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WHITE Kenneth

Écosse

Les vents de Vancouver (Le Mot et le Reste, 2014)

© Marie-Claude White

Poète, écrivain, essayiste, Kenneth White a passé son enfance et son adolescence sur la côte ouest de l’Écosse, face à l’archipel des Hébrides et à l’Atlantique. Il a fait ses études de langues, littérature et philosophie, d’abord aux universités de Glasgow et de Munich, puis à Paris, où il a soutenu sa thèse de doctorat d’État sur “Le nomadisme intellectuel”.

Après avoir publié ses premiers livres à Londres, il rompt avec la scène britannique en 1967, et s’installe en France, d’abord dans les Pyrénées-Atlantiques, ensuite, depuis 1983, sur la côte nord de la Bretagne. Son œuvre immense et multiple écrite à la fois en anglais (poèmes, récits) et en français (essais), lui vaut d’être considéré dans le monde comme un des plus grands auteurs contemporains.

Il s’est vu décerner certains des prix les plus prestigieux : prix Médicis étranger, grand prix du Rayonnement français de l’Académie française, prix Roger Caillois. Kenneth White a occupé la Chaire de poétique du XXe siècle à Paris-Sorbonne de 1983 à 1996. En 1989 il a fondé l’Institut international de géopoétique et dirige les Cahiers de Géopoétique, théorie-pratique transdisciplinaire ayant pour but de rétablir et d’enrichir le rapport Homme-Terre depuis longtemps rompu.

Ce grand voyageur part souvent au loin ; des pèlerinages qui l’animent. Obsédé par la culture orientale, et surtout extrême-orientale, il s’est notamment intéressé au haïku. Son voyage du Québec au Labrador l’a également beaucoup inspiré et a ainsi donné La Route bleue, distingué par le Prix Médicis étranger lors de sa parution en 1983 et réédité en 2013 par les éditions Le Mot et le reste. Avec Les vents de Vancouver, Kenneth White continue son odysée au Canada, dans l’ouest sauvage cette fois-ci.


Liens

Les amis et lecteurs de Kenneth White


Bibliographie

  • Les vents de Vancouver (Le Mot et le Reste, 2014)
  • La route bleue (Le mot et le Reste, 2013 - réédition)
  • Territoires chamaniques (Héros-Limite 2008)
  • Marche et paysage : Les chemins de la géopoétique (Métropolis, 2007 - collectif)
  • Voir grand : Panorama des grands sites (Actes Sud, 2007 - avec Jacques Maigne)
  • Un monde ouvert : Anthologie personnelle (Gallimard, 2007 - collectif)
  • Le rôdeur des confins (Albin Michel, avril 2006)
  • Charles de Montaigu : Silence et solitude de l’instable (La Baconnière, 2006 - collectif)
  • La maison des marées (Albin Michel, 2005)
  • Le chemin des crêtes : avec Robert Louis Stevenson à travers les Cévennes (E&C Editions, 2005 - illustrations de Paul Moscovino)
  • Frontières d’Asie (Imprimerie Nationale, 2005 - collectif)
  • Le passage extérieur (Mercure de France, 2005)
  • L’art de méditer et d’agir (Editions du Relié, 2005 - avec Jacques Lacarrière et Marie-Madeleine Davy)
  • Victor Segalen et la Bretagne (Éditions Blanc Silex, 2005)
  • L’ermitage des Brumes : Occident, Orient et au-delà (Éditions Dervy, 2005)
  • Le Rocher du Diamant : Lettres de la Martinique (Éditions Actes Sud, 2002 - illustrations de Carole Pourcher)
  • Limites et marges (Mercure de France, 2000)
  • Les rives du silence (1997)
  • Le plateau de l’albatros (1994)
  • L’esprit nomade (1987)
  • Atlantica (1986)
  • Une apocalypse tranquille (1985)
  • La route bleue (1983)
  • Terre de diamant (1983)
  • La figure du dehors (1982)
  • Dérives (1978)
Les vents de Vancouver

