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Saint-Malo Archives : 2005 
 

Les films 2005

1er juin 2006.
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A

-  Afghanistan, retour d’un géographe
de Rosa Olmos
(52mn, 2004 Prod. CCD-CNRS Audiovisuel)
1956, le géographe Claude Collin Delavaud s’était lancé dans une mission aventureuse pour explorer le Band i Turkestan, la Montagne du Turkestan. Un demi- siècle plus tard, il retourne en Afghanistan, 3000 kilomètres par les routes du Nord en franchissant ensuite les montagnes du centre en compagnie d’amis afghans. Il désire savoir ce que sont devenus les paysans et nomades qu’il avait étudiés, et surtout retrouver le village et les campements qui l’avait jadis accueilli. Un pays marqué par la guerre, des familles de réfugiés de retour malgré tant de destruction, tant de disparus, mais filles et garçons reprennent tous avec une joie inconnue jusqu’ici la route vers l’école... L’espoir... 50 ans d’absence n’effacent pas l’Afghanistan qu’il a tant aimé. En présence de la réalisatrice et de Claude Collin Delavaud

-  Amine
de Pierre Raimond et Rodolphe Respaud
(52mn, 2004)
Partir à vingt ans tourner un film en Afrique, laisser la vie s’en emparer, laisser le voyage nous dérouter, revenir en France avec un tas d’images malgré tout. Laisser espérer six ans. Vivre entre temps, convaincus qu’il peut vouloir dire, un jour, quelque chose. Attendre ce jour et se laisser rembarquer. Amine retrace la dérive d’un tournage, d’un équipage franco-sénégalais bousculé par le chant des sirènes, sensibles aux mirages et chahutés par le vent, d’un voyage initiatique entre ciel et terre à la recherche d’un aventurier. Amine échange le réel pour le réel imaginé, défait les liens du passé, les renoue au présent puis les pelote à l’avenir. Amine est un film avec le temps. Projection suivie d’un débat avec les réalisateurs.

B

-  Belgrade, Partir ou rester ?
de Goran Paskaljevic
(56mn 2002 Arte Production Morgane Production / Arte France)
À partir des retrouvailles entre deux jeunes filles - l’une prête à tout pour partir, l’autre désirant rester à Belgrade -, Goran Paskaljevic (Baril de poudre) saisit avec justesse l’esprit d’une jeunesse partagée entre désespoir et soif de vivre. Branislava Podrumac, 19 ans, a quitté la Croatie en 1997 pour s’installer à Belgrade où elle est en troisième année de Conservatoire, section opéra. Elle n’a qu’un rêve : partir en Italie et chanter à la Scala. Dina Miovic étudie l’espagnol et l’italien et revient d’un long séjour au Canada. Depuis son retour, elle n’a qu’une envie : rester dans un pays quelle aime et dont elle désire améliorer la situation. Les deux jeunes filles se sont rencontrées à la chorale de l’église. De concerts en farniente sur la plage en passant par le grand bal des bacheliers, une visite au zoo et des moments plus intimes en famille, Dina, Branislava et leurs amis évoquent leur pays, les bombardements, leur rapport à la politique, se disputent, mais aussi s’amusent, chantent, dansent...

-  Bernard Lavilliers : Américas
de Xavier Fisher (52mn, Production Bonne Pioche)
Portrait de Bernard Lavilliers lors de sa tournée Américas : de Haïti à New York en passant par Managua et Vancouver.

-  Boatman (le passeur)
de Gianfranco ROSI
(54mn, Arte)
Les personnages du film sont le Gange, et Bénarès, la ville de Shiva. Un "passeur" Gopal va permettre au cinéaste de parcourir ce territoire.

-  Bye Bye Africa
de Mahamat Saleh Haroun
(85mn, 1999 Festival du cinéma africain de Milan Prix du meilleur premier film Mostra de Venise Mention spéciale du jury pour la meilleure Première œuvre Prix du Jury Jeune pour le meilleur Premier film)
Mahamat-Saleh HAROUN retourne chez lui au Tchad pour le décès de sa mère. Sur place, il décide de faire un film sur l’état du cinéma dans son pays. Regard mélancolique sur une ville où la guerre a chassé le cinéma, Bye-Bye Africa devient interrogation et réflexion sur le septième art non seulement au Tchad, mais aussi en Afrique. Projection suivie d’une rencontre

C

-  Ces brevets me rendent malades, le Sida en Afrique
de Rony Brauman, Gérard Lafont et Anne-Christine Roth
(52mn, 2004 Production : Etat d’Urgence Production / Institut de Recherche pour le Développement)
Trop pauvres pour être soignés. En Afrique noire, le constat est accablant : chaque jour, 6 500 personnes meurent du SIDA. Dans certains pays, l’espérance de vie de dépasse pas 38 ans. Pourtant, les antirétroviraux, disponibles dans les pays du Nord, arrivent à compte goutte. Parce qu’ils sont trop chers. Face à cette injustice, plusieurs ONG ont lancé une campagne d’accès aux médicaments essentiels. Elles remettent en cause le système des brevets, la garantie pour l’industrie pharmaceutique de profits considérables. Pendant ce temps au Burundi, au Kenya, en Afrique du Sud des malades, des médecins, des ONG se battent pour obtenir des médicaments. Avec des moyens souvent restreints, ils luttent pour faire baisser les prix et obliger leurs gouvernements à sortir de l’aphatie. Projection suivie d’une rencontre avec Rony Brauman (le réalisateur)

-  Cargo, récit du pays des ombres
de Charlie Rojo
(90mn, 2004 Production : atopic, tv10 angers, alter ego, absynthe production, cent soleils)
Librement inspiré du roman Le quart de Nikos Kavvadias Avec l’équipage du Ville d’Antares " Dans certaines îles grecques, on raconte que les âmes des marins morts reviennent parfois hanter les cargos qui parcourent les mers du globe..." Ceci est l’histoire de l’un de ces navires.Du Havre à Shanghai, vingt hommes livrés à eux-mêmes à bord d’un porte-containers de la taille du Titanic. Ici, filmés en vidéo et super-8 noir et blanc, séquences de directs, scènes contemplatives, musiques et battements de cour s’entremêlent et tentent, au cours de cette traversée, de mythologiser un univers claustrophobique. La narration est prise en charge par une figure absente, le radio du bord (profession de la marine marchande aujourd’hui disparue) qui nous monologue ses angoisses, ses démons, ses obsessions, au cours de ce voyage intérieur, entouré par les grands espaces et l’océan. "Pendant des années, j’ai fait le pire quart. De douze à quatre. Pas moyen de changer. J’ai perdu le plaisir du sommeil. De se réveiller et de se rendormir pour un moment..."

-  Carnets de voyage de Bernard Giraudeau : Esquisses philippines
de Bernard Giraudeau
(52’, 2005 Producteur : Elvane Carrara, Musique :Osvaldo Torres)
Bernard Giraudeau nous emmène sur l’île principale de Luzon, où se trouve la capitale, Manille. Dans sa jeunesse, lorsqu’il servait dans la marine française, l’acteur avait déjà fait escale dans ce port. Aujourd’hui, c’est le tournage d’un film sur le Général Leclerc qui le ramène aux Philippine. Avec ses paysages semblables à ceux du Vietnam, l’île a servi au tournage de nombreux films de guerre, dont Apocalypse Now. Entre deux journées de tournage, nous suivons Bernard Giraudeau qui nous emmène à la découverte de la population philippine et en particulier à ces habitants des bidons villes qui s’étalent le long des lignes de chemins de fer et qui ont été rendus célèbres par le photographe James Nachtway . L’acteur nous emmènera également visiter les villages lacustres de la côte, le massif du volcan Pinatubo, les bidonvilles installés dans les gigantesques décharges de la capitale et les superbes paysages des cultures de riz en terrasse de l’intérieur de l’île.

-  Charlot, Editeur algérois
de Michel Vuillermet (52mn, 2005)
Edmond Charlot, considéré par ses pairs comme une figure magistrale de l’édition française, s’est éteint au printemps 2004, à l’âge de 93 ans. Ce documentaire revient sur les périodes clefs de la vie de cet homme au destin exceptionnel et met en lumière l’importance des oeuvres littéraires laissées aux générations actuelles par cet indéniable dénicheur de talents. Projection suivie d’un débat avec le réalisateur

-  Coiffe blanche Kayapo
(26mn, Co produit par ARTE France / PROGRAM 33)
Première parure de plumes des Kayapo, Indiens de la forêt amazonienne, la coiffe blanche ou coiffe de l’aigle harpie est la mère de toute les coiffes. Gustaff Verswijver, spécialiste des Kayapo, éclaire l’importance de l’art de la plume dans leur société, qui s’explique par l’importance de l’oiseau dans leur mythologie. Vue d’occident, la plume peut rimer avec mode et légèreté la couleur blanche est en revanche un symbole fort.

-  Corazon Verde
de Luis Sepulveda et Diego Meza (45 mn, 2002)
VO espagnol sous-titré en anglais, musique originale : Carlos Sepúlveda
(Producteur : Massimo Vigilar Photo : Roberta Allegroni Son : Juan Pablo Manríquez H. Editeur : Diego Meza)
Remise en cause des grandes compagnies étrangères qui possèdent des investissements au Chili et exploitent des matériaux très toxiques dont les déchets polluent l’environnement et transforment le système écologique du pays

-  Cosette ni Shouzou (le portrait de petite Cosette)
Avant-première française de 3 OAV (Original Animation Vidéo)
de 40 minutes montées en 1 film. Réalisé par Akiyuki Shinbo.
(c) 2004 Cossette House / Aniplex (c) 2005 Version française Kaze SA.

