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FAUQUEMBERG David

France

Bluff (Stock, 2018)

© Philippe Matsas

Ce passionné d’aventures et de littérature, également traducteur, avait marqué la critique et le public avec Nullarbor, récit haletant au cœur de l’Australie aborigène, aussitôt salué par le Prix Bouvier en 2007. Après le très rythmé Mal Tiempo, plongé haletante dans le milieu de la boxe cubain (2009), il signe en 2013 un véritable “roman flamenco” enfiévré, superbement documenté, dont la langue bat la mesure, heurte, sonne et emporte. Tous les mystères et la détresse des nuits gitanes de l’Andalousie aux côtés du chanteur Manuel el Negro. Il revient avec un splendide roman de mer, à la fois épique et poétique : Bluff, du nom d’un port néo-zélandais du bout du monde, nous transporte aux côtés de trois protagonistes pétris d’humanité, dans un monde naturel sauvage, là où les « embruns glacés vous tatouent la peau » et pénétré de sagesse ancestrale de la culture polynésienne.

Ce passionné d’aventures et de littérature, également traducteur, avait marqué la critique et le public avec Nullarbor, récit haletant au cœur de l’Australie aborigène, aussitôt salué par le Prix Bouvier en 2007. Après le très rythmé Mal Tiempo, plongé haletante dans le milieu de la boxe cubain (2009), il signe en 2013 un véritable “roman flamenco” enfiévré, superbement documenté, dont la langue bat la mesure, heurte, sonne et emporte. Tous les mystères et la détresse des nuits gitanes de l’Andalousie aux côtés du chanteur Manuel el Negro.

Professeur de philosophie, il abandonne les tableaux noirs pour se consacrer à l’écriture et aux voyages : Cuba, Australie, Argentine, Laponie, Andalousie, Californie, Europe de l’Est, Océanie... Il séjourne deux ans en Australie. 
De retour en France, il sera, entre autres, chroniqueur de théâtre, auteur de guide de voyage chez Gallimard et Dakota. Il signe des grands reportages pour les revues XXI, Long cours, Géo, Desports, Holiday... Il est aussi traducteur, de l’anglais et de l’espagnol, notamment du prix Nobel sud-africain Nadine Gordimer (Vivre à présent, chez Grasset), de R.L. Stevenson (Le Club des suicidaires, chez Arthaud), de l’Écossais James Meek (Un acte d’amour, Nous commençons notre descente et Le coeur par effraction chez Métailié), du Chilien Luis Sepúlveda (La fin de l’histoire chez Métailié), des Américains Willy Vlautin (Motel Life et Plein Nord, chez Albin Michel, coll. « Terres d’Amérique ») et T.J. English (Nocturne à la Havane et La cité sauvage aux éditions de la Table Ronde), des Canadiens Robert Hunter (Les Combattants de l’Arc-en-Ciel, chez Gallmeister) et Annabel Lyon (Le Juste milieu et Aristote, mon père aux éditions de la Table Ronde. De 2010 à 2018, David Fauquemberg est membre du jury du Prix Nicolas-Bouvier.

Son long séjour en Australie lui inspire Nullarbor, son premier livre, un road trip en autostop au cœur de l’Australie orientale. Entre fiction et récit de voyage, l’ouvrage est un éloge de la fuite et de l’évasion qui n’est pas sans évoquer Jack Kerouac et Hemingway. C’est aussi l’histoire d’un cauchemar dans les confins désolés d’une Australie hostile et cruelle, loin des clichés et des cartes postales. 
Ecrivain et traducteur, notamment de l’Ecossais James Meek, de l’Américain Willy Vlautin ou du Canadien Robert Hunter, il est également grand reporter pour la revue XXI et le magazine Géo.

David Fauquemberg revient en 2009 avec un second roman, Mal Tiempo, un témoignage percutant sur la dure réalité de Cuba qui nous conte les heurs et souffrances d’un jeune de la rue élevé pour se battre et qui se révèle être un prodige de la boxe. Un récit sur le dépassement de soi, le sacrifice et la rigueur, récompensé par le prix Millepages 2009 et le prix des Hebdos en région en 2010.

En 2013, il nous offre une plongée enfiévrée dans les mystères et la détresse des nuits gitanes de l’Andalousie avec Manuel el Negro. Un véritable "roman flamenco", superbement documenté, et dont la langue bat la mesure, heurte, sonne et emporte.

Il signe début 2018 un splendide roman de mer, à la fois épique et poétique : Bluff, du nom d’un port néo-zélandais du bout du monde, nous transporte aux côtés de trois protagonistes pétris d’humanité, dans un monde naturel sauvage, là où les « embruns glacés vous tatouent la peau », et pénétré de la sagesse ancestrale de la culture polynésienne.