Les vents de Vancouver

Le Mot et le Reste - 2014

Dans les territoires du Pacifique Nord, un itinéraire jalonné de visions d’une nature première, de traces de très anciennes cultures et de personnages jusqu’auboutistes.
Prenant pour point de départ le grand port du Pacifique Nord, Kenneth White trace un itinéraire qui longe le littoral de la Colombie-Britannique avant d’atteindre la péninsule de l’Alaska, en passant par Ketchikan, havre bordélique de saumoniers, Juneau, la capitale des affaires, et Skagway, longtemps le fief de l’escroc Soapy Smith. En route, dans le style vif et allègre qu’on lui connaît, il esquisse des portraits de coureurs de bois français, d’explorateurs russes, de chercheurs d’or américains, d’environnementalistes tels que l’Écossais John Muir, tous suivant des pistes d’ombres et de lumières sur fond de vie sauvage, celles des ours et des aigles, des loups et des phoques, et de vie autochtone, celle des Kwakiutls et des Tlingits. Le résultat est un « texte pluridimensionnel qui fait voisiner le contexte primordial et la condition moderne. Les livres de voyage de Kenneth White sont des navigations mentales, des initiations à des états-limites de l’existence et de la conscience. Cet ouvrage inédit en est un exemple éminent et frappant.

La route bleue

Le Mot et le Reste - 2013

Il est des images et des rêves d’enfant qui nous imprègnent si bien qu’ils déterminent nos pas d’adulte. Enfant, l’auteur jouait à travers les landes écossaises et rêvait aux baleines, au grand Nord, aux grands espaces de l’Amérique. Des années plus tard, il part sur la route à la recherche du Labrador, territoire canadien fantasmé depuis longtemps. Voici le récit de cette aventure.
Nous le suivons dans son périple depuis Montréal. En chemin, il rencontre des Amérindiens, des mineurs, des chasseurs, des descendants d’Écossais, de jeunes Pocahontas, de vieux chamans. Il visite les mines et les réserves, écume les bars. Scrute les paysages et écoute le monde.
Plein d’humour et de poésie, ce récit de voyage est aussi un texte d’initiation. Le routard qui nous parle est un intellectuel nomade et inversement  : aux petits tracas quotidiens du voyageur, aux dialogues truculents avec Eskimo Joe et autres personnages hauts en couleurs, alternent rêverie philosophique et références à une constellation d’écrivains et de penseurs libres, en première ligne desquels Henry David Thoreau.


La carte du Guido

Albin Michel - 2011

Comme tous les vrais voyageurs, Kenneth White sait que les pays, les villes et les paysages existent déjà dans les bibliothèques et les mappemondes. Découverte à Bruxelles, la très ancienne « carte de Guido », qui rassemble dans un savant désordre l’histoire, la géographie, la philosophie et la poésie d’une Europe médiévale rêvée, devient le pilote secret de ses propres explorations.À son tour, de Venise et Trieste à Bilbao, de l’Irlande aux Balkans, l’auteur de La Maison des marées dresse une cartographie lyrique et critique de notre vieux continent, brosse des tableaux de société colorés, vivants et malicieux. S’il parle de « pèlerinage », il ne faut y voir rien de religieux, mais une expérience profonde des lieux, ponctuée de rencontres savoureuses avec leurs habitants, et, en passant, l’évocation de quelques figures marquantes de la culture européenne.La curiosité de Kenneth White est inépuisable, comme sa spontanéité de promeneur érudit et son intelligence toujours sur le qui-vive. Partout dans ce livre, avec ses éclairs et son humour parfois noir, on entend le rire du gai savoir.


Les archives du littoral

Mercure de France - 2011

Le littoral : la limite entre continent et océan, lieu de phénomènes complexes – retraits et avancées, transgressions et régressions, une ligne variable, rythmes divers. C’est sur ce terrain que Kenneth White a basé sa poétique. Et c’est là, dans son poste de vigie, qu’il accumule ses « archives », documents qui suivent les lignes du monde, de l’Écosse à l’Alaska, de la Bretagne au Japon, écrits soit à la première personne, soit en adoptant le masque de tel ou tel personnage historique : navigateur, découvreur, errant anonyme… Avec toujours un langage approprié, allant de la musique pure et lointaine d’une pièce nô au ton familier et ludique d’une ballade ou d’un blues. Si elle est marquée par beaucoup de variations, l’œuvre de White, une des plus cohérentes et des plus développées qui soient, poursuit une logique de fond, qui, avec chaque livre, s’amplifie et s’affine.


