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Le dico des auteurs


GAUZ

8 mars 2015.
 

Biographie

 

"Armand Patrick Gbaka-Brédé est tout mon nom à l’état civil, le nom qu’on m’a choisi.
Gauz est un diminutif de Gauzorro, déclinaison ancestrale de Gbaka, le nom que je me suis choisi"

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Entré en littérature à l’automne avec un roman qui fit grand bruit, l’auteur abidjanais Gauz, par mille et une saynètes et anecdotes qu’il inscrit dans le « sac de la grande Histoire », secoue sans précaution nos idées reçues et dessine, sous la plume acérée d’un polémiste, une fresque de l’immigration africaine en France. Il se pose comme un mystérieux sage africain sous les traits d’un vigile qui observe d’un oeil aiguisé la société contemporaine et partage dans une "loufoquerie déjantée" (Brice Couturier, France Culture), ses observations et réflexions sur les actes les plus anodins qui compose le quotidien des "acheteurs".

Passé de famille d’accueil en famille d’accueil, Gauz obtient avec succès sa maîtrise de biochimie, mais refuse la bourse qui lui est offerte pour poursuivre ses études de vétérinaire à Maisons-Alfort. Pendant les cinq années qui suivent l’obtention de son diplôme, il décide de ne "rien faire" et sillonne la Côte d’Ivoire pour mieux connaître son pays. Gauz considère, d’ailleurs, cette période comme « son premier poste en tant qu’observateur de l’autre ».

Ses années d’errance terminées, il part poursuivre ses études en France à l’Université à Paris-Jussieu où il connaîtra la situation « d’étudiant sans-papiers ». Il exerce successivement divers métiers, de vigile à jardinier avant d’être photographe et rédacteur-en-chef d’un journal économique News & co. Il participe à la rédaction d’un scénario sur l’immigration des jeunes Ivoiriens Aprés l’océan, film d’Eliane Delatour. Lors du Forum Social Mondial de Bamako en janvier 2006, Gauz réalise un court métrage donnant la parole à des jeunes qui reprennent le discours que prononça Thomas Sankara à l’assemblée de L’ONU en 1984 à New York dans Quand Sankara…,, il réalise également L’année du Piver, Le D3 tu ne traverseras pas) et écrit un film documentaire Mbdédé BM, métamorphose d’un reliquaire.

Dans son premier roman, Debout-payé, qui est principalement constitué de ses notes d’observateur lorsqu’il fut lui-même vigile à Paris, il dévoile les dessous du métier, en disant long sur le racisme et la futilité de notre société de consommation. Encensé par la presse et la critique littéraire, Gauz reçoit le nouveau Prix Gibert Joseph et est couronné meilleur premier roman français dans le classement annuel des Meilleurs livres de l’année du magazine Lire.
Gauz fait « du shopping une mine ethnologique, un impayable sketch et un sport de combat. » (Marguerite Baux magazine Elle), il accomplit une radioscopie de la France à travers le regard de ces "êtres invisibles", mais il n’est pas qu’un observateur social, il est aussi un écrivain. Ainsi, c’est sur un ton caustique, cynique et empreint d’humour qu’il incite l’autre, son lecteur, à réfléchir, car pour lui « le rire est une manière d’avoir du recul sur le réel. C’est une manière intéressante d’attirer le regard des gens. On fait rire d’abord, puis réfléchir ensuite. »

Actualité

 
Romans

Debout-Payé

Le Nouvel Attila - 2014
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Le livre que Franz Fanon n’a pas écrit sur la société de consommation.

Debout-Payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France en 1990.

C’est un chant en l’honneur d’une famille où, de père en fils, on devient vigile à Paris, en l’honneur d’une mère et plus globalement en l’honneur de la communauté africaine à Paris, avec ses travers, ses souffrances et ses différences. C’est aussi l’histoire politique d’un immigré et du regard qu’il porte sur notre pays, à travers l’évolution du métier de vigile depuis les années 1960 — la Françafrique triomphante — à l’après 11-Septembre.

