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Kjell Ola Dahl a cessé d’enseigner pour se consacrer à l’écriture, qu’il délaisse parfois pour s’occuper de ses champs. L’homme dans la vitrine est son deuxième roman. C’est la première des enquêtes des inspecteurs Gunnarstranda et Frølich, nous attendons déjà la suite à l’automne 2008.

DAHL Kjell Ola

Norvège

L’homme dans la vitrine (Gallimard, 2007)

Kjell Ola DAHL
©Jo Michael

Kjell Ola Dahl est né en 1958 en Norvège. En 2000, il cesse d’enseigner pour se consacrer à l’écriture, qu’il délaisse parfois pour entretenir son tracteur et s’occuper de ses champs.
Après 96°, L’homme dans la vitrine est son deuxième roman à paraître dans la Série Noire. C’est la première des enquêtes des inspecteurs Gunnarstranda et Frølich que vous retrouverez dans le prochain livre de K.O. Dahl, Le quatrième homme, à paraître à l’automne 2008.

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Bibliographie :

  • L’homme dans la vitrine (Gallimard, 2007)
  • 96 ° (Gallimard, 2005)

Résumé de L’homme dans la vitrine :

Reidar Folke Jespersen est un vieil homme acariâtre atteint d’un cancer. Agé de 79 ans, il est marié à la belle Ingrid, de vingt-cinq ans sa cadette. Un vendredi matin, Reidar observe sa femme alors qu’elle se rend chez son amant, qui n’est autre que son ancien professeur de danse. Il va ensuite retrouver ses deux frères qui possèdent avec lui un tiers du commerce d’antiquités. Les deux frères veulent vendre la boutique pour couler des jours tranquilles, mais Reidar refuse et part en claquant la porte. Puis il appelle sa femme au domicile de son amant et lui ordonne de cesser immédiatement cette relation. L’après-midi, il se rend à la réserve du magasin. Habillé en smoking, il attend une belle jeune femme avec qui il boit du sherry tout en écoutant du Schubert. De retour chez lui, un homme l’attend au pied de son immeuble. Ils se disputent férocement et Reidar gifle celui qui l’attendait avant de rentrer chez lui pour un dîner familial particulièrement tendu. Durant la nuit, Ingrid se réveille, agitée. Elle croit sentir la présence de quelqu’un dans l’appartement mais surtout Reidar a disparu !
Le lendemain matin, les inspecteurs de police Gunnarstranda et Frølich arrivent au magasin d’antiquités. Le cadavre de Reidar est exposé, nu, dans la vitrine, vidé de son sang après avoir reçu un coup de baïonnette. Une ficelle rouge est nouée autour de son cou, le corps a une blessure au flanc, trois croix sont dessinées sur le front, au marqueur, ainsi qu’une lettre et trois chiffre : J 195. Dans la boutique, pas de trace d’effraction ni de vols. Pour les deux inspecteurs, une enquête difficile commence : les pistes sont tellement nombreuses (Reidar était si peu apprécié), qu’ils ne savent pas où donner de la tête. Surtout que le secret du crime se trouve enfoui dans le passé, un passé peu glorieux qui remonte aux heures de la Seconde Guerre mondiale et que Reidar s’est toujours attaché à cacher...

L’homme dans la vitrine est un roman d’enquête, nous suivons les recherches méthodiques des deux policiers pour atteindre la vérité.
K.O. Dahl utilise tous les ressorts classiques du genre : les interrogatoires et les contre-interrogatoires, la présence de personnages ambigus qui ont tous quelque chose à se reprocher. L’auteur ne cesse de nous manipuler en distillant des rebondissements crédibles, en nous fourvoyant dans des fausses pistes qui s’emboîtent les unes aux autres telles des poupées russes. Les personnages sont denses, leurs psychologies fouillées et l’auteur joue avec la palette sombre des sentiments humains (le désir, l’amour déçu, la vengeance, la dissimulation et les fantômes du passé). Le ton est réaliste, procédurier et inscrit L’homme dans la vitrine dans la catégorie des « whodunnit ». Bien sûr, nous retrouvons également cette patte nordique qui confère son originalité à ces polars venus du froid : nous suivons le quotidien des deux inspecteurs, notamment celui de Gunnarstranda qui tente d’oublier la médiocrité humaine en s’occupant de son poisson rouge une fois la nuit tombée tout en sirotant un whisky bien tourbé. L’enquête se déroule en plein hiver et la neige, le gel, le froid nous enveloppent dès les premières pages. Enfin, sans pour autant dévoiler entièrement la résolution de l’intrigue, la fin de l’enquête est également un moyen pour l’auteur de se pencher sur le passé de la Norvège et de s’interroger sur la responsabilité de ses concitoyens durant cette sombre époque et sur la fascination de certains pour l’idéologie nationale-socialiste. À l’arrivée, L’homme à la vitrine est un roman policier à la fois divertissant et dense qui satisfera tous les amateurs d’enquête policière réaliste.

Le noyé dans la glace

Gallimard - 2014

Cette nouvelle enquête du commissaire Gunnarstranda commence par ce qui ressemble à un accident : par un petit matin de décembre, un jeune fonctionnaire, Svein Adeler, est repêché près de l’un des quais du centre d’Oslo – noyé. L’homme était analyste auprès « fonds du pétrole », chargé de l’analyse « éthique » des investissements. Adeler devait rendre un rapport sur la pertinence à retirer ou non les investissements du fonds dans une certaine compagnie MacFarrell, qui participe à l’exploitation des phosphates du Sahara Occidental occupé par le Maroc. Le même matin, une sdf se jette sous un train de banlieue. Les images des caméras de surveillance montrent qu’elle était poursuivie. Y aurait-il un lien entre ces deux affaires ? Un deuxième sdf, témoin de la mort de Adeler, est tué quelques minutes avant que Gunnarstranda ne puisse le faire parler… D’autre part, un journaliste signale à l’inspectrice Lena Stigersand, qui dirige l’enquête, qu’une députée chargée du contrôle de la commission des finances du Parlement a dîné avec Adeler, la veille au soir. Lena va sortir avec ce beau journaliste et se retrouve entraînée dans des affaires épouvantables : elle va être suspendue un moment (on la soupçonne d’informer la presse), puis poursuivie et enlevée par un mercenaire norvégien, et sauver sa peau d’extrême justesse. Lena va bientôt découvrir qu’elle a été manipulée par Steffen, le beau journaliste, utilisé par l’époux de la députée qui avait dîné avec Adeler peu avant sa « noyade ». Ce monsieur a décidé de quitter la politique pour devenir lobbyiste et gagner beaucoup d’argent, tout en aidant la carrière politique de son épouse. Gunnarstranda et Lena seront gênés dans leur enquête par un autre policier, Rise, qui est une balance, par leur chef, l’imprévisible Rindal, toujours du côté du manche, bloqués par une ancienne de la police criminelle… Mais la découverte la plus dérangeante ne serait-elle pas qu’Adeler est mort pour rien, qu’au fond il ne gênait personne ? Le bain de glace nous plonge dans cette zone grise où s’entrecroisent les différentes formes du pouvoir : la politique, la presse, la police et, bien sûr l’argent. Pour paraphraser quelqu’un, il y a quelque chose de pourri au royaume de Norvège…


L’homme dans la vitrine

Gallimard - 2007