Les affinités extrêmes

Albin Michel - 2009

Si Kenneth White sait traverser des territoires et habiter pleinement la terre, c’est aussi un aventurier de l’esprit qui évolue dans les espaces mentaux les plus exigeants, les plus rares – et les plus vivifiants. Il évoque dans cet essai littéraire aussi passionné que poétique son rapport personnel à quelques écrivains de langue française dont Breton, Michaux, Céline, Cioran, Segalen…, qu’il estime être parmi les plus libres et les plus stimulants de cette fin de modernité : prosateurs hors des limites du roman, poètes qui dépassent la philosophie. L’ensemble prend des allures de ce que White, styliste de talent et démocrate radical de toujours, appelle un « manifeste anti-médiocratie ». Loin de tout dogmatisme, étranger aux modes intellectuelles de ce siècle débutant, ces Affinités extrêmes sont avant tout un guide d’indépendance d’esprit.


Territoires chamaniques

Héros-Limite - 2008

Quitter les lieux communs, prendre ses distances avec tel ou tel discours à la mode et retrouver enfin « une parole dense, une culture fondée, un monde intimement et intensément vécu ». Voici, pour le poète, l’essentiel. Territoires chamaniques est le fruit d’un long travail de récolte de chants et de poèmes oraux. Kenneth White nous introduit avec jubilation à une poésie première, qui n’a cessé de nourrir, à travers le monde, un sentiment de proximité avec les choses et les êtres. Une poésie qui dessine une géographie originale et originelle dont les contours délimitent les fondements mêmes de notre culture.


Marche et paysage : Les chemins de la géopoétique

Métropolis - 2007

A l’heure de la vitesse généralisée, la marche regagne une à une ses vertus : elle tonifie le corps, libère l’esprit et tend à préserver la planète. La géopoétique conseille de vivre autour du lieu, en cercles concentriques et en prenant le temps. La marche est son vecteur favori. Elle dévoile petit à petit le monde proche et intensifie notre lien avec la terre et le ciel. Elle est une activité du corps, mais aussi un approfondissement de la pensée. L’Inde ancienne la hisse au rang de méditation ambulatoire. Poètes, philosophes et géographes s’en sont ici inspirés, dans des récits d’expérience et des essais qui vont sur la trace de promeneurs sensibles au paysage : Bashô et Kenneth White ; Custine, Chateaubriand et Senancour ; Jean-Jacques Rousseau et Robert Walser ; Wordsworth et Thoreau ; Arthur Rimbaud et Adré Dhôtel. " Petit à petit, pas à pas, après la perception détaillée, on entre dans une sensation plus abstraite du paysage, dans un état de contemplation cosmique. L’identité personnelle se perd, disparaît. La marche est un processus d’ouverture " (Kenneth White)


Voir grand : Panorama des grands sites

Actes Sud - 2007

La première partie de l’ouvrage invite à une promenade au cœur des grands sites, met en scène ce qui les rend unique et présente les enjeux de leur préservation. Dans une deuxième partie, Kenneth White, poète et essayiste, fondateur de l’institut de géopoétique, projette un éclairage personnel sur la signification que prend aujourd’hui le concept de “grand site” et de protection de la nature. Ce livre a pour ambition d’appuyer la politique en faveur des Grands Sites, mise en place par le ministère français de l’Environnement, qui mérite aujourd’hui d’être poursuivie et développée. Ce livre a été voulu par le réseau des Grands Sites de France, pour être mis en place dans chaque site et mieux faire connaître l’importance de son action. Il intéressera aussi les habitants des environs des sites, qui trouveront dans ce petit livre court et illustré d’une trentaine de photos en couleurs, un aperçu général sur leur site. Il peut trouver sa place dans les rayons nature, découverte de paysages de toutes les librairies. La signature de Kenneth White attirera les lecteurs désireux de connaître son point de vue et l’éclairage qu’il peut apporter sur la problématique de la protection de la nature.


Un monde ouvert : Anthologie personnelle

Gallimard - 2007

Difficile d’imaginer une ouverture au monde plus grande que celle qui se trouve dans ce parcours d’écriture tracé à travers tous les livres de poèmes de Kenneth White. En fait, chez cet poète au long cours, l’imagination s’efface devant l’investigation et l’expérience. Sa poétique explore un espace en dehors des lieux communs et des codes tout en s’affranchissant des illusions que l’humanité s’est inventées pour s’assurer un au-delà : la mythologie, la religion, la métaphysique, voire le sens de l’histoire. Il s’agit avant tout, dans cette œuvre sans concession, mais non sans humour, de maintenir, face au théâtre du monde, une distance et un silence où l’être peut encore accéder à une vraie présence, à une plénitude. Intellectuel nomade qui suit des circuits inédits, fondateur du mouvement géopoétique, Kenneth White s’affirme, par les perspectives multiples qu’il a mises au jour, comme l’un des créateurs les plus éclairants et les plus décisifs de l’époque. Solitaire, en son « atelier atlantique » de la côte nord de la Bretagne, il est pourtant au cœur de tous les grands questionnements et sa poésie, qui prend souvent la forme d’un livre d’heures, se révèle un puissant viatique.