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Le portrait de petite Cosette

Un thriller gothique qui mêle ambiance saturée et graphisme hallucinant ! Il faut être japonais pour oser un titre pareil... Rassurez-vous : rien à voir avec la pauvre petite des « Misérables » de Hugo ! Mais un film haletant, déroutant, angoissant, fascinant, attendu par tous les amateurs... Kurahashi Eiri est un jeune antiquaire qui reçoit pour sa boutique un étrange verre vénitien datant du XVIIIe siècle. Ce cristal va lui donner d’étranges hallucinations, il commence à lui parler comme s’il s’agissait d’une personne. Troublé, il consulte un médecin : est-ce qu’il devriandrait fou ? Mais non : il semble sain d’esprit. Mais le verre semble avoir de plus en plus d’emprise sur lui. Et l’esprit du jeune homme va peu à peu être possédé par le fantôme d’une fillette, Cosette d’Auvergne assassinée à l’époque de la Renaissance, et dont l’âme ne peut trouver de repos tant que son meurtrier demeure impuni. Arrive alors un homme mystérieux, qui achète l’ensemble des meubles allant avec le verre, dont une armoire, afin de les installer dans sa maison de campagne. Eiri finit par comprendre, au fil des flash-backs, que Cosette est morte contre celle-ci. Décidant d’en avoir le coeur
net, il se rend dans la bâtisse et découvre les propriétaires morts... Et les hallucinations finissent par prendre des proportions énormes et inquiétantes... Peu à peu, Eiri va perdre tout sens du réel et devenir le pantin de celle pour qui il nourrit une passion dévastatrice : Cosette.

-  Cow boys Be Bop »
Un manga de Shinichiro Watanabe (2003)

D

-  D’autres mondes
de Jan Kounen (72mn, 2003, distribution Eurozoom)
Après "Blueberry", Jan Kounen continue son exploration du chamanisme en dévoilant l’univers des Shipibos-Conibos, une tribu indienne menée par le maître Questembesta. Ce documentaire nous fait découvrir l’univers le shamanisme, religion caractérisée par le culte de la nature, la croyance aux esprits et des pratiques telles que la transe ou l’extase. Jan Kounen s’est rendu au Mexique pour rencontrer des shamans, puis au Pérou pour se familiariser avec la communauté Shipibo-Conibos. Au final, son voyage initiatique a duré quatre années durant lesquelles il a participé à plusieurs des rites millénaires shamaniques. En présence du réalisateur.

-  De l’autre côté de l’eau
de Thierry Compain
(61mn, 2003, co Production ABACARIS FILMS / France 3 Ouest)
De la période faste et méconnue de la marine marchande en France - les années cinquante et soixante - il reste les récits des marins bretons et leurs familles. Ils disent la singularité de ces vies qui s’organisent autour de l’absence des hommes. Le film articule les paroles de mémoires de l’ultime génération de marins de commerce avec des documents d’archives inédits pour la plupart - beaucoup sont d’amateurs - qui dévoilent la vie à bord et à terre. Les témoignages de ceux qui partaient de l’autre côté de l’eau pour six ou dix mois, de leurs femmes, de leurs enfants, découvrent ces vies simples, vaillantes, proches et pourtant étrangères à notre temps, à qui elles transmettent une sorte d’héritage. Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur

-  De Superman à Spiderman
de Michel Viotte
(1h40, 2001, production KALAMAZOO INTERNATIONAL ARTE FRANCE IDEACOM 13ème Rue)
Batman, Spiderman et les autres racontés par les plus grands créateurs. Comment les super-héros de papier sont devenus une vraie mythologie de notre temps. Mutants, demi-dieux, vengeurs masqués ou extraterrestres, les super-héros sont différents, extrêmes. Ils cristallisent nos peurs, mais aussi nos idéaux. Nés entre la grande dépression et la Seconde Guerre mondiale, ils ont d’abord colonisé les comics (bandes dessinées) puis les feuilletons radio et enfin le cinéma et la télévision, jusqu’à devenir une véritable industrie. L’Amérique du XXe siècle a engendré avec eux son propre Olympe. Dans un New York de papier, les créateurs revisitent les grands thèmes de la mythologie. Superman, Batman et Spiderman sont des héros urbains, générés par la jungle des villes et les névroses du monde moderne. Plaçant leurs pouvoirs surnaturels au service d’un destin collectif, ils constituent à la fois un formidable univers de fiction et d’évasion et un véhicule de propagande pour les valeurs de l’Amérique.

-  Derniers frères missionnaires à Madagascar
de Stéphanie Valloatto et Cyrille Blanc
(52mn, Pierre MATHIOTE / CINÉRGIE PRODUCTIONS)
En 1901, Les Frères de Saint Gabriel se retrouvent par la force de l’histoire hors la loi et contraints d’abandonner leur habit religieux. Pour certains, c’est la fin et pour d’autres l’exode aux antipodes. À Madagascar, les premiers Frères missionnaires réussissent à s’installer en 1903. Mais rien ni personne ne prédisposait ces frères à partir vivre l’aventure à l’autre bout du monde. Souvent seuls, dans ce pays qu’ils découvrent, ils s’aperçoivent que la vie en brousse est bien éloignée de celle des paroisses Bretonnes. Dans un pays où les traditions autorisent le retournement des morts, les Frères les plus motivés se heurtent à l’incompréhension et sont victimes de représailles. Un Frère est empoisonné, d’autres sont assassinés ou emportés par la fièvre... Mais la plupart d’entre eux s’adaptent aux coutumes, parlent le malgache et s’intègrent à cette culture pleine de traditions. Au fil du XXe siècle, ils essuieront successivement les assauts de deux guerres mondiales, d’une décolonisation, d’une révolution socialiste et d’une dictature bananière ruinant le pays et plongeant son peuple dans la plus humiliante pauvreté. Aujourd’hui les Frères missionnaires sont présents sur tous les fronts, mais par manque de vocations leur avenir est à nouveau menacé ! Seront-ils nos derniers Frères Missionnaires ?

-  Des manchots et des hommes
de Luc Jacquet (53mn, Bonne Pioche Production, avec la participation de : Canal+, France 3)
Le film suit l’expérience recluse d’une petite équipe de cinéastes animaliers venus en terre Adélie, dans la base permanente Dumont D’Urville pour filmer la vie des manchots et témoigner de cette dernière grande aventure humaine. Le récit entremêle le point de vue de ces hommes, comme un journal de bord écrit à l’aide d’une "caméra stylo", mélange de journal intime et de récit d’aventure. À travers leur sensibilité, nous allons vivre la plongée dans la nuit hivernale, la métamorphose physique et psychique à travers les mois qui s’allongent : la vie partagée entre les manchots et les hommes. Les manchots donnent le rythme, à l’aise dans l’hiver extrême ; l’équipe de tournage les suit tant bien que mal dans ces conditions inhumaines. L’expérience de nos personnages-narrateurs est à la fois difficile et grandiose. Leur tâche consiste à filmer la vie du prestigieux manchot empereur. On ne peut rencontrer cet animal qu’en acceptant de partager avec lui l’isolement de l’hiver du pôle Sud. Ces cinéastes rêvaient de se mesurer à l’Antarctique depuis trois ans. Ils ont tout laissé pour partir. Ils sont conscients de leur privilège comme des difficultés inhérentes à cette aventure. Filmer dans ces conditions n’est pas une partie de plaisir. Mais la contrepartie de beauté et de liberté donnée en retour par ces paysages de glace et leurs habitants sauvages est pour eux sans pareil. Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur

-  Des poissons dans les arbres
de Maurice Dubroca
(49mn, Atta Production & Canal+)
A l’ouest du Brésil : le Pantanal. La plus grande zone humide du monde en eau douce. Le cycle de l’eau a créé ici un prodigieux sanctuaire de la faune. Il abrite une profusion de vie, une densité d’espèces animales qui lui donne des allures d’Eden. Pendant 6 mois les fleuves et les rivières débordent. Les poissons envahissent les forêts et les plaines. Inondée sous 2 ou 3 mètres d’eau, la région se transforme en une immense mer intérieure. Le Pantanal, les indiens l’appellent La Mer des Xaraes. Puis c’est la décrue, fleuves et rivières regagnent leur lits. La baisse des eaux et l’abondance de poissons attirent un incroyable nombre de prédateurs. La vie animale explose. Jaguars, caïmans, loutres géantes, échassiers... tout le monde pêche. Le Pantanal est l’Empire de l’eau. Des Poissons dans les arbres : Un livre de la jungle purement animalier, version Brésil

E

-  English August
de Dev Benegal
(fiction, 1h42, Arte, producteur CINETEVE, Co production ARTE France)
Nommé au fin fond du Bengale, un jeune fonctionnaire découvre que l’Inde n’est pas un long fleuve tranquille. Une chronique hilarante, irrespectueuse et érotique, par l’un des réalisateurs indiens les plus atypiques. Au terme de ses études, Agastya Sen (surnommé "Auguste, l’Anglais") est envoyé en poste à Madna, petite localité perdue au fin fond du Bengale. Au milieu des moustiques, dans une chaleur insoutenable, ce jeune homme amateur de rock et de poésie fait la connaissance des notables du lieu et des marginaux de toutes sortes pour qui l’arrivée d’un "nouveau" représente toujours une distraction... English, August est une hilarante promenade à travers l’Inde d’aujourd’hui. On y retrouve pêle-mêle les travers du fonctionnariat indien, le sous-développement, le "ghandisme", la chaleur et la mousson, les nouveaux riches, les moustiques, les vidéos porno, les films musicaux, la littérature et les états-Unis ! Au milieu de tout cela, Agastya tente de trouver un sens à sa vie. Comme ça n’est pas facile, il se compose différents "personnages" : poli et complaisant avec ses supérieurs ; satirique et subversif avec ses nouvelles rencontres (quand l’alcool coule à flot et que circulent les "joints") ; nostalgique et paumé lorsqu’il est seul, saisi par une introspection érotique et dérangeante. English, August fourmille d’anecdotes "torrides", comme les petits plaisirs que se fait Agastya quand il s’ennuie trop ou ses rêves d’amour adultérin avec l’épouse de son supérieur hiérarchique, la très sexy Mme Srivastava. Toute une pléiade de personnages satiriques - et touchants - vient compléter le tableau : un fonctionnaire corrompu mais joueur de cithare et astrologue, un dessinateur alcoolique, un inspecteur de police collectionneur de vidéos... Par leurs interventions, ils transforment cette satire de la vie des fonctionnaires provinciaux en vraie comédie, drôle et complètement loufoque.

