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Dans l’œil du faucon

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Telle est la force de la littérature à sa plus haute intensité – et du voyage, parfois : de nous réapprendre à regarder ce que nous ne voyons plus, à force d’habitudes, devenus sans nous en apercevoir indifférents, aveugles, sourds.

Presque rien ici, mais un rien où par magie il nous semble qu’affleure le monde entier, ouvert jusqu’à l’immense. Presque rien, les Orcades une nuit de solstice d’hiver, un couple de faucons pèlerins occupés à nidifier, une navigation à la voile entre les îles du nord, une rencontre avec des dauphins, un crâne de Fou de Bassan sur une plage. Presque rien et tout un monde, celui de Kathleen Jamie dans le nord de l’Écosse – et puis le frisson du vent, le goût du sel sur la peau, cette ivresse légère quand vous sentez que le monde vient, passe à travers vous, parce que vous ne faites plus obstacle. Et pour rendre cela, une acuité extrême du regard, une densité lumineuse de la phrase, précise, toujours légère et pourtant chargée dirait-on d’une infinité de pensées, qui nous donne le sentiment de découvrir le monde pour la première fois.

On pourrait penser à John Muir, à thoreau, mais on préfère se laisser entraîner, tout à la magie de ses mots, tout à la pertinence de ses propos, tout à la vision qu’elle nous donne de ce monde, si proche mais qui pourtant nous avait échappé... Un bijou.

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