Le visage du vent d’ouest

Albin Michel - 2007

Prenant pour point de départ le monde flottant de Hong Kong, ce livre avance dans la mer de Chine du Sud pour aborder Macao et Taiwan, avant de pénétrer en Thaïlande. C’est donc un livre de voyage. Mais si, en naviguant de territoire en territoire, de lieu en lieu, Kenneth White garde tous ses sens en éveil, le voyage, tel qu’il est compris et pratiqué ici, ne se limite pas à la géographie ni à un compte rendu impressionniste. Il se nourrit de culture ancienne et contemporaine, et aborde aux rivages de la contemplation. Ces errances orientales sont superbement écrites, dans la prose d’un poète alliant clarté et intensité, où la drôlerie côtoie la méditation, et où la pensée vagabonde dans une ouverture totale au monde. « Ces errances orientales sont dépeintes dans un style où se mêlent clarté et intensité, mais aussi drôlerie et méditation. »


Le rôdeur des confins

Albin Michel - 2006

« Depuis des années, je recherche une manière de penser et d’écrire qui rôde autour du monde à la façon dont un chat rôde autour de son territoire », écrit Kenneth White dans La Maison des marées. Avec Le Rôdeur des confins, on traverse des territoires du nord et du sud, de l’est et de l’ouest avec, toujours à l’horizon, ces confins de l’esprit que White affectionne. Ils sont là, palpables, dans les solitudes boréales de Scandinavie, dans les plaines d’Europe centrale, dans la forêt brumeuse de l’Amérique du Nord, dans la roche désertique de l’Atlas, dans la lumière blanche de l’Andalousie, dans les embruns océaniques du Portugal, ou encore à travers les rencontres de l’auteur avec Kierkegaard à Copenhague, avec ce vieux fou de Swedenborg à Stockholm, avec Rousseau en Corse, avec Herman Melville à Tahiti. Voyager en compagnie de Kenneth White procure un bonheur extrême : rien de pesant, aucune pose dans son style d’un naturel incroyable. Le Rôdeur des confins est un voyage jubilatoire dans le plus vif de l’existence et dans la matière du monde.


Charles de Montaigu : Silence et solitude de l’instable

La Baconnière - 2006

Ce livre sur l’oeuvre de Charles de Montaigu, que sous cette forme, j’ai depuis longtemps souhaité, je l’ai finalement proposé à la création d’un groupe d’amis comme « une clémence d’arrière saison ». C’est un état des lieux sans prétention particulière.


La maison des marées

Albin Michel - 2005

Personne mieux que le grand écrivain d’origine écossaise Kenneth White ne sait voir, aimer, raconter lieux et paysages. Depuis toujours, il collectionne les terres, les océans, les pierres, les chemins, les vents et les brumes. Il aime marcher, se perdre, faire des rencontres. Voici quelques années, il s’est arrêté sur la côte nord de la Bretagne. À la fois espace ouvert et lieu concentré, propice à la rêverie, aux promenades, à la lecture. Segalen, Chateaubriand, Renan ne sont pas très loin. Faulkner ou Kerouac lui font parfois signe, entre la visite amicale d’un géographe, d’un pêcheur ou d’un routard... Dans ce livre, Kenneth White nous raconte ses voyages immobiles, ses randonnées à travers le paysage armoricain, ses rencontres avec les fantômes de moines celtes navigateurs, ses curiosités et ses songes, au fil d’une géographie poétique de la Bretagne, merveille d’élégance, de style et de liberté d’esprit.


