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Le dico des auteurs


CATTON Eleanor

Nouvelle-Zélande

20 mars 2015.
 

Biographie

 

Biographie

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© Robert Catto

Auteure talentueuse, plus jeune lauréate du très prestigieux Man Booker Prize 2013, Eleanor Catton offre aux lecteurs un étonnant roman : un itinéraire astrologique dans la Nouvelle-Zélande de la ruée vers l’or dans un livre astronomique de plus de 900 pages. Si un instant, on croit lire Charles Dickens ou George Eliot, il s’agit bien pourtant du deuxième ouvrage d’une jeune Néo-zélandaise de moins de 30 ans.

Après des études d’anglais aux États-Unis, elle obtient une reconnaissance éditoriale au-delà du monde anglo-saxon avec son premier roman La Répétition. Ce livre raconte à plusieurs voix, et de manière théâtrale, un scandal sexuel impliquant le professeur de musique d’un lycée de jeunes filles.
La Répétition n’avait pas de lieu, pas d’époque, sinon celle de son écriture, à la différence de son nouveau roman, Les Luminaires où tout est défini : la terre comme le ciel, la Nouvelle-Zélande, le début de l’année 1866, la narration victorienne et à chaque protagoniste correspond un corps céleste, dont il reproduit les mouvements et les actions. Bien qu’Eleanor Catton ne souscrive guère aux superstitions des signes du zodiaque sur les comportements, elle en joue et se sert de ces contraintes comme pré-texte et comme géométrie pour guider ses personnages et créer une curiosité littéraire.

C’est la consécration avec, entre autres prix, celui du Man Booker Prize for fiction et la publication du roman dans plus de douze pays à ce jour.
« La leçon de cette carte céleste du livre est claire : nous ne sommes pas seuls. Nous existons dans un rapport harmonieux ou dissonant avec ce qui nous entoure » (Le Monde des livres, Eleanor Catton, entre ciel et terre).


Bibliographie

- Les Luminaires (Buchet Chastel, 2014)
- La Répétition (Denoël, 2011)

Actualité

 
Romans

Les Luminaires

Buchet Chastel - 2015

Nouvelle-Zélande, 1866. En pleine ruée vers l’or, l’île voit débarquer sur ses côtes tout ce que la vieille Europe compte d’ambitieux et de désespérés. Parmi eux, Walter Moody, un jeune britannique ruiné bien décidé à trouver fortune accoste au port d’Hokitika, sur la côte Ouest, après un éprouvant voyage. Mais une étrange assemblée l’attend dans le petit hôtel où il a trouvé refuge. Là, dans une atmosphère des plus tendues, douze hommes du cru tiennent une réunion secrète pour tenter d’élucider des faits étranges qui agitent la communauté depuis plusieurs semaines. Un riche notable a disparu, une prostituée a tenté de mettre fin à ses jours, et on a découvert une immense fortune dans la maison d’un pauvre ivrogne, mort lui aussi. Moody succombe bientôt à l’irrésistible attrait du mystère et se retrouve plongé dans un entrelacs d’intrigues et de destins vertigineux.
Formidable restitution des grands romans anglo-saxons du XIXe siècle, Les Luminaires est une narration ambitieuse dont la structure emprunte à l’astrologie pour livrer un inoubliable roman d’amour, une histoire de fantômes, de pouvoirs et d’énigmes insolubles campés dans une Nouvelle-Zélande ou la fièvre de l’or est reine.

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Erika Abrams


Revue de presse

« Un instant, on croit lire Charles Dickens ou George Eliot. Pourtant, il s’agit du deuxième livre d’une jeune Néo-zélandaise de moins de 30 ans. »
« La leçon de cette carte céleste du livre est claire : nous ne sommes pas seuls. Nous existons dans un rapport harmonieux ou dissonant avec ce qui nous entoure. Une étoile s’écarte, un personnage agit : tout est changé. Le ciel est chargé et changeant au-dessus du petit port de la mer de ­Tasmanie. »
« Eleanor ­Catton rend la parole à une communauté éphémère, perdue aux antipodes, qui ne l’avait jamais eue. Au fil de ce roman aple et délicieusement bavard, le silence émeut et trouble. On l’entend partout, il nous guide et nous échappe – celui de l’histoire en train de s’écrire, des secrets, de la nuit des astres et des hommes. Et à la fin, le monde se tait. »
Nils C. Ahl, Le Monde des Livres
(Lire l’article sur le site)

- "Au départ, ainsi qu’elle l’a raconté au Guardian, Catton savait deux choses sur ce qui allait devenir les Luminaires : qu’elle voulait écrire un roman d’aventures inspiré par les livres qu’elle avait aimés dans sa jeunesse, comme l’Ile au Trésor de Stevenson, et qu’elle voulait que ça se passe en Nouvelle-Zélande, le pays où elle a grandi (elle y vit toujours, à Auckland, où elle enseigne)."
Libération

- "Romanesques et théoriques à l’extrême : tels sont Les Luminaires, et c’est un tour de force. À partir d’une fresque à la Dickens, un feuilleton échevelé de « cocuage, de chantage, de meurtres et de vengeance » paré de tous les oripeaux du roman victorien, Eleanor Catton compose une fiction postmoderne saisissante et insaisissable, louvoyant à la diable entre la prolifération du récit et sa dénégation". Le Magazine Littéraire

- La Croix

Œuvre

 
Romans

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Buchet Chastel - 2015
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Romans

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Un scandale éclate dans un lycée de jeunes filles : M. Saladin, le professeur de musique, est renvoyé pour avoir entretenu des relations coupables avec l’une de ses élèves, (...)
 

Les débats audios

 
Saint-Malo 2015

Les Luminaires


Avec Eleanor Catton

 
Saint-Malo 2015

Invention des formes

Avec Eleanor Catton, Victor Del Arbol et Jean-Marie Blas de Roblès. Débat animé par Baptiste Liger.