-  Europes attitudes, Istambul
(43mn, ARTE)

-  Eux et moi
de Stéphane Breton
(63mn, 2001, coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici)
Depuis quelques années, un ethnologue retourne régulièrement dans un petit village de Nouvelle-Guinée. Il parle la langue de ces gens qui se promènent nus avec leur arc, qui vivent en disputant à coups de hache des jardins à la forêt, et qui ont la tête près du bonnet comme des paysans de chez nous. Il les connaît bien mais une certaine gêne subsiste entre eux. Ils semblent n’être intéressés que par sa brosse à dents, ils le prennent trop souvent pour un tiroir caisse. Il finit par comprendre en filmant les rapports d’argent et de négociation qu’il a avec eux, que tout cela, qu’il ne voulait pas voir et dont il avait honte, est en fait ce qui les a liés à lui. Il aura fallu faire le détour par l’impureté et l’intérêt pour arriver à s’entendre. On découvre des gens qui ne sont pas plus sauvages que nos voisins de palier. On finit par oublier qu’ils vivent si loin. On regarde avec un sourire en coin l’ethnologue et ces gens qui ne l’ont pas sifflé, mettre les mains dans le cambouis d’une amitié difficile à construire.

F

-  Fidel Castro, l’enfance d’un chef
de Daniel Leconte
(55mn, 2004, Coproduction : Doc en stock, ARTE France)
La jeunesse et l’ascension de Fidel Castro racontées grâce à des archives inédites et des témoignages exclusifs : loin de la légende, itinéraire d’un talentueux opportuniste qui apprit très tôt à jouer de toutes les formes de violence pour se hisser au pouvoir. Par un montage habile d’archives inédites et de témoignages de proches, Daniel Leconte tente de pénétrer le mystère Fidel Castro, en s’attachant à l’enfance et à la jeunesse du vieux dictateur. L’histoire commence en 1926, à Biran, où Fidel naît d’une relation entre un grand propriétaire terrien et une bonne. Enfant illégitime, il est expulsé très jeune du fief familial. Éducation jésuite au collège de Belèn (l’école des fils de bonne famille), études de droit à l’université de La Havane, militantisme étudiant, constitution du M26, rencontre avec le Che... En relatant chronologiquement les faits marquants de sa vie, jusqu’à la fondation du Parti communiste cubain en 1962, Daniel Leconte présente une image inédite du lider maximo, pour qui la politique (et ce qu’il y a de pire en politique) n’a jamais eu de secret. Bête politique Agitateur-né, Fidel Castro se lance très jeune dans la politique pour se révéler dans un rôle qu’il ne quittera plus, celui d’opportuniste de génie. Après avoir adhéré à un groupuscule de gauche, il se rétracte et rejoint les anticommunistes de l’UIR (Union insurreccional revolucionaria), puis le Parti orthodoxe pour la démocratie. Témoignages et documents concordent : Fidel est bien un infidèle de première catégorie. En mars 1952, l’armée porte la dictature de Batista au pouvoir. Et Castro se retrouve à la tête du fiasco militaire de la Moncada, à la suite duquel il affirme, prophétique : “L’histoire m’absoudra.” À partir de ce demi-échec, Daniel Leconte expose avec clarté ce qui, entre autres, va porter Castro au sommet : une guerre de la communication relayée par les télévisions et par sa propre radio clandestine, “Rebelde”. En 1959, Castro devient Premier ministre du gouvernement provisoire issu de la révolution cubaine. Sur fond de guerre froide, il ménage les communistes d’un côté et, de l’autre, peut affirmer à Washington : “Nous ne sommes pas communistes.” Suivront l’éviction brutale et l’élimination de tous ses compagnons de route démocrates au profit des communistes, puis la naissance officielle, en 1962, du Parti communiste cubain... Un leader populiste s’est fabriqué dans un pays brisé grâce à une extraordinaire intelligence de la communication de masse. En présence du réalisateur

G

-  Ghibli ou le mystère Miyazaki
de Yves MONTMAYEUR
(52mn, 2004, Arte Production, Point du Jour, coproduit par Arte)
D’Akira à Chihiro, les nouvelles icônes de la jeunesse mondiale sont “made in Japan”. Nombre d’entre elles sont nées dans le secret du mythique studio Ghibli. Le documentaire nous en ouvre les portes, en compagnie des maîtres de l’animation Isao Takahata et Hayao Miyazaki. Le documentaire débute par une bande-annonce en japonais : celle du dernier film d’Hayao Miyazaki, Le château ambulant. Lors de sa sortie au Japon, le 20 novembre dernier, il a attiré 1,3 million de spectateurs en un week-end. Son producteur, le mythique studio Ghibli, crée depuis bientôt vingt ans des personnages et des univers qui nourrissent l’imaginaire de toute l’Asie. C’est l’un des lieux les plus secrets du Japon. Il a été fondé en 1985 par le producteur Toshio Suzuki et deux génies de l’animation, Isao Takahata et Hayao Miyazaki, dans une démarche quasi militante : ils voulaient faire des dessins animés qui aient du sens et qui parleraient à tous. Depuis, les films de Miyazaki et de Takahata (Porco rosso, Princesse Mononoké, Le voyage de Chihiro... pour le premier, Le tombeau des lucioles, Pompoko, Mes voisins les Yamada... pour le second) ont profondément marqué les jeunes Japonais - et depuis quelques années les jeunes du monde entier. Le succès planétaire des productions Ghibli n’a pas altéré l’esprit des débuts. Miyazaki et Takahata sont restés les artisans d’un merveilleux riche de sens.
Pour donner au spectateur les clés de leur monde magique et enchanteur, le film fait appel à des “passeurs d’imaginaire” : l’artiste Takashi Murakami, Masao Yokota, psychologue spécialiste des personnages d’animation, Masuo Otsuka, doyen de l’animation japonaise. Il mêle des images de paysages traditionnels japonais avec les visions personnelles des artistes de Ghibli et de nombreux extraits de films d’animation et de dessins inédits du studio. Et propose, en exclusivité, des entretiens avec Isao Takahata et Hayao Miyazaki.

-  Gilles Apap, voyage au bout de l’archet
deMaxime Jourdan
(57mn, 2003, Arte Production Idéale Audience, Co produit par Arte France)
Portait d’un virtuose iconoclaste, le violoniste Gilles Apap, qui nous entraîne ici de sa maison dans les forêts californiennes jusqu’au bord du Gange dans un voyage musical où, accompagné par de grands maîtres de violon indiens, il nous offre le meilleur des répertoires classique occidental (Bach et Mozart), traditionnel irlandais ou d’Europe Centrale et du répertoire classique de l’Inde. Tourné et monté avec vivacité, ce film nous entraîne dans une épopée visuelle et musicale où nous suivons Gilles Apap tout au long de son voyage initiatique. Abandonnant sans regret son style de vie californien et sa maison nichée entre désert et océan, il nous entraîne dans une plongée musicale au cœur de l’Inde où il s’immerge dans les sons et les pratiques des musiques traditionnelles des anciens royaumes du Karnataka et de l’Hindoustan. Dans la ville sainte de Bénarès, il entame des dialogues musicaux avec les grands maîtres violonistes indiens, Ramanujan et Balaji. Plus tard, dans les studios cinématographiques de Madras, il rejoint le quatuor à cordes de Narasimhan, dont la particularité est de jouer de la musique classique occidentale, rendu célèbre par ses innombrables créations de musiques de films.
La voix off et les interviews sont entrecoupées d’images d’archives, telle son interprétation très personnelle de la cadence du troisième concerto pour violon de Mozart, mi-jazz, mi-blues. Dans d’autres séquences, Gilles Apap nous explique comment, armé d’un solide bagage classique acquis comme il se devait dans les conservatoires les plus prestigieux, il s’est délibérément détourné de toute idée de " carrière ". On relève des collaborations éclectiques avec le jazz, le blues, le swing, la musique tsigane ou irlandaise... " Je me sentais prisonnier des notes de la musique classique " explique Gilles Apap. " Je percevais là comme un manque de rythme... C’est en jouant avec Grappelli, Menuhin ou des violonistes irlandais que je me suis libéré

-  Groenland : les derniers rois de Thulé avec les Inuits du pôle
de Jean Malaurie
(52 mn, 2002, Production Ina - Les films du village)
Ce document est consacré à la vie quotidienne du peuple esquimau. Au Nord du Groenland, Thulé, hameau de trois cent habitants, est emblématique car il est le plus septentrional de la Terre. Commentaires sur images factuelles. Il s’agit du remontage en 52 minutes de deux films tournés en avril 1969 par le géographe et anthropologue Jean Malaurie.