Cette épopée familiale est ponctuée par des interludes : les choses vues et entendues par l’auteur lorsqu’il travaillait comme vigile au Camaïeu de Bastille et au Sephora des Champs-Élysées. Gauz est un fin satiriste, tant à l’endroit des patrons que des client(e)s, avec une fibre sociale et un regard très aigu sur les dérives du monde marchand contemporain, saisies dans ce qu’elles ont de plus anodin — mais aussi de plus universel.

Un portrait drôle, riche et sans concession des sociétés française et africaine, et un témoignage inédit de ce que voient vraiment les vigiles sous leur carapace.


Revue de presse

Ossiri, votre personnage, n’a pas les yeux dans la poche de sa veste noire et il a la langue bien pendue. Il fait des remarques intempestives et politiquement incorrectes sur tout ce qu’il voit, tire des lois de ses remarques. C’est une espèce d’ethnologue africain débarqué à Paris.
http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-debout-paye-ou-pourquoi-les-vigiles-sont-noirs-2014-09-05

Debout-payé est criblé de remarques acides qui ne sont pourtant pas l’essentiel du roman. A travers des personnages dont il fait ressentir les peurs et les joies, Gauz raconte les trois âges de l’immigration ivoirienne, de 1960 à nos jours.
http://www.liberation.fr/livres/2014/09/17/gauz-veni-vidi-vigile_1102604


Présentation de Debout-payé par Brice Couturier

_http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-debout-paye-ou-pourquoi-les-vigiles-sont-noirs-2014-09-05


« L’ouvrage pourrait n’être « que » la chronique réussie d’un de ces métiers dont on interroge rarement la réalité. Ce serait déjà beaucoup. Mais Debout-payé est davantage qu’une plongée dans le quotidien de plusieurs générations de vigiles. À la baguette, Gauz relie habilement les fils et les trajectoires, les entremêle, usant d’une plume acide et moqueuse. »
Emilien Bernard, Le Canard enchaîné

« Avec une finesse d’observation redoutable et un humour sarcastique, mais jamais désespéré, ce roman offre une écriture nouvelle et audacieuse, comme on en rencontre peu, à la fois abrupte et ciselée, acerbe et chaleureuse, décapante et généreuse. À l’image de son auteur qui parle comme il écrit, sans mâcher ses mots. »
Christine Legrand, La Croix

« Un roman truffé de choses vues hilarantes »
Astrid de Larminat, Le Figaro

« Encore une leçon du magicien Gauz. »
Claire Devarrieux, Libération

« Branle-bas de combat stylistique dans Debout-Payé, de Gauz, abonné aux moqueries électriques, qui épingle les uns et les autres sans distinction. »
Martine Laval, Siné Mensuel

« L’une des surprises les plus réjouissantes de cette rentrée littéraire, un roman doux et drôle, qui campe la figure du vigile en statue de la liberté. »
Jean Birnbaum, Le Monde des livres

« Un livre puissant écrit dans une langue sèche et pleine d’énergie qui donne à voir le quotidien de ce métier omniprésent et ignore les espoirs et les rêves de cette immigration pas si connue que ça. »
L’Huma

« Quel œil ! Gauz a tout vu, tout observé, tout analysé durant ses quelques expériences de vigile. Il accomplit une plongée dans le temps et dans le territoire des Ivoiriens de Paris. C’est toute la politique de l’immigration qui se dessine à travers ce recueil, dont on retiendra avant tout la verdeur et l’humour. »
Marianne Payot, L’Express

« Un livre alerte, décalé et indispensable. »
La Nouvelle Vie Ouvrière

« Dans le rétroviseur, Gauz jette un regard tendre, qui n’empêche pas la lucidité, sur la communauté africaine. En consacrant un livre à ces hommes de l’ombre que sont les vigiles, Gauz donne finalement voix et vie a ceux qui, curieusement sont invisibles. »
Anthony Dufraisse, Le Matricule des anges

« Ancien vigile chez Camaïeu et Sephora, l’Ivoirien Gauz dévoile les ficelles du métier dans un joyeux mélange de roman et de documentaire. (…) Un costume noir qui en dit long. »
Marguerite Baux, LUI