Le chemin des crêtes : avec Robert Louis Stevenson à travers les Cévennes

E&C Editions - 2005

En 1878, Robert Louis Stevenson fit un voyage dans les Cévennes qui non seulement fut une étape cruciale dans son développement, mais inaugure une nouvelle sorte de littérature. Ce faisant, il fait entrer les Cévennes dans le patrimoine poétique mondial. Pour parler de Stevenson, impossible de trouver plus compétent que Kenneth White : Ecossais comme Stevenson, écrivain, comme lui, de l’espace et du mouvement, et qui, de plus, a développé au cours de longues années de fréquentation une profonde familiarité avec les Cévennes. Il s’agit en l’occurrence d’un véritable compagnonnage de l’esprit. Kenneth White se trouve en une telle osmose avec Stevenson que non seulement il suit, dans toutes leurs ramifications, les pistes de son prédécesseur, mais encore les prolonge. Dans cette pérégrination, qui va des Cévennes, à travers l’œuvre de Stevenson, vers le monde ouvert, Kenneth White est accompagné de Paul Moscovino, qui a suivi l’itinéraire de Stevenson de lieu en lieu et dont les encres aquarellées scandent le texte.


Frontières d’Asie

Imprimerie Nationale Editions - 2005

Le passage extérieur

Mercure de France - 2005

Sur des thèmes qui se répondent et qui sont chers à l’auteur (Eloge de l’isolement, c’est-à-dire de quelques grands indépendants de la poésie et de la pensée : Brice, Villon, Rimbaud ; Souvenirs de la province ; Le manuscrit des mascareignes : notes d’un séjour dans l’océan Indien ; Lettres du promontoire : divers hauts lieux d’Europe et d’ailleurs), ce sont des poèmes souvent brefs, simples, frais comme des fleurs de montagne mais qui laissent deviner toute la chimie souterraine à laquelle elles doivent leur simplicité. C’est-à-dire, au fond, toute la philosophie très personnelle que Kenneth White a renoncé à exposer de façon discursive et qui trouve son épanouissement naturel dans ces fleurs. L’auteur sait très bien faire sentir et voir la présence des éléments - terre, eau, lumière - des animaux et surtout des oiseaux. Ce ne sont donc pas des fleurs de serre, et elles vibrent dans le vent du monde revenu à ses origines, tout comme les fleurs de la pensée qui ne serait là qu’un cinquième élément cousin de l’aurore, des collines et de la pluie. Bref, c’est vif, preste et stimulant.


L’art de méditer et d’agir

Le Relié - 2005

Des textes jadis publiés dans la revue Question De à la suite de deux colloques historiques sur le thème de la méditation et de l’action à la Sainte Baume et à l’Abbaye de Sénanque. Les voici regroupés en un seul volume avec les interventions de : Jacques Laccarière, Kenneth White - Marie-Madeleine Davy - Faouzi Skali - Bernard Rérolle - Hari Prasad Shastri - Yvan Amar - Sogyal Rimpoché - Michel Cazenave - Arnaud Desjardins - Jean-Louis Servan-Schreiber - Marc de Smedt - Gilles Farcet -Jacob Needleman - Jacques Deperne - Jean-Yves Leloup ..


Victor Segalen et la Bretagne

Blanc Silex - 2005

L’ermitage des Brumes : Occident, Orient et au-delà

Dervy Editions - 2005

Parmi les Occidentaux qui se sont plongés dans la pensée et la poétique orientales, Kenneth White occupe une place à part. Chez lui, à une compréhension profonde s’allie une liberté de pensée qui dépasse l’attitude figée dans le respect sans tomber dans les facilités de la désinvolture. Au cours de cinq entretiens : « Orient et Occident », « Hautes études », « Voyage », « La pratique étendue », « Poétique », Kenneth White s’explique, expose son itinéraire, pratique ce qu’il appelle culture comparée et culturanalyse, afin de dégager un espace situé au-delà de l’Occident et de l’Orient considérés comme blocs opposés. Ces cinq « conversations sur la côte » sont suivies d’un recueil de haïkus, « L’Anorak du goéland », qui présente, à travers divers lieux, des moments vécus intensément dans le monde ouvert.


Lettres de Gourgounel

Grasset - 2004

Publiées en 1966 après un long séjour en Ardèche qui les a inspirées, ces Lettres rendirent Kenneth White célèbre. Au-delà des portraits, l’auteur déchiffre une sagesse inscrite dans les mystères du cosmos et tente de découvrir "le langage inconnu auquel l’esprit aspire".


Le Rocher du Diamant : Lettres de la Martinique

Actes Sud - 2002

C’est sur la côte ouest de la Martinique que se dresse le rocher du Diamant, un dôme de lave qui est le point de départ d’une déambulation dans l’île, d’une investigation écologique, mais aussi d’une réflexion profonde sur l’habitation de la Terre.