H

-  Haïnak, Inuit du Groenland à la Sibérie
de Jean Mallaurie
(52mn, 1993, Production Ina)
Montage de documents tourné en Sibérie à Tchoutkotka, au Groenland à Thulé, au Canada et en Alaska (Détroit de Béring). Les Inuits seraient venus du nord-est de la Sibérie. Ils ont franchi le Détroit de Béring pour s’installer sur le continent Arctique jusqu’au Groenland. Il forme une population de 120 000 individus. Le peuple Inuit est formé par quarante ethnies. Ce documentaire évoque la civilisation de ce peuple, les expéditions polaires, les Inuits d’aujourd’hui et les perspectives d’avenir du peuple Inuit. Des images d’archives rares (chasse au phoque, Canada, baie d’Hudson en 1922. Chasse de l’ours blanc, Détroit de Béring en 1910. Expéditions polaires...).

-  Howard Fast de Richard Hamon
(54mn, 2004, Production : Jean-François le Corre / Vivement Lundi)
Né à New York en 1914, Howard Melvin Fast devient dès 1937 un écrivain à succès. Politiquement très engagé à gauche, il rénove le roman historique américain en racontant le destin des humbles et des opprimés. Auteur prolifique, Fast livre de nombreuses oeuvres populaires (dont Freedom road en 1944 édité à plus de vingt millions d’exemplaires) et des romans noirs comme Sylvia, son chef d’œuvre. En 1941/42, il travaille pour la radio de propagande Voice of America avant d’être renvoyé parce qu’on le soupçonne d’être communiste. Il adhère au Parti Communiste US en 45 et le quitte en 1956. Victime du MacCarthysme, il est emprisonné trois mois en 1950 et blacklisté pendant quinze ans. En 1951, il crée sa société d’édition et publie Spartacus, un best-seller mondial. Jusqu’à sa mort en mars 2003, Howard Fast ne cesse d’écrire et de s’engager. A travers des archives de l’histoire des mouvements de gauche aux USA et des entretiens réalisé en octobre 2001, le film dresse le portrait d’un écrivain humaniste qui a toujours porté un regard original sur l’histoire de son pays.

J

-  J’irai dormir chez vous : L’inde
de Antoine de Maximy
(52mn, 2005, Bonne Pioche Production)

-  J’irai dormir chez vous : Le Japon
de Antoine de Maximy
(52mn, 2004, Bonne Pioche Production)
Antoine de Maximy a décidé de parcourir la planète avec l’idée d’aller dormir chez l’habitant. Comme à son habitude, il porte sur lui plusieurs caméras qui filment ses rencontres en temps réel. Bien qu’il ne parle pas japonais et qu’il n’ait jamais les pieds au "pays du soleil levant", il débarque sans aucune préparation à Tokyo pour découvrir comment vivent les Japonais d’aujourd’hui. Bien évidemment, il compte éprouver l’hospitalité locale. Mais au Japon, il n’est pas d’usage d’accueillir ses amis chez soi, et encore moins les étrangers. La partie sera difficile. Très difficile. Il faudra beaucoup d’énergie et de diplomatie à Antoine pour entrer dans l’intimité de personnages aussi différents que le cuisinier d’un restaurant scolaire, un jeune surfeur décoloré gérant de karaoké et une famille qui tient une casse de voitures. Le Japon est également le pays de la technologie. Ici, il existe des toilettes complètement électroniques avec plein de boutons, de réglages avec affichage à cristaux liquides. Le "trône du futur" ne laisse pas de marbre ! Le choc des cultures et la barrière des langues confrontées à la détermination optimiste d’Antoine de Maximy, provoquent bien des situations cocasses. Mais c’est ainsi que l’on découvre un peuple étonnant, toujours prêt à rendre service. Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur

-  Japon : la E Genération
de Emmanuel Debesnier et Marc de Banville
(30mn, ARTE Production Capa Télévision / co produit par ARTE)
Au Japon, la révolution numérique est une réalité quotidienne. Plongés dans l’univers des loisirs (mangas, jeux vidéo), les jeunes Japonais perdent le contact avec les valeurs traditionnelles... et avec leurs parents. Au Japon, une génération de jeunes passionnés par les nouvelles technologies remet en cause les valeurs traditionnelles. Dans les rues de Tokyo, ils hantent les gigantesques échoppes de microprocesseurs et les vendeurs de jeux électroniques, à l’affût des dernières nouveautés. Fascinée par les consoles, les mangas et le Web, cette génération provoque des conflits entre l’ancien et le nouveau. Même le travail se doit d’avoir une part ludique... "Il est plus facile pour eux d’exprimer pleinement leur personnalité dans ces mondes virtuels où le fait d’être marginal devient une qualité", explique l’universitaire Rika Kayama Squiggle. Lors d’un repas familial, l’incompréhension éclate au grand jour lorsque Masayuki essaye de faire partager à ses parents sa passion pour son double virtuel, Gomo

L

-  L’orgue fantastique
de Jacques Trébouta (1h05,1967 production Ina / ORTF)
Avec Marie Pierre CASEY, François VIBERT, Frédéric SANTAYA
C’est l’hiver dans un petit village allemand. Hartmann, l’organiste veille sur l’amour que porte Joseph, le fils du forgeron à Christel, la fille de l’aubergiste. Mais quand le vieil homme meurt, la musique meurt avec lui. Un étranger arrive dans la bourgade. Il se propose de fabriquer un orgue fantastique qui surpassera tout ce qu’on a entendu jusqu’ici. Publié à titre posthume, ce conte romantique de Jules Verne, proche de ceux d’Hoffmann se différencie des Voyages Extraordinaires pour s’inscrire dans la tradition des contes de Noël

-  La caméra de bois fiction
de Ntshavheni Wa Luruli
(90mn, V.O sous titré français, Scénario : Yves Buclet Co-scénariste : Peter Speyer Coproducteurs : Ben Woolford, Richard Green Production : ODELION, Co-Prodution : Tall Stories, RG&A)

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La caméra de bois

Au Cap, en Afrique du Sud. Deux adolescents des townships, Madiba (nom de clan de Nelson Mandela) et Sipho (cadeau en zulu), amis et frères de sang, découvrent un cadavre le long d’une voie ferrée. Sipho, plus entreprenant, le dépouillant de son argent, trouve un revolver et une caméra vidéo. Madiba s’empare hésitant et émerveillé de la caméra tandis que Sipho imagine déjà le pouvoir que l’arme lui confère. Pour Madiba, sa caméra, cachée dans une boîte en bois, deviendra une arme de vie qui va lui permettre de s’emparer de son monde pour le magnifier, tandis que Sipho s’enfoncera dans la délinquance, à la tête d’un groupe de jeunes gamins des rues. Les deux gamins se lient d’amitié avec Estelle, une adolescente révoltée contre sa classe sociale (une riche famille blanche). Un lien d’amour va se nouer entre Madiba, timide enfant à la caméra, et cette jeune rebelle plus encline à la musique jazz qu’aux contrepoints de Jean-Sébastien Bach, avec l’appui discret et généreux du professeur de musique, qui fait le lien entre le monde du township et les quartiers chics de la ville. Première génération qui n’a pas connu l’apartheid, ils tentent de nouer un lien fragile, partagés entre la violence de la misère sociale et l’espoir d’un monde nouveau sans préjugés. Jusqu’au drame qui révèlera à Estelle sa propre origine, tache aveugle que son père a toujours tenté de cacher. Madiba, l’enfant à la caméra, et Estelle décident alors de s’affranchir de leur famille respective pour créer une nouvelle espérance.

-  La grande traversée canadienne...
Un film de Sylvain Cordeau et Sébastien Pandolfi Réalisé par Marie Dominique Montel
(52mn, 2004, coproduction : France Canada - Mémoires du Grand Nord - BETA Prod)
Durant 6 mois, les cinq jeunes équipiers de l’Expédition BOREAL Confluence ont traversé le Nord-Ouest américain (4500 kilomètres du Pacifique à la Baie d’Hudson) à bord d’un canot amérindien en écorce de bouleau dans les pas du botaniste écossais David Douglas.

-  La peau trouée
de Julien Samani
(56mn, 2004, Avenue B Productions)
La peau trouée est l’histoire de 5 pêcheurs de requins-taupe navigant au large de l’Irlande. C’est le temps d’une retraite pour ces cinq hommes qui quittent leur famille pour vivre un moment loin de tout. Hors du temps, face à la mer et à la violence de la chasse qu’ils pratiquent, ces hommes se retrouvent confrontés à un état primitif. Une fable éclatante de couleurs qui interroge notre rapport à l’animalité.