En savoir plus


Bibliographie :

  • Bluff (Stock, 2018)
  • Manuel el Negro (Fayard, 2013)
  • Mal tiempo (Fayard, 2009)
  • Nullarbor (Hoebeke, 2007 ; Folio, 2009)
Bluff

Bluff

Stock - 2018

Bluff, à l’extrême-sud de la Nouvelle-Zélande.
La tempête ravage ce bout du monde en plein hiver austral.
Un étranger pousse la porte du bar L’Anchorage, où pêcheurs et dockers attendent l’accalmie. Le Français a traversé tout le pays à pied, la route s’arrête à Bluff, il n’ira pas plus loin. Le voilà embarqué pour la saison de pêche à la langouste dans les fjords sauvages du Fiordland, à la merci des éléments. Une amitié se tisse avec son capitaine, le vieux Rongo Walker, pilier respecté de la communauté maorie, tiraillé entre ses traditions et une modernité où l’argent égare les hommes, parfois jusqu’à l’irréparable. Sous le regard de son équipier, le colosse Tamatoa, tahitien en exil qui rêve de regagner son île, le Français se retrouve projeté dans un monde où les chemins d’étoiles, le vol des oiseaux migrateurs et d’invisibles houles guident les navigateurs à travers le Grand Océan.
Résonne encore et toujours le chant des ancêtres : Marii, qui pêcha un jour le plus gros poisson de l’océan ; Hone, le poète maori au seuil de son dernier voyage ; Mau et Tevake, maîtres d’un art voué à disparaître – la navigation aux étoiles océanienne.


Manuel El Negro

Manuel El Negro

Fayard - 2013

Tout part du chant. Dans les barrios gitans d’Andalousie, le flamenco se transmet comme une seconde nature. Quand on ne chante pas, on se raconte entre gens entendus les grands créateurs d’autrefois, leurs styles, leurs mille et une histoires. Vivent ceux qui savent. Lorsque surgit la grâce, on la reconnaît aussitôt. Un soir aura suffi à Manuel El Negro pour entrer dans la légende. L’écho de sa voix retournait l’âme. Moi, je l’accompagnais.J’étais son guitariste, dans l’ombre toujours. Notre amitié, tissée autour du chant, c’était un rêve partagé. Mais les Gitans le savent : l’art ne se commande pas. Y consacrer sa vie, c’est prendre tous les risques. Mémoire d’un peuple, le flamenco est plus qu’une musique : un art de vivre, une vision enchantée du monde, nourrie des milliers de vers anonymes hérités de la tradition. Confrontant ses personnages romanesques à des figures bien réelles de ce mundillo dans lequel il s’est longuement immergé, David Fauquemberg réinvente cette ’langue flamenca’, sa poésie, ses révoltes, l’intense émotion qui l’anime.


Revue de presse :

  • "Manuel El Negro : avec lyrisme, David Fauquemberg ressuscite la magie et la détresse des nuits andalouses. De livre en livre, David Fauquemberg poursuit sa route aux côtés des damnés de cette terre, de ces hommes rêches mais sensibles, fracassés par une vie trop dure pour eux. Après les coups et les bosses des boxeurs cubains dans Mal tiempo, le voici plongé cette fois dans un univers de braises et de mots : celui des chanteurs de flamenco, ces vagamundos éternels grandis au sein de l’âme gitane...
    Dans une langue typiquement flamenca, qui épouse le mouvement heurté et les sonorités lancinantes des nuits ibériques, l’auteur de Nullarbor signe une épopée fiévreuse, faite de gloire, de déchéance et de rédemption. Un conte aux accents poétiques, qui sonne comme un hommage appuyé à ces hommes et ces femmes...
    Sa propre maîtrise du compás est la promesse d’un festin littéraire, à savourer au son des mélopées de Terremoto de Jerez ou de Paco de Lucía." Julien Bisson, Lire (20 septembre 2013)
  • "Malgré un important travail documentaire, ce texte fiévreux, habité, n’a rien d’un essai ethnologique ou musical. Il se glisse entre le rêve et la réalité. Un territoire d’émotions communes, tangibles, réelles, à l’image de la musique des Gitans d’Andalousie (dont la représentation romanesque avant Manuel El Negro se cantonnait à des scènes de genre ou de détail). David Fauquemberg voulait " jouer le flamenco " avec ce livre ; il en livre une interprétation qui pleure et qui rit, enivrante et saisissante." Nils C. Ahl, Le Monde (3 octobre 2013)
  • "Pourquoi le lire ? Parce que le flamenco n’est pas une danse, un chant, un art, une tradition, une culture, une discipline, une langue. Non. Le flamenco est un rêve, c’est un roman. Il n’y avait rien à inventer, il y avait juste à raconter. Il était temps que quelqu’un s’en charge, par-delà les Pyrénées. C’est chose faite, et si bien faite. Parce que tout le feu du flamenco tient dans ce roman : el toque (la guitare de Melchior), el cante (la voix de Manuel), el baile (la danse de Rocio, avec ses coups de talons furieux, son corps tendu, ses mains comme deux oiseaux). Et parce que la langue de Fauquemberg est comme la musique qu’il raconte, elle frappe, secoue, bouleverse. Elle donne du sens et de la vie." Marine de Tilly, Le Point (17 octobre 2013).

