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Le dico des auteurs


FAUQUEMBERG David

France

4 février 2016.
 

Biographie

 
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© Fayard

Plume montante de la jeune littérature française, David Fauquemberg est la révélation du festival Etonnants Voyageurs 2007 avec un très beau récit de voyage, Nullarbor, qui lui a valu le prix Nicolas Bouvier à Saint Malo. 


Professeur de philosophie, il abandonne les tableaux noirs pour se consacrer à l’écriture et aux voyages : Cuba, Australie, Argentine, Laponie, Andalousie, Californie, Europe de l’Est... Il séjourne deux ans en Australie. 
De retour en France, il sera, entre autres, chroniqueur de théâtre, auteur de guide de voyage chez Dakota et Gallimard. Aujourd’hui reporter pour les revues XXI, Long cours et Géo, il est aussi traducteur de l’Ecossais James Meek (Un acte d’amour et Nous commençons notre descente, chez Métailié), des Américains Willy Vlautin (Motel Life et Plein Nord, chez Albin Michel, coll. « Terres d’Amérique ») et T.J. English (Nocturne à la Havane, aux éditions de la Table Ronde), des Canadiens Robert Hunter (Les Combattants de l’Arc-en-Ciel, chez Gallmeister) et Annabel Lyon (Le Juste milieu, aux éditions de la Table Ronde). Depuis 2010, il est membre du jury du Prix Nicolas-Bouvier.

Son long séjour en Australie lui inspire Nullarbor, son premier livre, un road trip en autostop au cœur de l’Australie orientale. Entre fiction et récit de voyage, l’ouvrage est un éloge de la fuite et de l’évasion qui n’est pas sans évoquer Jack Kerouac et Hemingway. C’est aussi l’histoire d’un cauchemar dans les confins désolés d’une Australie hostile et cruelle, loin des clichés et des cartes postales. 
Ecrivain et traducteur, notamment de l’Ecossais James Meek, de l’Américain Willy Vlautin ou du Canadien Robert Hunter, il est également grand reporter pour la revue XXI et le magazine Géo.

David Fauquemberg revient en 2009 avec un second roman, Mal Tiempo, un témoignage percutant sur la dure réalité de Cuba qui nous conte les heurs et souffrances d’un jeune de la rue élevé pour se battre et qui se révèle être un prodige de la boxe. Un récit sur le dépassement de soi, le sacrifice et la rigueur, récompensé par le prix Millepages 2009 et le prix des Hebdos en région en 2010.

En 2013, il nous offre une plongée enfiévrée dans les mystères et la détresse des nuits gitanes de l’Andalousie avec Manuel el Negro. Un véritable "roman flamenco", superbement documenté, et dont la langue bat la mesure, heurte, sonne et emporte.

Cette année, l’auteur sera présent à Saint-Malo, et notamment pour la journée scolaire du vendredi 13 mai 2016 dédiée aux lycéens bretons, où il parlera de son « roman cubain », Mal tiempo.


En savoir plus

- Le site officiel de David Fauquemberg.


Bibliographie :

- Manuel el Negro (Fayard, 2013)
- Mal tiempo (Fayard, 2009)
- Nullarbor (Hoebeke, 2007 ; Folio, 2009)

Actualité

 
Romans

Manuel El Negro

Fayard - 2013

Tout part du chant. Dans les barrios gitans d’Andalousie, le flamenco se transmet comme une seconde nature. Quand on ne chante pas, on se raconte entre gens entendus les grands créateurs d’autrefois, leurs styles, leurs mille et une histoires. Vivent ceux qui savent. Lorsque surgit la grâce, on la reconnaît aussitôt. Un soir aura suffi à Manuel El Negro pour entrer dans la légende. L’écho de sa voix retournait l’âme. Moi, je l’accompagnais.J’étais son guitariste, dans l’ombre toujours. Notre amitié, tissée autour du chant, c’était un rêve partagé. Mais les Gitans le savent : l’art ne se commande pas. Y consacrer sa vie, c’est prendre tous les risques. Mémoire d’un peuple, le flamenco est plus qu’une musique : un art de vivre, une vision enchantée du monde, nourrie des milliers de vers anonymes hérités de la tradition. Confrontant ses personnages romanesques à des figures bien réelles de ce mundillo dans lequel il s’est longuement immergé, David Fauquemberg réinvente cette ’langue flamenca’, sa poésie, ses révoltes, l’intense émotion qui l’anime.