« Gauz porte un regard tendre et ironique sur notre société de consommation. Il a l’œil et le mot juste. Debout-payé est aussi instructif (et plus cinglant) qu’un précis de sociologie le tout entrecoupé du récit émouvant de son histoire familiale et de ses origines. »
Marie-France

« Gauz met à l’honneur les souffrances, travers et bonheurs de la communauté africaine de Paris, en dressant le portrait grotesque de notre société de consommation. Réjouissant. »
Pèlerin

« Une vraie pépite où se mêlent humour et interrogation sur les relations entre la France et le continent africain. »
Aurélie Pasquelin, La Nouvelle République

« Le regard lucide et moqueur du vigile n’épargne rien ni personne. Il voit tout de nos folies contemporaines. »
Lucie Delaporte, Mediapart, 20/09

« Jouant des formules et litotes, avec un zeste de dérision, l’auteur se révèle un conteur de talent. »
Claude Combet, Livres Hebdo, 20/09

« Sous couvert de drôlerie, l’auteur montre le pathétique de la fièvre acheteuse sous nos latitudes, en mêlant, à la folie des soldes, l’histoire des Ivoiriens à Paris. »
Anne Crignon, Nouvel Observateur

« Gauz sort un premier roman plein d’esprit, d’ironie, de colère, arrimé sur son propre vécu. »
Muriel Steinmetz, L’Humanité

« Avec un humour noir et bigrement loufoque, Gauz leur donne enfin la parole. Brutal, féroce et souvent maladroit, son petit livre vous fera l’effet d’une fouille au corps. »
Lire

« Observateur roublard, contestataire désenchanté, Gauz fait du shopping une mine ethnologique, un impayable sketch et un sport de combat. »
Marguerite Baux, Elle

« Gauz fustige les excès de notre société et signe un premier roman riant où la satire politique prend des faux airs de slam poétique. »
Léonard Billot, Stylist

« C’est drôle, parfois cruel, poétique, presque anthropologique. »
Annabelle Laurent, 20 minutes

« Un regard drôle et profond sur l’immigration »
Jennifer Lesieur, Metronews

« Un conte social poétique »
Anne Seften, Grazia

« L’odyssée immobile du gardien dont les yeux saisissent d’innombrables indices, cruels, caustiques et pathétiques »
Jacques Lindecker, L’Alsace

« Un premier roman à la construction survitaminée. »
Françoise Malbosc, Egolarevue

« Un œil décapant sur les mœurs étranges de notre sauvage société de consommation. »
Marie Chaudey et Frédéric Theobald, La Vie

« Vous ne regarderez plus jamais un vigile de la même façon. »
Fred Jimenez, L’Est Républicain

« L’écriture de Gauz est fuselée, taillée-serrée, slamée. On sourit, se réjouit, il y a toute la vie moderne dans ce texte là, les melting-pots passés au scanner du regard du Debout-Payé. »
Charlotte Desmousseaux, Le Bigre

« Par petites touches, Debout-payé donne à voir l’envers du Paris d’aujourd’hui et d’une société de consommation avec son règne des marques. Le résultat est aussi touchant que mordant. »
Alexandre Fillon, Le Journal du Dimanche

« Mi-roman, mi-essai de sociologie, Debout-Payé réunit saynètes amusantes, rappels historiques, notes en vrac sur les clients du Cam-aïeu de Bastille ou du Sephora des Champs-Elysées pour se moquer de la folie consumériste et de la politique de l’immigration des années 1960 à l’après-11 septembre. »
Elisabeth Lesne, Hommes & migrations, « La sélection du prix de la Porte Dorée »

« Gauz réussit à introduire le rire et le comique de dérision. Notre monde d’issues fermées qui va a vau-l’eau est vu au travers d’une lentille de mansuétude railleuse et d’affabilité caustique : une manière de flirter avec l’excellence. »
Alphonse Cugier, Liberté Hebdo

Œuvre

 
Romans

Debout-Payé

Le Nouvel Attila - 2014
Le livre que Franz Fanon n’a pas écrit sur la société de consommation. Debout-Payé est le roman d’Ossiri, étudiant ivoirien devenu vigile après avoir atterri sans papier en France (...)
 

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