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BERMAN Paul

États-Unis

« Il n’y a pas de causes sociales au djihadisme » Le Monde, 30.11.2015

Biographie

Figure éminente de la gauche américaine, ancien soixante-huitard et, surtout, spécialiste de l’Europe et de la France, il est journaliste et essayiste américain. Dans Les Habits neufs de la terreur, il définit le totalitarisme comme une politique de mobilisation des masses au service d’objectifs inaccessibles au nom d’entités comme la classe sociale, l’État ou la communauté religieuse. Dans son dernier essai, Cours vite camarade !, il était le mieux placé pour raconter avec le détachement nécessaire l’aventure collective de 68.

Son article « Il n’y a pas de causes sociales au djihadisme », publié dans le monde en novembre 2015, a été très remarqué. Il sera à Saint-Malo cette année pour y revenir et développer son propos.

Bibliographie

  • Cours vite camarade ! (Denoël, 2006)
  • Les Habits neufs de la terreur (Hachette Littératures, 2004)
Cours vite camarade ! : La génération 68 et le pouvoir

Cours vite camarade ! : La génération 68 et le pouvoir

Denoël - 2006

En janvier 2001, le magazine Stern publia plusieurs photographies de Joschka Fischer, alors ministre allemand des Affaires étrangères, prises lors d’une échauffourée en 1973. Sur ces clichés, le jeune Fischer frappe violemment un policier à l’issue d’une manifestation.
Ces images déclenchèrent un scandale. Derrière la personnalité d’un homme politique qui comptait parmi les plus populaires de son pays, c’est toute une génération qui était sommée de se justifier sur son itinéraire, son esprit de rébellion, ses engagements et son influence. Le procès de la génération 68 venait de s’ouvrir. Daniel Cohn-Bendit fut l’un des premiers accusés à la faveur d’une lecture biaisée de ses écrits de jeunesse.
Les affaires Fischer et Cohn-Bendit ne sont pourtant rien d’autre que l’histoire d’individus qui ont connu dans leur vie une évolution incompréhensible si elle est détachée des traumatismes de notre temps.
Joschka Fischer, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit et André Glucksmann sont les figures les plus éminentes de cette Nouvelle Gauche qui refuse toute compromission avec le totalitarisme, quel qu’il soit. Une internationale de la contestation dont la guerre d’Irak a révélé les failles mais aussi les relais dans le monde musulman.

Figure éminente de la gauche américaine, ancien soixante-huitard et, surtout, spécialiste de l’Europe et de la France, Paul Berman était le mieux placé pour raconter avec le détachement nécessaire cette aventure collective. Cours vite camarade ! raconte la fin de l’idéalisme et la découverte du pouvoir. Le roman d’une génération.
Paul Berman est l’auteur des Habits neufs de la terreur (Hachette littératures, 2004).

Les Habits neufs de la terreur

Les Habits neufs de la terreur

Hachette - 2004

Notre ennemi dans la guerre contre le terrorisme n’est pas le monde arabe, mais le totalitarisme : le même qui ensanglanta l’Europe du XXe siècle et qui nous revient aujourd’hui repeint aux couleurs du nationalisme arabe ou de l’islamisme. Telle est la responsabilité de l’Occident dans la montée du terrorisme : une responsabilité intellectuelle. A la lecture de Sayyid Qutb, le principal doctrinaire des Frères musulmans, ou de ses épigones (Tariq Ramadan), Paul Berman retrouve les thèmes familiers et inquiétants des doctrines totalitaires de naguère : la réprobation
de la décadence occidentale, l’éloge d’une avant-garde pure et déterminée, la promesse du paradis sur terre et, surtout, l’apologie de la mort et du martyre pour y parvenir. Loin des fantasmes néo-conservateurs sur " l’axe du mal ", Les Habits neufs de la terreur est une plaidoirie pour réveiller la gauche de son angélisme qui lui fait trop souvent considérer le terrorisme comme une réponse désespérée aux insuffisances des démocraties libérales alors qu’il est une négation de la démocratie elle-même.