-  La pitié dangereuse
de Rony Brauman et François Margolin (90mn, 1996)
Ce film a été écrit par Rony Brauman, qui fut durant 12 ans président de "Médecins Sans Frontières". Il brosse une histoire politique de l’aide humanitaire, c’est-à-dire une analyse de ses rapports avec le pouvoir et la violence au fil du temps. Des premières institutions de bienfaisance religieuses aux grands déploiements de secours contemporains des années 90, il met en lumière les enjeux et les limites d’une action examinée dans les champs de force où elle prend place. Ce documentaire s’appuie sur des extraits et séquences d’archives trouvant sources dans les grands conflits du XXe siècle

-  La route du Pôle
de Cécile Neurisse
(52mn, 2003, Yenta Production /Arsenal Production / Images Plus)
En 1999, Olivier Pitras a été le premier navigateur français à avoir effectué, à la voile et en une seule saison, le Passage du Nord Ouest (de Vancouver à Brest, par le nord du Canada, dans les eaux de l’océan glacial arctique). Il est aussi depuis deux ans, le premier à proposer des écoles de croisières dans le Grand Nord, à la découverte du Spitzberg, l’île principale de l’archipel du Svalbard, au nord de la Norvège, à seulement 1 000 kilomètres du Pôle Nord. A la fois portrait d’un authentique aventurier, chronique d’une équipée insolite, ce film est aussi une formidable découverte d’un monde arctique méconnu, d’une éblouissante beauté, où s’enlacent la mer, les montagnes et les glaces...

-  La terre vue du vent
de Jack Cohen
(53mn, 2004 Co production SOMBRERO PRODUCTIONS / France 3 Nord Pas de Calais Picardie, en association avec Vidéo Amplitude et le Club de Ballons Libres du Nord)
Entre l’aventure et le sport, il existe une course en ballon à gaz qui emporte des aéronautes au gré des vents sur des milliers de kilomètres : La coupe Gordon Benett. Pour la troisième fois consécutive, deux français, Vincent et Jean-François Leys ont emporté ce trophée. Ce documentaire transmet un peu de la passion des ces deux hommes, sur fond d’images sublimes vues du ciel.

-  La traversée de l’orient
d’Olivier Cortès (30mn, 2005)
Paris Saigon en 2CV. C’est à bord d’une 2CV cabriolet que Jean-Baptiste Flichy et Edouard Cortès ont choisi d’aller courir les routes du monde afin de retracer l’itinéraire de Guy de Larigaudie. En 1938, cet écrivain voyageur s’élance avec une Ford T pour accomplir la première liaison automobile entre l’Europe et l’Asie du Sud Est. Globe-trotter infatigable, explorateur dans l’âme, cet homme marquera toute une génération laissant un récit exceptionnel de sa traversée, La route aux aventures. Partis, depuis Paris, avec ce livre dans la boite à gant de leur étonnante 2CV, Jean Baptiste et Edouard ont dû s’armer de courage, de débrouillardise, et d’espérance pour atteindre Saigon, renouvelant ainsi l’exploit automobile en 2003, 2004. En présence du réalisateur

-  La voix de la Mangrove
de Sophie Bontemps
(32mn, 1999)
Nous sommes au Brésil, sur l’île de Marajo. Située sous l’équateur exactement, c’est la plus grande île maritime fluviale du monde : 50 000 kilomètres carrés de terres recouvertes de forêts, de mangroves et de marais. Marajo est née dans les eaux métissées de l’Atlantique et des grands fleuves Amazone et Para. Les hommes qui connaissent le mieux la mangrove sont ceux qui en vivent. Chaque jour, à l’heure de la marée descendante, André, Francesco, Manuel et des dizaines d’autres partent dans la forêt, parcourent des kilomètres dans la vase salée, se glissent sous les racines des grands arbres et viennent se coucher dans la boue. De cette terre qui les a vu naître, ils arrachent les fruits : les crabes de vase qui viennent se nourrir et se reproduire dans la mangrove .C’est un travail difficile, éprouvant et dangereux. Il faut enfoncer profondément son bras dans la vase, en tâtonnant repérer le crabe et le sortir sans se faire pincer. Rester couché dans la boue et l’humidité, éviter de se faire mordre par les serpents cachés dans les racines. C’est un travail qui ne rapporte presque rien. En effet, un crabe se vend un peu moins de 20 centimes sur le grand marché du port de Belem. Un pêcheur en sort à peu près 200 de la mangrove en trois jours de travail."Les gens nous traitent de porcs...Parce que nous sommes tout le temps dans la boue...Ils disent qu’on pue..." répète André depuis la mangrove brésilienne, là-bas, tout au nord-ouest de cet immense pays. Là ou l’océan et les fleuves se disputent la lisière de la grande forêt, là où se vivent des histoires simples, de presque rien, comme les romans de milliers de vie passées à fouiller la vase.

-  Le ciel dans un jardin
de Stéphane Breton
(62 mn, 2003, coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici)
Récit, par une voix intérieure, du dernier voyage dans un pays lointain (une petite vallée des montagnes de Nouvelle-Guinée) où le narrateur (un ethnologue) se rendait régulièrement depuis longtemps et où les circonstances l’empêchent malgré lui de revenir. Un récit nostalgique sur la poésie des petites choses, à l’opposé du film ethnographique et du reportage exotique.

-  Le Cirque Barque
de Régis Michel
(12mn, 1998 Co prod IMAGES TV-France3)
Entre Manaus et Belem, au coeur de l’Amazonie, navigue un bateau pas comme les autres. Celui-ci ne transporte ni marchandises, ni passagers. A son bord Pimencino, son fils Pimenta et leur ami Jis. Ils sont artistes... Clowns, trapézistes, funambules. A eux trois, ils composent le grand cirque de Mocorongo et vont de village en village, sur l’Amazone et son affluent, le Tapajos. Chaque matin, ils apprennent des numéros de magie et quelques figures de trapèze aux enfants du village. Le soir, leurs meilleurs élèves font partie du spectacle. "Le cirque, dit l’un d’entre eux, c’est la fantaisie, le rêve dans cette région où les gens n’ont pas souvent l’occasion d’être heureux". Le bateau s’appelle... Espérance

-  Le Père Yvon, l’aumônier des terres neuvas (52mn) 2004
De Alain Michel Blanc

-  Le Père Yvon, à l’assaut de la Jungle
De Alain Michel Blanc et Alain Guellaf
(52mn, 2004, CINÉRGIE PRODUCTIONS / TV BREIZH / TV 10 ANGERS Avec la participation du CNC et de la RÉGION BRETAGNE. Durée : 2 X 52’ 11h40)
Le Père Yvon est une légende. Tout à la fois : héros de la première guerre, capucin, prédicateur, marin, écrivain, voyageur, cinéaste, conférencier, voire syndicaliste... le Père Yvon était à bien des égards en avance sur son époque. Des images inédites tournées par le Père Yvon lui-même

-  Le petit Claus et le grand Claus
(1h06, Ina / ORTF)
Avec : Roger Blin, Maurice Baquet, Elisabeth Wiener, Roger Pigaut
Jacques Prévert, adaptateur et dialoguiste, Paul Grimault, dessinateur maquettiste et Pierre Prévert, réalisateur, ont cherché à adoucir ce conte cruel en créant un personnage féminin qui met une note de jeunesse et de pureté dans la lutte sans merci qui oppose le Grand Claus et le Petit Claus. L’histoire : Les deux hommes habitent la même ville. Ils portent le même nom sans être parents. L’un a quatre chevaux, l’autre un seul. Pour les distinguer, on les appelle le Grand Claus et le Petit Claus

-  Le Voyage de Chihiro
Manga réalisé par Hayao Miyazaki (2h02, 2001)
Avec Rumi Hiiragi, Miyu Irino, Takeshi Naitou
Chihiro, dix ans, a tout d’une petite fille capricieuse. Elle s’apprête à emménager avec ses parents dans une nouvelle demeure. Sur la route, la petite famille se retrouve face à un immense bâtiment rouge au centre duquel s’ouvre un long tunnel. De l’autre côté du passage se dresse une ville fantôme. Les parents découvrent dans un restaurant désert de nombreux mets succulents et ne tardent pas à se jeter dessus. Ils se retrouvent alors transformés en cochons. Prise de panique, Chihiro s’enfuit et se dématérialise progressivement. L’énigmatique Haku se charge de lui expliquer le fonctionnement de l’univers dans lequel elle vient de pénétrer. Pour sauver ses parents, la fillette va devoir faire face à la terrible sorcière Yubaba, qui arbore les traits d’une harpie méphistophélique.

-  Louons maintenant les grands hommes
de Michel Viotte
(52mn, Co produit par Néria Productions et France 5)
En 1972, Terre humaine publiait un ouvrage bouleversant sur les petits Blancs du Sud. Retour sur la genèse d’un livre-culte, pour le cinquantenaire de la collection fondée par l’ethnologue Jean Malaurie. Cet excellent documentaire de Michel Viotte s’inspire du livre de James Agee et Walker Evans, dont la collection Terre humaine a publié en 1972 la première traduction, prélude à une carrière internationale. Depuis la parution des deux premiers titres en 1955, les Derniers Rois de Thulé, de Jean Malaurie lui-même, et Tristes Tropiques, de Claude Lévi-Strauss, chaque ouvrage a servi d’instrument pour la défense des minorités contre le mépris et l’injustice, le but étant d’exprimer le témoignage le plus véridique sur une société ou un groupe humain, d’atteindre au noyau dur de l’Esquimau, du Bédouin, du petit Blanc de l’Alabama ou de la coiffeuse japonaise. Définie par Jacques Lacarrière comme un melting-pot de toutes les expériences et les regards possibles, Terre humaine a donné la parole à des chercheurs illustres et à de parfaits inconnus. Tous, outre le souci de rendre compte de l’essentiel, ont en commun avec le fondateur de la collection dont on fête aujourd’hui le cinquantenaire un fort caractère. En présence du réalisateur

-  Le collier de Patalia
de Yvon Gérault
(52mn, 2003, ARTE, co produit par : ARTE France / IDEALE AUDIENCE)
Symbole du faste dans lequel vécu Bhupindar Singh, le collier de Patiala comptait 2 930 diamants. A travers l’histoire de ce joyau, disparu, puis restauré, Yvon Gérault raconte les derniers feux de l’Inde des maharajahs.

