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Neil Bissoondath est né à Trinidad en 1955, d’une troisième génération d’immigrants indiens. Romancier et nouvelliste, Neil Bissoondath émigre au Canada en 1973 et vit au Québec depuis quelques années. Il a également publié un essai percutant sur le multiculturalisme canadien.

BISSOONDATH Neil

Trinidad

La clameur des ténèbres (Phébus, 2007)

Neil BISSOONDATH

Neil Bissoondath aura dû franchir quelques obstacles avant de se sentir autorisé à mener à son gré le seul combat identitaire qui compte : tâcher d’être soi-même, aussi librement que possible. La presse à son dernier passage à Paris na pas hésité à le saluer comme " l’un des plus grands écrivains d’Amérique du Nord " (Le Magazine littéraire). Trois romans (dont Retour à Casaquemada et L’Innocence de l’âge, tous deux aux Editions Phébus), un recueil de nouvelles, un essai auront suffi à justifier cette prise de rang. Le parcours pourtant n’aura pas été simple.Neil Bissoondath est né à Trinidad en 1955, d’une troisième génération d’immigrants indiens établie aux Caraïbes vers le début du siècle (il a pour oncle l’écrivain V.S. Naipaul), Neil Bissoondath émigre au Canada en 1973 où il a fait ses études, il vit aujourd’hui au Québec dans un environnement francophone. On lui a reproché son refus des appartenances, son dédain des revendications ethniques ; il répond qu’un citoyen d’aujourd’hui n’a d’autre patrie que celle qu’il s’est choisie. Affirmation dont ses lecteurs savent qu’elle est le fruit d’un long questionnement, repris par quasi tous les héros de ses romans.

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Bibliographie :

  • La clameur des ténèbres (Phébus, 2007)
  • Un baume pour le cœur (Boréal, 2002)
  • Tous ces mondes en elle (Phébus, 1999)
  • Arracher les montagnes (Boréal, 1997)
  • Le marché aux illusions : la méprise du multiculturalisme (Boréal, 1995 - Prix Spirale 1995)
  • À l’aube de lendemains précaires (Boréal, 1995)
  • Retour à Casaquemada (Phébus, 1992)
  • L’innocence de l’âge (Phébus, 1992)

Argumentaire de La clameur des ténèbres :

Cette histoire se déroule dans une île imaginaire, quelque part au large de l’Inde. Une île au climat tropical, couverte d’une forêt au creux de laquelle règne une nuit encore plus profonde que la nuit. Elle est le théâtre d’affrontements meurtriers entre une armée gouvernementale et des rebelles qui luttent pour l’indépendance de leur ethnie. Un jeune instituteur issu d’un milieu aisé décide de s’établir dans le Sud, région défavorisée et déchirée par la guerre civile. Il fonde tout son espoir dans l’enseignement qu’il apportera aux plus démunis. L’éducation n’est-elle pas la clé qui ouvre un avenir meilleur ? La connaissance de soi et des autres n’est-elle pas notre seul outil pour construire la paix ?

À mesure que passent les mois, il se lie avec les habitants du village. Toutefois, plus il scrute cette communauté, moins il réussit à la comprendre. Bientôt, il ne réussit à percer ni le sens des mots ni celui des regards qui sont échangés autour de lui. Une vérité néanmoins s’impose à lui. Une vérité qu’il n’aurait jamais soupçonnée et qui s’oppose radicalement à tout ce à quoi il croyait, mais qui l’emporte irrésistiblement.

Cartes postales de l’enfer

Phébus - 2009

Un écheveau de mensonges et de faux-semblants, voilà ce à quoi ressemble l’existence d’Alec. Décorateur d intérieur, il est convaincu de devoir son succès à son talent, certes, mais aussi au personnage qu il s’est créé : celui d’un homosexuel entretenant de nombreuses relations dans les milieux huppés dont est issue sa clientèle. Impassible, presque glaciale, la façade d’acier qu’il s’est efforcé de garder intacte au fil des ans va se corroder le jour où il rencontre Sumintra, une très jolie fille qui depuis toujours navigue entre limage de jeune fille modèle que lui impose l’éducation corsetée de ses parents et ses réels désirs, bien plus débridés. Sumintra et Alec ont beaucoup en commun, partagent le même goût du secret, la même vie parallèle à l’abri des regards. Mais qu’en sera-t-il à la tombée des masques ? Trouveront-ils un jour un accord entre ce qu’ils sont, ce qu’ils ne sont pas et ce qu’ils voudraient être ?