Mal Tiempo

Fayard - 2009

Cuba, le meilleur de la boxe. Des champions méconnus, éternels amateurs enfermés dans leur île.
Je devais accompagner de jeunes espoirs français partis s’endurcir à Pinar del Río. Chaleur caraïbe, sessions d’entraînement intenses, riz-haricots noirs au menu, dortoir collectif... Le stage s’annonçait rude. Très rude. A trente ans, la fin de carrière approchait. Je le pressentais déjà.
Claquement des gants sur les sacs, cuir contre cuir. Dans la fournaise du gymnase, j’ai remarqué Yoangel. Catégorie poids lourds. Un prodige. Le tempo, la présence, tout ce qui m’avait manqué. Lui, le paysan d’un pueblo perdu, cet esprit ombrageux traversé par l’antique magie de ses ancêtres Yorubas, réussirait-il l’impossible ? Vaincre, vraiment ?
Yoangel Corto ne combattait pas l’adversaire. Il combattait la boxe.
Nourri de Conrad, Hemingway, Cormac McCarthy, David Fauquemberg, lauréat du prix Nicolas-Bouvier, installe ses personnages dans les feux du ring. Leurs corps, leurs mots, leurs actes tentent de défier un monde insensé. Mal tiempo.


Nullabor

Hoëbeke - 2007

À l’orée des années 2000, un jeune homme traverse, seul, le grand ouest australien. Une échappée, plus qu’un voyage, par-delà les confins désolés de la Nullarbor Plain. Commence alors un véritable road-movie. Traversée de la Nullarbor en stop. Arrêts dans des motels miteux ou des bars de bords de route remplis de personnages inquiétants.
Suit une campagne de pêche sanguinaire dans l’océan Indien. La perle des mers appartient à un capitaine d’une violence extrême envers ses matelots comme dans sa façon d’arracher les ailerons de requins avant de rejeter à la mer les poissons agonisants.
C’est en naufragé, fracassé (au propre comme au figuré), que le narrateur vient s’échouer à Broome, puis sur les terres aborigènes de Wreck Point. Une main se tend alors, la dernière. Celle d’Augustus, ancien de la tribu Bardi, qui lui ouvre les portes d’un ailleurs fantastique. Mais il est bien trop tard. Et la nature hostile resserre son étreinte.
Récit singulier, sombre et sans fard, d’un "monde sans prudence, où tout n’est que violence et ruine".

Le passage des langues

Saint-Malo 2014

Avec Jean-Pierre Minaudier, Dominique Fortier, David Fauquemberg et Johan-Frédérik Hel-Guedj.
Animé par Willy Persello.


L’Imaginaire des lieux

Saint-Malo 2014

Avec François Place et David Fauquemberg.
Animé par Marie-Madeleine Rigopoulos.


Sur un air de musique

Saint-Malo 2014

Avec Velibor Colic, David Fauquemberg et Jean-Paul Delfino.
Animé par Yann Nicol.


Choisir l’ailleurs

Avec David Fauquemberg, Patrice Lessard et Maarten Troost - Saint-Malo 2012

Choisir l’ailleurs, une rencontre entre David Fauquemberg, Patrice Lessard et Maarten Troost animée par Marie-Madeleine Rigopoulos.


Choc des cultures

Choc des cultures

Avec Patricia Grace, David Fauquemberg et François Garde - Saint-Malo 2012

Une rencontre entre Patricia Grace, David Fauquemberg, et François Garde, animée par Julien Bisson du magazine Lire.


Cuba l'envers du décor

Cuba l’envers du décor

Saint-Malo 2010

Cuba l’envers du décor
Avec David FAUQUEMBERG et Amir VALLE. Un débat animé par Géraldine Delauney.

Programme


Samedi

15h30
De la navigation
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

16h50
Signatures

18h00
Rencontre autour des prix Gens de Mer
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 2

20h00
Remise du prix à bord de la Grande Hermine
 

Dimanche

15h15
Maux de mer
Café Littéraire

16h20
Signatures
 

Lundi

10h30
Aux vents d’aventure
Ecole Nationale Supérieure Maritime – Salle 1

14h00
Signatures