Revue de presse :

- "Manuel El Negro : avec lyrisme, David Fauquemberg ressuscite la magie et la détresse des nuits andalouses. De livre en livre, David Fauquemberg poursuit sa route aux côtés des damnés de cette terre, de ces hommes rêches mais sensibles, fracassés par une vie trop dure pour eux. Après les coups et les bosses des boxeurs cubains dans Mal tiempo, le voici plongé cette fois dans un univers de braises et de mots : celui des chanteurs de flamenco, ces vagamundos éternels grandis au sein de l’âme gitane...
Dans une langue typiquement flamenca, qui épouse le mouvement heurté et les sonorités lancinantes des nuits ibériques, l’auteur de Nullarbor signe une épopée fiévreuse, faite de gloire, de déchéance et de rédemption. Un conte aux accents poétiques, qui sonne comme un hommage appuyé à ces hommes et ces femmes...
Sa propre maîtrise du compás est la promesse d’un festin littéraire, à savourer au son des mélopées de Terremoto de Jerez ou de Paco de Lucía." Julien Bisson, Lire (20 septembre 2013)

- "Malgré un important travail documentaire, ce texte fiévreux, habité, n’a rien d’un essai ethnologique ou musical. Il se glisse entre le rêve et la réalité. Un territoire d’émotions communes, tangibles, réelles, à l’image de la musique des Gitans d’Andalousie (dont la représentation romanesque avant Manuel El Negro se cantonnait à des scènes de genre ou de détail). David Fauquemberg voulait " jouer le flamenco " avec ce livre ; il en livre une interprétation qui pleure et qui rit, enivrante et saisissante." Nils C. Ahl, Le Monde (3 octobre 2013)

- "Pourquoi le lire ? Parce que le flamenco n’est pas une danse, un chant, un art, une tradition, une culture, une discipline, une langue. Non. Le flamenco est un rêve, c’est un roman. Il n’y avait rien à inventer, il y avait juste à raconter. Il était temps que quelqu’un s’en charge, par-delà les Pyrénées. C’est chose faite, et si bien faite. Parce que tout le feu du flamenco tient dans ce roman : el toque (la guitare de Melchior), el cante (la voix de Manuel), el baile (la danse de Rocio, avec ses coups de talons furieux, son corps tendu, ses mains comme deux oiseaux). Et parce que la langue de Fauquemberg est comme la musique qu’il raconte, elle frappe, secoue, bouleverse. Elle donne du sens et de la vie." Marine de Tilly, Le Point (17 octobre 2013).

Œuvre

 
Romans

Manuel El Negro

Fayard - 2013
Tout part du chant. Dans les barrios gitans d’Andalousie, le flamenco se transmet comme une seconde nature. Quand on ne chante pas, on se raconte entre gens entendus les grands (...)
 

Mal Tiempo

Fayard - 2009
Cuba, le meilleur de la boxe. Des champions méconnus, éternels amateurs enfermés dans leur île. Je devais accompagner de jeunes espoirs français partis s’endurcir à Pinar del Río. (...)
 

Nullabor

Hoëbeke - 2007
À l’orée des années 2000, un jeune homme traverse, seul, le grand ouest australien. Une échappée, plus qu’un voyage, par-delà les confins désolés de la Nullarbor Plain. Commence alors (...)
 

Les débats audios

 
Saint-Malo 2014

Le passage des langues

Avec Jean-Pierre Minaudier, Dominique Fortier, David Fauquemberg et Johan-Frédérik Hel-Guedj.

 
Saint-Malo 2014

L’Imaginaire des lieux

Avec François Place et David Fauquemberg.

 
Saint-Malo 2014

Sur un air de musique

Avec Velibor Colic, David Fauquemberg et Jean-Paul Delfino.

 
Saint-Malo 2012

Choisir l’ailleurs

Avec David Fauquemberg, Patrice Lessard et Maarten Troost

 
Saint-Malo 2012

Choc des cultures

Avec Patricia Grace, David Fauquemberg et François Garde

 
Saint-Malo 2010

Cuba l’envers du décor

Avec David FAUQUEMBERG et Amir VALLE. Un débat animé par Géraldine Delauney.