La clameur des ténèbres

Phébus - 2007

Celte histoire se déroule dans une île imaginaire - qui n’est pas sans évoquer le Sri Lanka -, quelque part au large de l’Inde. Une île au climat tropical, couverte d’une forêt au creux de laquelle règne une nuit encore plus profonde que la nuit. Elle est le théâtre d’affrontements meurtriers entre une armée gouvernementale et des rebelles qui luttent pour l’indépendance de leur ethnie. Un jeune instituteur issu d’un milieu aisé décide de s’établir dans le Sud, région défavorisée et déchirée par la guerre civile. Il fonde tout son espoir dans l’enseignement qu’il apportera aux plus démuni. L’éducation n’est-elle pas la clé qui ouvre un avenir meilleur ? La connaissance de soi et des autres n’est-elle pas notre seul outil pour construire la paix ? A mesure que passent les mois, il se lie avec les habitants du village. Toutefois, plus il scrute cette communauté, moins il réussit à la comprendre. Bientôt, il ne réussit à percer ni le sens des mots ni celui des regards qui sont échangés autour de lui. Une vérité néanmoins s’impose à lui. Une vérité qu’il n’aurait jamais soupçonnée et qui s’oppose radicalement à tout ce à quoi il croyait, mais qui l’emporte irrésistiblement. Dans ce roman à suspense mené d’une main de maître et sélectionné pour des prix prestigieux au Canada, Neil Bissoondath peint la folie destructrice qui semble s’être emparé du monde au cours de la dernière décennie, mieux que tout essai politique ne pourrait le faire.


Un baume pour le cœur

Gallimard - 2004

Sa maison vient de brûler, sa femme vient de disparaître, cependant Mackenzie aborde le crépuscule de sa vie avec sagesse et une douce mélancolie qui se diffuse peu à peu dans le récit de son passé. C’est Noël, il vit chez sa fille, son mari et leur fils, et observe le mode de vie pressé de cette famille moderne, tandis que l’écheveau de sa mémoire s’impose à lui. Souvenirs de la Seconde Guerre mondiale, histoires d’amour et de trahison, d’amitié et de brouilles, tissent une trame dont le sens se révèle à lui, créant de nouveaux liens avec les siens.


Tous ces mondes en elle

Phébus - 1999

Neil Bissoondath aura dû franchir quelques obstacles avant de se sentir autorisé à mener à son gré le seul combat identitaire qui compte : tâcher d’être soi-même, aussi librement que possible. La presse à son dernier passage à Paris na pas hésité à le saluer comme " l’un des plus grands écrivains d’Amérique du Nord " (Le Magazine littéraire). Trois romans (dont Retour à Casaquemada et L’Innocence de l’âge, tous deux aux Editions Phébus), un recueil de nouvelles, un essai auront suffi à justifier cette prise de rang. Le parcours pourtant n’aura pas été simple : issu d’une famille originaire de l’Inde établie aux Caraïbes vers le début du siècle (il a pour oncle l’écrivain V.S. Naipaul), Neil Bissoondath fait ses études au Canada anglophone, et vit aujourd’hui au Québec dans un environnement francophone. On lui a reproché son refus des appartenances, son dédain des revendications ethniques ; il répond qu’un citoyen d’aujourd’hui n’a d’autre patrie que celle qu’il s’est choisie. Affirmation dont ses lecteurs savent qu’elle est le fruit d’un long questionnement, repris par quasi tous les héros de ses romans - et ici, singulièrement, par une femme... Yasmin, la quarantaine venue, s’envoie vers la Caraïbe de son enfance, non dans l’idée de " pèleriner " sur les lieux du passé, mais pour y disperser les cendres de sa mère. Ce séjour imprévu dans l’île où elle est née ne fera d’abord qu’aviver son inquiétude... jusqu’au jour où la vieille servante de la famille en vient à lui parler de sa mère - et à lui livrer un secret qu’on s’était toujours ingénié à lui cacher. D’où sommes-nous au juste ? Du lieu où voudrait s’enraciner notre désir ? Mais ne passons-nous pas notre vie à nous tromper sur ce que nous croyons être notre désir ? ... Bissoondath avec ce récit, acclamé outre-Atlantique comme son plus grand livre, nous offre un roman tout de murmures et de confidences, tout bruissant de silence. Un grand silence déchiré par la douleur, la solitude... à travers quoi se donne à entendre la clameur des passions jamais éteintes : une vaste rumeur d’incendie.


Retour à Casaquemada

Phébus - 1992

Un écheveau de mensonges et de faux-semblants, voilà ce à quoi ressemble l’existence d’Alec. Décorateur d’intérieur, il est convaincu de devoir son succès à son talent, certes, mais aussi au personnage qu’il s’est crée : celui d’un homosexuel entretenant de nombreuses relations dans les milieux huppés dont est issue sa clientèle. Impassible, presque glaciale, la façade d’acier qu’il s’est efforcée de garder intacte au fil des ans va se corroder le jour où il rencontre Sumintra, une très jolie fille qui depuis toujours navigue, elle aussi, entre deux identités. Sumintra et Alec ont beaucoup en commun, partagent le même goût du secret, la même vie parallèle à l’abri des regards. Mais qu’en sera-t-il à la tombée des masques ? Trouveront-ils un jour un accord entre ce qu’ils sont, ce qu’ils ne sont pas et ce qu’ils voudraient être ?