Jardins du littoral

Actes Sud - 2001

Ce panorama des jardins abrités par le littoral français, à travers une dizaine de sites, invite à s’interroger sur les relations entre jardin et rivage, et sur la représentation contemporaine du littoral comme un vaste jardin public de bord de mer.


Limites et marges

Mercure de France - 2000

Le livre commence par évoquer une situation historique précise, où une certaine marginalité rejoignait un sens de l’altitude : la montagne devenait, pas à pas, un état d’esprit. Ensuite, en déployant quelques cartes (générales, particulières et curieuses) du monde, en pointant l’amer sur les caps, en reblanchissant les maisons à sémaphores, il tente, à l’instar de mes autres livres, d’ouvrir un espace de pensée poétique planétaire, sous le double signe de l’intensité et de l’amplitude, selon le double mouvement de l’investigation et de l’expansion. Puis, dans une dernière partie, on trouvera des poèmes plus courts, écrits en passant par divers lieux de la terre. J’ai toujours été fasciné par les choses que l’on rencontre dans des endroits peu fréquentés : balises sonores aux pays de brumes, débris laissés par les marées, stèles des steppes, lichens sur un plateau sans histoire, petits cairns de montagnards et de caravaniers, marques géodésiques. Cette troisième partie peut se lire peut-être comme une sorte de livre d’heures, de carnet de route d’un pèlerin du vide-plénitude.


Les rives du silence

Mercure de France - 1997

Depuis des années, si je passe par les cités, je fréquente surtout les côtes… À la fois limite et ouverture, aire de résistance et de dissipation, ligne définissante et invitation au vide, la côte est sans doute le lieu par excellence d’une poétique de l’énergie, d’une cosmographie en action, d’une méditation mouvante. La variété des types de côtes se traduit par l’extrême diversité des aspects que peut prendre le trait de côte. Pour le décrire, on dispose d’un vocabulaire à la fois complexe et précis : interface terre-mer-vent ; mouvements migratoires, mouvements ondulatoires ; prélittoral, sublittoral ; variabilité, discontinuité ; submersion, divagation ; paysage initial, modalités graduées… J’en suis venu à préférer, et de loin, ce genre de vocabulaire à toute la terminologie littéraire dont nous avons hérité. Tel est, en tout cas, l’arrière-plan physique et mental de ce volume Les Rives du silence qui est constitué de trois livres distincts. Le premier contient des poèmes courts (comme une traînée aléatoire de galets), le deuxième, des poèmes plus longs (marches le long de la plage), le troisième consiste en un seul long poème (la vue de la côte entière à partir d’un lieu d’élévation). Le volume couvre une période de neuf ans — neuf années de travail poétique concentré et de pérégrinations en divers lieux de la terre. Faire œuvre poétique aujourd’hui, plus encore que jeter un défi, c’est parler dans le désert. Heureusement, il y a encore des individus qui résistent à l’amorphe, à la congestion qui sont la marque de notre état de civilisation. En publiant un livre de poésie aujourd’hui, c’est évidemment à ceux-là que l’on s’adresse, et peut-être, qui sait, à l’avenir.


Déambulations dans l’espace nomade

Actes Sud - 1995

Qu’est-ce que le nomadisme ? Kenneth White — dont l’Esprit nomade (1987) est un livre qui fit date — et Basserode — artiste qui mène sa recherche à partir de ce thème — proposent ici deux réponses, les leurs, libres réflexions poétiques et plastiques. Ce livre se présente comme une promenade où l’on suit, hors des sentiers battus, deux créateurs à la recherche de nouveaux territoires. Et de ces deux variations, indépendantes et complémentaires, émerge l’annonce d’une transformation radicale, la promesse d’une poétique de l’espace.


Le plateau de l’albatros

Grasset - 1994

André Malraux déclarait qu’après les grandes affres politiques du XXe siècle, le XXIe siècle serait spirituel ou ne serait pas. Tout en analysant la situation historique à sa manière, mais en prenant son point de départ sur un terrain radicalement différent, Kenneth White propose autre chose : une ouverture au monde, une relecture de la terre, un renouvellement de l’expression sous toutes ses formes. Bref, un nouveau fondement culturel, pour lequel il a inventé le concept et le terme de géopoétique. Le Plateau de l’albatros examine ce concept des points de vue scientifique, philosophique et littéraire, suit quelques itinéraires individuels (La Pérouse, Humboldt), salue l’œuvre de quelques grands compagnons de route (Cendrars, Thoreau, Kazantzakis…) et déploie la première cartographie d’un (nouveau) monde, tout en situant ces idées et les pratiques de la géopoétique dans notre contexte socioculturel actuel, par rapport à d’autres notions qui se profilent en cette fin du XXe siècle, telles qu’écologie ou postmodernité. Le résultat est un de ces livres qui marquent un tournant majeur dans l’histoire culturelle.