-  Le poète des pauvres
de Sandrine Leonardelli - Georges PINOL
Quand les lumières s’allument dans les rues du vieux Récife, Lampion se met au travail. Lampion est une figure de la nuit à Récife. Il est vendeur ambulant de cordels, des petits poèmes qu’il déclame aux touristes et à quelques habitués. Dans le foisonnement poétique du Brésil, le cordel est l’un des genres les plus anciens et les plus attachants : ses thèmes sont généralement drôles et salaces, avec souvent en toile de fond une description de la dure vie des paysans du nord-est brésilien. Pour replonger dans les sources de cet art littéraire, il faut s’éloigner de la capitale pour aller dans les campagnes, à la rencontre des derniers poètes cordel.

-  Léo, la-haut
de Erwan et Tangui Kermarec
(30mn, 2005, production Contrechamp Brest)
Ce documentaire retrace la dernière expédition au Népal de Léo Pavelic, jeune montagnard de 13 ans et de deux de ses copains d’enfance. De son côté Léo avait comme objectif de faire du télémark sur un glacier mais pour Zeno, son ami breton, ce fut vraiment une première en haute montagne. Ce film a été tourné en octobre 2004, juste avant que le pays ne devienne complètement inhospitalier aux touristes du fait de la guérilla maoïste. En présence des réaisateurs

-  Les Groenlandais et le Danemark ; Nunarput notre terre
de Jean Malaurie
(56mn, 1981, production Ina / Antenne 2)
Ce document est un plaidoyer en faveur d’une ethnie menacée de disparition : les esquimaux du Groenland. Il dénonce par des images chocs et un commentaire virulent, la colonisation depuis deux siècles par le Danemark d’un peuple peu à peu dépossédé de son identité, de sa culture. Complété par de nombreux témoignages de Groenlandais et de Danois...Par delà cet antagoniste, le film nous fait aussi vivre dans les villages du nord, défenseurs du mode de vie traditionnel. Plus loin encore, c’est Thulé ou des images de course en traîneau évoquent, pour terminer, les expériences de Rasmussen

-  Les hommes du Labici B
de François Chilowicz
(79mn, 2003, Agat Films & Cie / Yenta Production / Arte / Images Plus)
Le LABICI B est un cargo comme les autres, ni pire, ni meilleur, battant pavillon de complaisance, aux ordres d’un armateur peu scrupuleux... Son équipage est composé de 11 hommes représentant 7 nationalités. Faisant route vers Béjaïa, en Algérie, pour livrer une cargaison de sucre, les hommes du LABICI B ne savent pas encore que ce voyage sera le dernier. Leur navire sera saisi par des créanciers européens et l’armateur préfèrera disparaître plutôt que de payer ses dettes, abandonnant son équipage, sans salaire ni nourriture, ni billets de retour ! Si le LABICI B était en perdition au large, les secours terrestres se mobiliseraient. Mais dans le port de Béjaïa, il n’y a personne pour sauver l’équipage. Après 6 mois d’une attente aussi incertaine qu’humiliante, les hommes du LABICI B s’inclinent devant l’évidence : le marin est insignifiant aux yeux du monde. Projection suivie d’un débat avec le réalisateur

-  Les indes noires
de Marcel BLUWAL, adaptation : Marcel MOUSSY
(1h30, noir et blanc, 1964, Production Ina / ORTF)
Avec Alain MOTTET, André VALMY, Georges POUJOULY
Adaptation par Marcel Moussy d’un des romans les moins connus de Jules Verne. En Ecosse, sur le carreau de la mine d’Aberfoyle, l’ingénieur James Starr fait ses adieux, le gisement de charbon étant épuisé. Dix ans plus tard, on retrouve dans la mine désaffectée un ancien contremaître installé là avec sa famille. Simon Ford est, en effet, persuadé que la mine revivra un jour.

-  Les ouvriers du Ring
de Aline Mortamet
(53mn, France 3 Ouest)
Saint-Nazaire, c’est un concentré de rythme, de souffle, de violence et d’espoir, de luttes et de combats. Ici, chaque victoire sociale ou sportive s’arrache à la force du poignet. Cette énergie très nazairienne est le moteur du documentaire ... où l’on découvre comment les paquebots, les rings et les docks ont toujours mêlé leurs histoires et leurs espoirs. Un bateau se construit, un boxeur émerge, un combat se gagne... Le documentaire fait revivre la chaleur et l’émotion des grands défis de la belle époque, avec les Souchard, Colin, Diallo, et Lemaître, tous revenus sur leurs terres nazairiennes pour rester dans l’odeur du ring. Il suit aussi les Cazeaux, père et fils, ex champions d’Europe mais toujours dans le match.

-  Les repentistes
de Régis MICHEL - Christian AUXEMERY
(12mn, Co production IMAGES TV-France 3)
C’est une place sans nom, sous un pont d’autoroute, longée par des bâtisses en ruine. Déserte en semaine, elle est noire de monde le week-end. Ici se tient la Feria de Sao Cristovao, le marché des Nordestins. On vient y faire ses courses, acheter la carne del sol, la viande séchée au soleil de Pernambuc, danser au rythme des orchestres de foro ou écouter les rimes des poètes repentistes. Miguel et Azulan sont de ceux là. Exilés du Nordeste depuis des décennies, ils promènent leurs guitares de mariages en baptêmes, de concerts en marchés. Les deux hommes sont présents à toutes les réunions des Nordestins de la région de Rio et n’ont jamais manqué la feria de Sao Cristovao. Poètes de l’instant, chantres de l’exil et de la saudade, ils improvisent leur vie comme leurs poèmes : loin, si loin de leur Nordeste natal.

-  Les secrets du Karakoum
de Marc Jamplosky
(52mn, coproduction Gedeon Programmes ARTE)
Il a fallu plus de dix années de fouille à une équipe d’archéologues italiens, russes et turkmènes pour prouver l’existence de la Civilisation des Oasis. La Civilisation des Oasis... totalement inconnue jusque-là, rayonnait au quatrième millénaire avant Jésus-Christ depuis le désert du Karakoum, au Turkménistan. Une civilisation qui bâtissait des villes et cultivait ces zones arides, qui produisait des objets d’une extraordinaire finesse et commerçait avec les peuples de la Mésopotamie et de l’Indus. Une civilisation dont on connaît aujourd’hui l’existence mais qui demeure, pour l’essentiel, encore mystérieuse. Alors, quelle était la vie de son peuple ? Quelles étaient ses coutumes et ses rites ? Comment s’habillaient les hommes et les femmes ? Que mangeaient-ils ? Quelle langue parlaient-ils ? Maîtrisaient-ils l’écriture ? Qui étaient leurs dieux ? Comment et où les honoraient-ils ? Mais aussi, comment ces cités du désert étaient-elles organisées ? Quelles relations entretenaient-elles entre elles ? Quel était le système politique ? Enfin, d’où venait-il ce peuple du désert ? Est-il remonté des confins de l’Orient ? A-t-il des attaches avec les populations de la grande Mésopotamie ? Serait-il le produit de cette migration légendaire qui, en des temps très anciens, aurait ouvert la route de la soie ? Ce film nous permet de comprendre le mode de vie de cette population, de révéler son organisation sociale et politique, de découvrir l’architecture et les richesses de ses cités, de lever le mystère de ses origines.

M

-  M comme Mirage
de Emmanuelle Han
(52mn, 2004, Production Bonne Pioche)
Le temps d’un circuit dans le désert du Ténéré, au Niger, une double rencontre s’installe dans un huis clos : celle d’un groupe de touristes et des touaregs qui les accompagnent, dont M, guide du Sahara et guide du film ; celle de M et de la réalisatrice qui, avec son équipe de tournage, filme le voyage. Un but et un obstacle les réunissent : la rencontre et l’image. Image-fantasme, image-stérérotype, image-vitrine, image-bouclier qui à la fois nous protège et nous enferme. A la recherche de l’autre, chacun des personnages se retrouve confronté au mur invisible de l’image, sa propre image ou celle du film. Tout au long du film, M et la réalisatrice interrogent l’illusion de la rencontre, tournent autour de l’image et se rapprochent, quelque part au-delà du miroir : c’est par le son, toujours en off, que leur voix transmettront l’existence d’une rencontre.

-  Manouche i vago
de Mohamed Siad (1h20, Sélection Fipatel Biarrizt 2005)
Blaireau Moumouc et leurs enfants vivent dans des roulottes tractées par des chevaux, perpétuant un mode de vie ancestral. Ces gitans nomades nous transportent dans un mode de vie où l’organisation de la famille, la fabrication et la vente de paniers, la recherche d’emplacements pour les chevaux, alimentent leur quotidien où la bonne humeur règne, malgré les difficultés de subsistance. Surgissent dans ce documentaire, les questions que soulève cette "marginalité" dans un monde qui organise, uniformise et privilégie la vitesse et le rendement.

