte un franc succès. Il égraine une multitude de destinations vécues non pas sous l’angle grandiose du voyage idéal mais celui mal-assumé du tourisme de masse et de la classe-éco. Il y a un petit quelque chose de Martin Parr dans les scènes réjouissantes décrites par Julien Blanc Gras. Un récit comme on les aime où tout le monde en prend pour son grade. Parce qu’on est « toujours le touriste de quelqu’un ».

En 2012, suite à la lecture d’une dépêche invraisemblable, il se rend aux îles Kiribati, un petit archipel dont le gouvernement en place songe à exfiltrer sa population aux îles Fidji. À cause du réchauffement climatique, la mer monte et l’île semble être vouée à disparaître. Il en revient avec Paradis (avant liquidation), récit de son périple qui nous raconte les mythes, traditions et réalités de cette république menacée.

Avec In utero en 2015, Julien Blanc-Gras change de sujet en gardant le même registre, il nous fait part d’une aventure d’un tout autre ordre, dans un journal de grossesse qui raconte avec beaucoup d’autodérision les affres et les joies de cette aventure à la fois intime et universelle qu’est la paternité.

Il vient cette année nous présenter Briser la glace, récit d’une expédition au Groenland. Le globe-trotter faussement naïf, nous emmène donc à la découverte de l’Arctique, nous promène de situations cocasses en anecdotes franchement amusantes, et nous présente une galerie de personnages détonants.


Bibliographie :

  • Briser la Glace (Paulsen, 2016)
  • In utero (Au Diable Vauvert, 2015)
  • Touriste (avec Mademoiselle Caroline, Delcourt, 2015)
  • Géorama. Le tour du monde en 80 questions (Robert Laffont, 2014)
  • Paradis (avant liquidation) (Au Diable Vauvert, 2013)
  • Touriste (Au Diable Vauvert, 2011)
  • Comment devenir un dieu vivant (Au Diable Vauvert, 2008)
  • Gringoland (Au Diable Vauvert, 2005)
Briser la glace

Briser la glace

Paulsen - 2016

« Voilà, j’arrive dans un pays où les vaches se déguisent en chèvres, où l’on vend des flingues à la supérette, où l’on prend l’avion avec des guêtres. Un panneau indique Paris à 4 h 25 et le pôle Nord à 3 h 15. » Le ton est donné. Nouvel invité de la collection Démarches, l’auteur de Touriste s’attaque au Grand Nord, et nous embarque dans un Arctique tragi-comique.

Une immersion polaire tout en finesse par un écrivain-voyageur au ton unique. Ni aventurier, ni ethnologue, ni sportif, ce « Touriste » faussement candide relate un périple au Groenland où l’on croise des chasseurs de baleine et des aurores boréales, des pêcheurs énervés et des dealers fanfarons, des doux rêveurs et surtout des icebergs. Beaucoup d’icebergs.

En ville, devant les glaciers ou sur les flots, les rencontres incongrues et les panoramas grandioses invitent à la réflexion. Le Groenland est une des destinations les plus prisées des français, et en même temps une des plus mystérieuses. Julien Blanc-Gras est sans conteste un guide remarquable : il nous livre ici une vision de ce pays à la fois pleine d’humour, de sensibilité, et de connaissance.


« La rigueur des températures polaires n’a altéré en rien la chaleur communicative de sa plume. »
François Reynaert, Le Nouvel Obs

« Sans intention héroïque ni esprit de conquête, l’auteur livre ses impressions du Groenland, à la fois intimes et parcellaires, avec une spontanéité réjouissante et une justesse de ton dont le lecteur s’empare aussitôt. »
Cécile Pellerin, ActuaLitté

« Ce garçon est vraiment surdoué. »
Le Masque et la Plume, France Inter

Paradis (avant liquidation)

Paradis (avant liquidation)

Au diable Vauvert - 2013

II y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition. Perdu au milieu de l’océan Pacifique, ce petit paradis semble promis à l’engloutissement par le réchauffement climatique. J’ai organisé ma vie autour d’une ambition saugrenue, le quadrillage méthodique de la planète. Moteur : toujours voir un pays en plus. Ce qui se profile ici, c’est un pays en moins. Je dois m’y rendre avant qu’il ne soit rayé de la carte. J.B.-G.


Revue de presse :

« C’est un récit passionnant, entre le gonzo reportage et Nicolas Bouvier. Un texte toujours surprenant qui nous apprend dix choses par page et nous informe, toutes sirènes hurlantes, sans nous donner de leçon. »
Eric Chevillard, Le Monde des livres.

« Cette enquête journalistique est l’œuvre d’un écrivain ; il est rare que les deux talents se mélangent aussi merveilleusement. »
Yann Moix, Le Figaro littéraire.

« En une cinquantaine de brefs chapitres astucieux, étonnants, ciselés, vous saurez tout sur les traditions bizarres, les mythes exotiques, les mœurs à la coule, les politiques à la gribouille, des I-Kirabati, habitants d’un pays tendre amer et candidats fatalistes à une fin du monde en pente douce. »
Pjilippe Nassif, Philo Magazine

« Au bord de lagons de carte postale, le journaliste écrivain entraine le lecteur dans ses péripéties cocasses ou dramatiques, narrées avec son écriture élégante, son humour et sa justesse de ton habituels, entre
distance et empathie. »
France Info


Touriste

Touriste

Au diable Vauvert - 2011

« On compte environ 200 états souverains. On vit à peu près 30000 jours. Si l’on considère l’existence sous un angle mathématico-géographique, on devrait passer 150 jours dans chaque pays. Il faut se rendre à l’évidence. Je dois aller dans tous les pays du monde. Je ne trouverai pas le repos dans l’immobilité.
Untel veut devenir une star, un autre posséder un yacht ou coucher avec des sœurs jumelles. Je veux juste aller à Lusaka. Et à Thimbu. Et à Valparaiso. Certains veulent faire de leur vie une œuvre d’art, je compte en faire un long voyage.
Je n’ai pas l’intention de me proclamer explorateur. Je ne veux ni conquérir les sommets vertigineux ni braver les déserts infernaux. Je ne suis pas aussi exigeant. Touriste, ça me suffit.
Le touriste traverse la vie, curieux et détendu, avec le soleil en prime. Il prend le temps d’être futile. De s’adonner à des activités non productives mais enrichissantes. Le monde est sa maison. Chaque ville, une victoire.
Le touriste inspire le dédain, j’en suis bien conscient. Ce serait un être mou, au dilettantisme disgracieux. C’est un cliché qui résulte d’une honte de soi, car on est toujours le touriste de quelqu’un. »

Obsédé par les cartes, le narrateur décide de visiter tous les pays du globe.
Des favelas colombiennes aux hôtels clubs tunisiens, en passant par les karaokés du Yang-tsé-Kiang, les villages oubliés du Mozambique, les vagues polynésiennes, les plateaux de Bollywood, le tumulte du Proche-Orient et même par la Suisse, ce promeneur globalisé nous guide à travers l’inépuisable diversité des mondes.

Avec ce roman géographique, Julien Blanc-Gras nous propose
une esthétique du voyage simple, aventureux, drôle et intelligent.


Revue de presse :

  • « Karaoké chinois, visites de favelas et d’aéroports suisses : impossible de s’ennuyer dans « Touriste », de Julien Blanc-Gras, qui fait le tour du monde avec drôlerie. »
    François Reynaert, Le Nouvel Obs
  • « Julien Blanc-Gras manie l’humour et l’ironie à merveille. »
    Myriam Thibault, La cause littéraire