Les cygnes sauvages

Grasset - 1990

Point de départ :Tokyo, la ville tentaculaire. Après quelques jours passés à s’imprégner des signes de cette ville chaotique, l’auteur part pour le Nord. Accompagné de l’ombre tutélaire de Bashô, grand poète japonais du XVIIe siècle initié au zen qui fit aussi route vers le nord, il remonte peu à peu l’île principale d’Honshu, s’enfonce dans l’arrière-pays, franchit le détroit de Tsugaru, arrive à Hokkaidô. Cette terre que les Japonais ont conquise sur les Aïnous, un peuple de pêcheurs et de chasseurs implanté au Nord du Japon et à l’Est de la Russie, où, chaque année, des cygnes sauvages migrent depuis la Sibérie.


Hokusai

Terrain vague - 1990

L’esprit nomade

Grasset - 1987

Le nom de Kenneth White est lié à un projet culturel d’envergure qui tourne autour de la notion de "nomadisme intellectuel". On en voit les prémisses avec la Figure du dehors et Une apocalypse tranquille. Dans le présent volume, White complète sa cartographie et éclaire sa démarche, tout en frayant de nouvelles pistes. Une première partie, historique, plonge dans le contexte critique qui s’est ouvert en Occident dès le milieu du XIXe siècle, pour en dégager la figure du "nomade intellectuel" porteur de nouvelles énergies et d’un nouvel espace. Suivent cinq oeuvres-vies "nomades", exemplaires par leur densité, la diversité de leurs recherches et leur puissance rayonnante. Une troisième partie enfin définit une nouvelle géographie mentale à partir de trois points de vue : philosophique, littéraire, poétique.


Atlantica

Grasset - 1986

Deux localités (lieux de présence et de projection) : les Pyrénées occidentales et le promontoire armoricain. En prolongement de ces deux points focaux, quelques itinéraires, quelques passages réels et imaginaires à travers ce que les vieilles cartes appellent oceanus atlanticus occidentalis, ou bien encore la mer extérieure. Le but : une "terre neuve", une géopoétique de l’esprit, une aire de reconnaissance et de respiration.


Une apocalypse tranquille

Grasset - 1985

Tout en diagnostiquant, à sa manière, c’est-à-dire d’une façon allègre, qui séduit sans peser, la crise culturelle que traversent nos sociétés, Kenneth White rend compte ici de tentatives actuelles de l’Occident pour en sortir : plusieurs chemins, littéraires et poétiques, mais aussi philosophiques, psychologiques et scientifiques semblent, dès à présent, mettre à notre portée un espace de vie et de pensée plus délié, plus fertile, dégagé de toute problématique vétuste. On croise là non seulement certaines figures familières et marquantes de la scène française contemporaine : Barthes, Blanchot, Derrida, Cioran, Michaux, mais aussi Thomas Hardy, de Quincey, Dylan Thomas, D. H. Lawrence, James Joyce, ou encore Jack London, Hart Crane, Castaneda, Alan Watts, sans oublier Hölderlin, Matsuo Basho et Héraclite. On explore là les creux, mais on voyage surtout sur les crêtes.


La route bleue

Grasset - 1983

Mais qu’est-ce qu’une route bleue ? me direz-vous. Je n’en sais trop rien moi-même. Il y a le bleu du grand ciel, bien sûr, il y a le bleu du fleuve, le majestueux Saint-Laurent, et, plus loin, il y a le bleu de la glace. Mais toutes ces notions, ainsi que quelques autres qui me viennent à l’esprit, si elles parlent à mes sens et à mon imagination, sont loin d’épuiser la profondeur de ce « bleu ».[…] Peut-être la route bleue est-elle ce passage parmi les silences bleus du Labrador. Peut-être l’idée est-elle d’aller aussi loin que possible – jusqu’au bout de soi-même – jusqu’à un territoire où le temps se convertit en espace, où les choses apparaissent dans toute leur nudité et où le vent souffle, anonyme. Peut-être. La route bleue, c’est peut-être tout simplement le chemin du possible. De toute façon, je voulais sortir, aller là-haut et voir.