-  Massaï, les guerriers de la pluie
de Pascal Plisson
(1h34, 2004, Avec Ngotiek Ole Mako , Paul Nteri Ole Sekeman , Parkasio Ole Muntet)

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Massaï, les guerriers de la pluie

Le passage d’un groupe d’adolescents à l’âge adulte. Confrontés à une sécheresse qui met en péril la pérennité de leur peuple, les anciens sont convaincus d’être victimes d’une malédiction du Dieu rouge, le Dieu de la vengeance. Suite à la mort de leur chef de guerre, ils sont obligés de former à la hâte une nouvelle génération de guerriers, aussi inexpérimentés que vaillants, qu’ils chargent de traquer un lion mythique, Vitchua, incarnation du Dieu rouge, et de ramener sa crinière. Ainsi seulement le sortilège pourra-t-il être brisé. Projection suivie d’un débat avec le producteur du film

-  Massaï, les guerriers de la pluie
de Pascal Plisson
(1h34, 2004, avec Ngotiek Ole Mako , Paul Nteri Ole Sekeman , Parkasio Ole Muntet)
Le passage d’un groupe d’adolescents à l’âge adulte. Confrontés à une sécheresse qui met en péril la pérennité de leur peuple, les anciens sont convaincus d’être victimes d’une malédiction du Dieu rouge, le Dieu de la vengeance. Suite à la mort de leur chef de guerre, ils sont obligés de former à la hâte une nouvelle génération de guerriers, aussi inexpérimentés que vaillants, qu’ils chargent de traquer un lion mythique, Vitchua, incarnation du Dieu rouge, et de ramener sa crinière. Ainsi seulement le sortilège pourra-t-il être brisé. Projection suivie d’un débat avec le producteur du film

-  Maurice Leblanc (1864-1941) à l’ombre de Lupin
de Nicole Berkmans
(45’, 1997, Collection Un siècle d’écrivains Production Ina)
Mars international production Essentiellement composé d’images d’archives, ce documentaire retrace intégralement la vie de l’écrivain avec en illustrations des citations de ses œuvres (Samuel Labarthe). Ce film est, bien entendu, très axé sur le personnage d’Arsène Lupin, son succès et son influence sur son auteur.

-  Ménilmontant, Agadez d’une école à l’autre
de Luc Federmeyer
(52mn, 2004, Sombrero productions avec la participation de TV5 Monde)
Au Niger, l’éducation des enfants est une question de survie pour les Touaregs qui veulent, d’une part continuer la vie traditionnelle des pasteurs nomades dans les montagnes de l’Aïr, et, d’autre part, participer activement aux nouveaux enjeux de la société. En France, des élèves de plus en plus nombreux sont confrontés à l’échec scolaire et à la perte des repères éducatifs. A Paris, au collège Jean Baptiste Clément, en Zone d’Education Prioritaire, Chloé, Arnaud, Jennifer, Vivien et Laora semblent retrouver le goût d’apprendre car depuis un an, ils se passionnent pour une autre école : l’école nomade touareg de Galélo, près d’Agadez. Après deux ans d’efforts, réunis en association junior, ils ont réussi à aller partager la vie du campement de leurs correspondants touaregs au fin fond du désert nigérien. Ce film est l’histoire de leur rencontre. A leur retour, leur vision de l’école a t’elle évolué

-  Mon voisin Totoro
Manga de Hayao Miyazaki (1h26, 1988)
Gaumont Buena Vista International (GBVI)

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Mon voisin Totoro

Deux petites filles viennent s’installer avec leur père dans une grande maison à la campagne afin de se rapprocher de l’hôpital ou séjourne leur mère. Elles vont découvrir l’existence de créatures merveilleuses, mais très discrètes, les totoros.
Le totoro est une créature rare et fascinante, un esprit de la forêt. Il se nourrit de glands et de noix. Il dort le jour, mais les nuits de pleine lune, il aime jouer avec des ocarinas magiques. Il peut voler et est invisible aux yeux des humains. Il existe trois totoros : O totoro (gros), chu totoro (moyen) et chili totoro (petit).

-  Mondovino
de Jonathan Nossiter (2h15, 2004, Production : Goatworks Films & Les Films de la Croisade Distribution : Diaphana Distribution www.diaphana.fr)

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Mondovino

Depuis les tout-puissant milliardaires de Napa en Californie, en passant par les rivalités entre deux dynasties aristocratiques florentines, jusqu’aux batailles de trois génnérations d’une famille bourguignonne, qui résiste pour conserver ses quelques hectares de vignes, ‘Mondovino met en scène sur trois continents la saga des successions dans le monde du vin.

-  Monsieur Dish Wallah et les 40 télés
de Alain Lasfargues (59mn, Co produit par ARTE France / AVIDIA FILMS)
Depuis l’apparition des dish-wallah, ces brillants bricoleurs de paraboles, on estime que 150 millions d’Indiens ont désormais accès aux émissions satellites. Une révolution audiovisuelle. Jusqu’en 1990, l’Inde ne possédait qu’une seule chaîne de télévision nationale

N

-  Nicolas Bouvier, 22 hospital street
de Christophe Kuhn
(79mn, 2005, Narration : Jean Luc Bideau)
Au terme d’un voyage de deux ans à travers les Balkans, la turquie, l’Iran et la moitié de l’Asie, l’écrivain et photographe genevois Nicolas Bouvier arrive en 1955 dans une petite localité située à l’extrémité sud du Sri Lanka. La chance qui l’a accompagné jusqu’à là l’abandonne. Dans cette ville fantôme qui semble n’être peuplée que de démons, de tambours et d’insectes, le jeune homme de 26 ans est confronté à une immobilité telle qu’il ne l’a jamais connue à ce jour. Pendant 9 mois il est forcé de constater que son voyage est au point mort, sans savoir pourquoi. Durant ce séjour, il se passe en lui quelque chose qui va bouleverser le cours de son existence. Le film entreprend de partir sur les traces de Bouvier et de découvrir ce qui est arrivé à l’époque sur l’Ile du Sourire. Peu à peu, on comprend que ce mystérieux séjour au Sri Lanka a été décisif pour la suite du parcours de photographe et auteur genevois et qu’il est le point de départ et la pierre angulaire de sa conception du voyage en tant que leçon d’humilité.

-  Novgorod, lettres du Moyen Age
de Marc Jampolsky
(52mn, coproduction Gedeon Programmes ARTE, en association avec SBS - TV Australia TFO-TVONTARIO Channel 4 France 5, avec la participation du Centre National de la Cinématographie de la PROCIREP et de l’ ANGOA)
Située au nord-ouest du pays, sur la rivière Volkhov, Novgorod est l’une des plus anciennes villes de Russie. Et l’une des rares à avoir échappé à la destruction lors des invasions mongoles. Ainsi, elle conserve intactes ses cathédrales et icônes des X°, XI° et XII° siècle qui attestent d’un passé prestigieux. Mais Novgorod est aussi un site archéologique unique au monde : son sous-sol recèle des milliers de lettres écrites sur des écorces de bouleau et qui témoignent de la vie des habitants à l’époque médiévale !Ce sont, par exemple, les journées d’Oliséi Gretchine, peintre de fresques et d’icônes qui laissa de véritables chefs-d’œuvres dans les églises de la ville. C’est la fin tragique de Boris, parti un jour en voyage sans jamais revenir auprès de Nastassia. Ce sont les difficultés des villageois de Maître Yakov. C’est l’histoire d’amour de Mikita et de Anne. Grâce à des lettres venues de l’an mil, c’est la mémoire intime de la plus prestigieuse des villes de la Russie médiévale qui est en train de renaître. Pour la première fois, ces extraordinaires découvertes font l’objet d’un documentaire. En suivant le chantier de fouilles qui, depuis quarante ans, se déroule rituellement au mois d’août (question de climat), nous partons à la rencontre des habitants du passé qui vont, eux-mêmes, nous raconter le destin exceptionnel de la ville. Et faire revivre Novgorod quand elle était le centre d’un état aux principes républicains qui développa comme nulle part ailleurs le commerce et les arts

P

-  Paol Keineg, Quimerc’h 2004
de Bernadette Bourvon
(26mn, 2004, co-production France 3 Ouest - Aligal Production)
Projection suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Depuis ses engagements politiques à l’UDB, Union Démocratique Bretonne, et le succès de sa pièce de théâtre Le Printemps des Bonnets Rouges en 1972, Paol Keineg a choisi les Etats Unis et l’enseignement universitaire. A l’occasion d’un congé dans son pays de Quimerc’h dans le Finistère à l’hiver 2004, Paol Keineg raconte sa vie d’exilé volontaire, l’exigence de l’écriture, poésie et théâtre, et pose à l’aube de ses 60ans, un regard tendre mais sans concession sur sa terre natale. Entre lectures et réflexions, rien ne vient perturber la parole unique d’un homme qui se livre pour la première fois devant une caméra de télévision.

-  Paul dans sa vie
de Rémi Mauger (1h40, Fipa d’argent 2005)

-  Pelé, Garrincha : Dieux du Brésil
de Jean Christophe Rosé
(1h21, 2002, co produit par ARTE France / AUDIOVISUEL MULTIMEDIA INTERNATIONAL)
Au pays de la Samba, le football se danse, se glorifie. Ce montage d’archives exceptionnel retrace l’épopée des dieux du foot : Pelé et Garrincha, idoles du peuple brésilien et instrument des dirigeants du pays.

