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SAVOIA Sylvain

France

Les esclaves oubliés de Tromelin (Dupuis, 2014)

Biographie

© Chloé_Vollmer_Lo

Né à Reims le 30 septembre 1969, Sylvain Savoia copine avec Jean-David Morvan, lui-même né dans la même ville le 28 novembre 1969. Ils abordent ensemble la BD dans le fanzine HORS GABARIT en 1985. En 1989, tous deux s’inscrivent aux cours de l’Ecole Saint-Luc à Bruxelles. Durant ces trois années de perfectionnement, Savoia collabore au magazine ZYGUS et publie quelques planches dans le mensuel JET que les éditions du Lombard ont ouvert aux débutants.

Sur un scénario de Morvan, Savoia publie en 1993 son premier album, Reflets perdus aux éditions Zenda. Cette firme ayant été rachetée par Glénat qui , surpris par le succès d’Akira, souhaite publier des mangas à l’européenne pour étoffer son catalogue naissant dans ce domaine. Savoia introduit dans l’équipe Philippe Buchet, directeur artistique d’une agence de communication spécialisée dans la BD d’entreprise, et va partager avec lui le dessin des deux premiers tomes de la série "Nomad" (Mémoire vive en 1994, puis Gai Jin en 1995) sur des scénarios de Morvan. Savoia reprendra ensuite seul le dessin des trois volumes suivant (Mémoire morte, Tiourma, Mémoire cachée, de 1996 à 2000 chez Glénat).

Pour assurer la régularité de leurs productions, Morvan, Buchet et Savoia fondent en octobre 1994 à Reims l’atelier 510 TTC où s’intègrent également le dessinateur Tranktat et le duo des coloristes Christian Lerolle et Franck Gureghian, surnommés les Color Twins. Parallèlement à la réalisation de Nomad, Savoia œuvre fréquemment depuis 1996 dans la publicité, les affiches, la communication d’entreprise et les livrets de formation professionnelle.

Toujours avec son complice Morvan au scénario, il lance en 2003 la série policière "Al’Togo" chez Dargaud en 2003. C’est néanmoins sa compagne, Sowa Marzena, qui va l’inciter en 2004 à illustrer les souvenirs de sa jeunesse passée en Pologne et il s’élabore un tout autre style graphique pour la série "Marzi", dont Petite Carpe sera le premier volume en 2004 aux éditions Dupuis. Des histoires pleines de charme, d’humour et d’exotisme pour le public franco-belge habitué dès la naissance à l’abondance dans tous les domaines.

Les esclaves oubliés de Tromelin

Dupuis - 2015

« Les Esclaves oubliés de Tromelin » est une incroyable aventure humaine autant qu’un témoignage bouleversant sur l’esclavage. Fruit d’une collaboration inédite entre un archéologue et un auteur de bande dessinée, le récit fait revivre la destinée de ces hommes et femmes, réduits en esclavage et abandonnés pendant quinze ans sur un minuscule îlot de l’océan Indien : Tromelin.
Tout commence par une histoire :
Un îlot perdu au milieu de l’océan Indien dont le voisin le plus proche est Madagascar, à 500 km de là… À la fin du XVIIIème siècle, un navire négrier, l’Utile, s’y échoue.
Lors du naufrage, l’équipage et une partie des esclaves arrivent à rejoindre l’île mais les autres Malgaches, enfermés dans les cales, périssent noyés. En quelques mois les survivants construisent alors une embarcation de fortune. L’équipage embarque et rejoint Madagascar, abandonnant derrière lui une soixantaine d’esclaves.
Les rescapés vont survivre sur ce bout de caillou traversé par les vents.
Ce n’est que le 29 novembre 1776, quinze ans après le naufrage, que le chevalier de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine récupérera les 8 esclaves survivants : 7 femmes et un enfant de huit mois.
Une fois connu en métropole, ce « fait divers » servira à appuyer la cause des abolitionnistes, à l’orée de la Révolution française.
Depuis l’année internationale de commémoration de la lutte contre l’esclavage, sous le patronage de l’Unesco, Max Guérout, ancien officier de marine, créateur du groupe de recherche en archéologie navale (Gran), a monté en coopération avec l’Institut national de recherche archéologique préventive (INRAP) plusieurs expéditions pour retrouver les traces du séjour des naufragés et mieux comprendre leurs conditions de vie pendant ces 15 années isolées. Leurs découvertes démontrent une fois de plus la capacité humaine à s’adapter et survivre, en dépit de tout.

En des mers inconnues

Avec François Bellec, Dominique Le Brun, Sylvain Savoia, Chanouga et Max Guérout - Saint-Malo 2015


Avec François Bellec, Dominique Le Brun, Sylvain Savoia, Chanouga et Max Guérout, une rencontre animée par Willy Persello


Les esclaves oubliés de Tromelin

Avec Max Guérout, Sylvain Savoïa et Thierry Ragobert. - Saint-Malo 2015

Avec Max Guérout, Sylvain Savoïa et Thierry Ragobert. Rencontre animée par Josiane Guéguen