Terre de diamant

Grasset - 1983

Eprouver la lumière et la densité du monde, telle fut, très tôt, la quête du poète écossais Kenneth White, sur les traces existentielles des présocratiques et des tao-bouddhistes de l’Orient. " Seuls ceux qui ont l’esprit diamantin et qui ont réalisé le non-moi peuvent reocnnaître la lumière ", lit-on dans un texte chinois. Plus précisément, Terre de Diamant est le nom d’un mandala, lieu à l’intérieur duquel le méditant essaie d’atteindre à la conscience lumineuse. Mais le mandala n’est pas un lieu spécialement situé. " Où que l’on parvienne à l’illumination, dit un texte indien, ce lieu est comme un diamant ". Terre de Diamant (1982) est donc un chemin de vie, un " chaos lumineux " qui fait le tour de la planète, suivant un itinéraire qui va d’Ecosse en France, d’Europe en Afrique du Nord, d’Amérique du Nord en Orient, pour se terminer dans les Pyrénées. Tout le long de ce vade-mecum s’égrènent environ 120 petits poèmes limpides, miroitants, éternisant " des moments plus exacts que les autres " saisis par un oeil toujours neuf, qui répondent au programme du poète américain William Carlos Williams : " Tel doit être l’avenir : pénétrant et simple ".


Scènes d’un monde flottant

Grasset - 1983

D’abord, un essai autobiographique où s’exprime la fascination de l’auteur pour le "monde flottant" tel qu’il se dessine dans les estampes de Hiroshige, Hokusai et Utamaro, et pour le mélange de culture populaire et de culture aristocratique que l’on trouve au Japon pendant la période des Genroku (XVIIIe siècle). Ensuite, lors d’une expérience cinématographique à Hong Kong, la tentative de traduire le "monde flottant" en termes modernes, par une sorte de "ciné-poésie". Et pour finir, un carnet de notes où il est question de littérature (occidentale et orientale), de cinéma (occidental et oriental), de traduction, de construction navale, de voyages maritimes, de nomadisme intellectuel, d’érotisme comparé, d’esthétique, de philosophie et d’amitié, mais surtout, peut-être, des prémisses d’une poésie qui, à notre époque mouvante, est dans l’air ou sur la mer et qu’il s’agit de capter, pour une plus grande jouissance des sens et de l’intelligence.


La figure du dehors

Grasset - 1982

C’est un itinéraire singulier, un cheminement intérieur auquel nous convie Kenneth White, dont le parcours est jalonné par les rencontres déterminantes de Rimbaud, d’Ezra Pound, de Basho et de Scot Érigène, de Segalen et de Thoreau – parcours d’un nomade de l’espace et du temps. La Figure du dehors est le livre clé de Kenneth White, celui qui éclaire son œuvre passée et prépare le terrain de ses créations à venir.


Dérives

Robert Laffont - 1978

Dérives… Une fois quittées les rives de notre culture, l’existence n’a plus d’amarres. Dérives du corps-esprit, recherches peut-être, au-delà du connu, vers… quoi ? Pas de promesses, pas de définitions. Mieux vaut voir le visage qu’entendre le nom. Il peut nous arriver de rêver d’un archipel anonyme, de prévoir un espace mental inédit, de projeter un nouveau territoire de l’être. Mais le rêve n’est pas la dérive, la prévision n’est pas le voyage, le projet n’est pas la présence. La théorie peut être brillante, mais le travail s’effectue dans l’obscurité, loin des assemblées, loin des conjugaisons établies. Pour éprouvante qu’elle soit, cette obscurité a ses lumières, et dans ce travail il y a, mêlée parfois à l’angoise, une jouissance profonde. Un livre de voyage ? Oui, sans doute. Mais alors de voyages qui dépassent la géographie. Plutôt un livre d’essais, existentiels et intellectuels à la fois – approches, approximations, aperçus – par quelqu’un qui est avant tout un piéton, parfois un passager, toujours un passant.

Dans le sillage des oies sauvages

Mariusz Wilk et Kenneth White - Saint-Malo 2013

Avec Mariusz Wilk et Kenneth White.
Animé par Hubert Artus