-  Pompon (26mn, JPL Prod)

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Pompon

-  Portrait de Olivier Roellinger
de Paul Lacoste (52mn)
Le terroir d’Olivier Roellinger, c’est la mer, la Bretagne. La mer si proche, la Manche que l’on voit depuis les fenêtres du restaurant, ses coquillages, ses marées, ses algues, ses lunes qui tranquillement rythment le temps et la cuisine. Et la mer si loin, l’outre-mer, l’au-delà des mers, corsaire, dangereuse, sur la route des épices

-  Portrait de Enki Bilal
de Claude VENTURA, Alain FLEISCHER, Edgardo COZARINSKY, Guy GIRARD, Jean-Pierre LIMOSIN, Jérôme DE MISSOLZ
(72mn, 2001, Gloria Films / ARTE France)
A travers le portrait d’une personnalité culturelle, "La Revue" tisse des liens, propose des passages originaux vers d’autres créateurs et d’autres disciplines. Inventeur d’univers violents et sensuels, raconteur d’histoires angoissantes et fantastiques, Enki Bilal, le grand dessinateur de BD, explore, avec la complicité d’autres créateurs contemporains, les thèmes de la violence, de la peur, de la guerre aujourd’hui. Dessinateur et réalisateur de talent, Enki Bilal est internationalement connu pour ses albums de bande dessinée. De sa première trilogie Nikopol au Sommeil du monstre, paru en 1998, il a créé un univers de science fiction des plus impressionnants, où se donnent à lire la résurgence d’antiques mythologies, la violence des conflits balkaniques mais également une grande sensualité. Au fil d’une rencontre généreuse, Enki Bilal dénoue l’écheveau de ses obsessions et de ses passions. Son oeuvre entre en résonance avec l’univers d’autres artistes : Angelin Prejlocaj (auteur d’une vingtaine de chorégraphies dont sept sont actuellement au répertoire), Panamarenko (un des plus grands plasticiens belges contemporains), Harmony Korine (cinéaste et plasticien américain, auteur du film culte Gummo) et Will Self (écrivain anglais). Cette émission confirme par ce nouveau parcours européen sa passion pour l’art en train de se faire et de s’inventer, et son désir, à chaque fois, de raconter une seule histoire prise en charge par différents narrateurs.

R

-  Rue Roger Vercel
de François Pahun (52mn, France 3 Ouest)
France 3 Ouest vous invite à découvrir l’univers passionné et passionnant de Roger Vercel, auteur d’une vingtaine de romans qui nous ramènent toujours en Bretagne et plus particulièrement sur les bords de la Rance. Originaire du Mans qu’il quitta en 1921 pour devenir professeur des écoles, il passa sa vie à Dinan où il enseigna de nombreuses années avant de se consacrer à l’écriture. Jean- François Pahun, pour France 3 Ouest, retrace la vie de ce professeur de latin tombé amoureux de la mer et qui devint écrivain. Célèbre personnage qui obtint le prix Goncourt grâce au "Capitaine Conan", Roger Vercel n’en fut pas pour autant un écrivain célèbre. Trop souvent classé parmi les écrivains régionalistes de l’entre-deux guerre, Roger Vercel n’a pas atteint ce que Jean-François Pahun, auteur de ce documentaire, appelle “le Paradis des écrivains”.

S

-  Salut les vieux frères !
de Alain Gallet
(52mn, coproduction France 3 Ouest /Aligal productions )
“Je connais Patrik Ewen, Melaine Favennec et Gérard Delahaye depuis près de 30 ans ! Ils font partie de ces quelques artistes bretons que j’ai pu côtoyer professionnellement de nombreuses fois et qui sont devenus au fil des ans de véritables amis. Notre relation amicale est, je crois, le socle du film. Une phrase de Jeanne Moreau, extraite des dialogues du film de François Turffaut “Jules et Jim”, pourrait assez bien résumer l’esprit qui m’a animé en abordant ce projet : “Jules pense que vous avez une grande carrière devant vous, mais pas forcément spectaculaire”. En fait, il s’agissait pour moi de revenir sur une forme de paradoxe de l’artiste qu’ils incarnent parfaitement : trois carrières incontestablement très "riches", sans qu’aucun d’entre eux n’ait véritablement rencontré pour autant ce qu’il est convenu d’appeler la "célébrité". Patrik Ewen, Gérard Delahaye et Melaine Favennec, sont de ces artistes humainement très “forts” qui vivent intensément une carrière, loin des strass et des paillettes. Tous les jours, ils sont sur la route. Des petites salles, des moyennes. Parfois, des plus grandes. Ils sont la vie musicale régionale. A 55 ans, comment voient-ils leurs débuts, leurs parcours, leurs carrières ? S’agit-il d’un échec ou au contraire, d’une autre réussite ? S’agit-il d’enfouir des blessures au jour le jour ou de se construire différemment ? Je savais “l’humanité” de ces trois “vieux frères” et combien un retour sur leur parcours pouvait générer une parole de qualité... qui traverse tout le film.

-  Slam, sauvage
de Julien et Julie Renucci (40mn)
En présence des réalisateurs

-  Son pays est une prison
de François Rosolato
(1h20, 2004, coproduction Paris-Barcelone Films et Images Plus avec la participation du CNC et le soutien de la CST)
Comment font les Birmans pour continuer à vivre sous une dictature qui, depuis deux générations, toute forme d’espoir ? Le fleuve Iraouaddy apparraissent les traces de la résistance d’un peuple privé de son guide, Aung San Suu Kyi, - Prix Nobel de la Paix - sauvagement attaquée et mise au secret. Les voix intérieures de l’exil racontent les souffrances d’un pays meurtri.

-  Soudan entre guerre et paix
de Karel Prokov
(26mn, 2004 Co production Constance Films & Arte)
Le Soudan, l’ancienne et mythique Nubie, est le théâtre de la guerre civile la plus longue et la plus meurtrière du continent africain. Depuis plus de vingt ans, les forces gouvernementales et l’Armée de Libération des Peuples du Soudan (SPLA) s’affrontent au sud du pays dans une lutte qui a déjà causé plus de deux millions de morts, victimes des combats et de la famine qu’ils ont engendré. Quelles sont les causes de ce conflit qui oppose la communauté arabe et musulmane du Nord aux ethnies noires du sud, en majorité chrétiennes ou animistes ? S’agit-il d’un conflit religieux, ethnique, culturel ou social ? Et quelles sont les chances des pourparlers, commencés il y a deux ans, pour mettre fin à cette guerre sans vainqueurs ni vaincus ? En cherchant les réponses à ces questions, Karel PROKOP a parcouru le Nord du Soudan, côté gouvernemental, comme le Sud, en compagnie des rebelles, puis a accompagné une mission internationale - JOINT MILITARY COMMISSION - chargée de faire respecter les accords du cessez-le-feu dans les Monts Nouba. Parcourant ce territoire à bord de vieux hélicoptères ukrainiens, ces militaires sans armes organisent les rencontres entre les deux camps, tentent de restaurer la confiance qui régnait jadis entre les tribus. "C’est la première fois que je vois un soldat du gouvernement autrement qu’au bout de mon fusil et que je peux parler avec lui", confie, incrédule, l’un des rebelles tandis que son ennemi d’hier renchérit : "Nous souhaitons tous que la paix revienne - et pas seulement dans les Monts Noubas mais dans tout le Soudan". Projection suivie d’une rencontre avec le réalisateur

-  Sur les pistes des Nabatéens, de Pétra à Hégra
de Bernard George
(52mn, 2004, coproduction Gédéon Programmes, Arte, France 5, en association avec Channel 4 SBS Ministère de la recherche SRC Avec la participation du Centre National de la Cinématographie de la PROCIREP et de l’ ANGOA)
Longtemps considérée comme une nécropole, la cité de Pétra disparaîtra, pendant plusieurs siècles au profit de ses morts. Pourtant, les preuves affleurent et ne demandent qu’à témoigner de l’existence de cette ville, bien vivante, où s’installe, dès le 4e siècle avant JC, un peuple de caravaniers, les Nabatéens. Depuis quelques années, plusieurs équipes internationales, ont entamé de nouvelles fouilles sur ce site exceptionnel. Les archéologues se sont, cette fois-ci, attaqués au centre ville de Pétra où ils mènent un vaste programme de recherches. L’enjeu est de comprendre comment ce peuple autrefois nomade est devenu sédentaire et a choisi un programme architectural digne des grandes cités hellénisées comme Alexandrie ou Pergame. Mais 170 ans de recherches ont apporté plus de questions que de certitudes. Car que sait-on vraiment de ce peuple de caravaniers dont on dit qu’il dominait un territoire allant d’Arabie Saoudite au sud de la Syrie ? Quels étaient leurs modes de vie et leurs coutumes dans ces régions, devenues aujourd’hui, arides et désertiques ? Aujourd’hui, ces vestiges sont d’une importance capitale pour remplir une nouvelle page de l’histoire des Nabatéens. 142 tombeaux, des lieux de culte et les traces inattendues d’une véritable ville ont été repérés. Le film retrace la quête passionnante de ces chercheurs sur la piste d’une civilisation mal connue, qui pourtant domina l’Arabie pendant plusieurs siècles.

T

-  Tiken Jah Fakoly : mon pays va mal
de Eric Mulet et Sylvain Taillet
(52mn, Bonne Pioche)

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Tiken Jah Fakoly : mon pays va mal

Portrait de Tiken Jah Fakoly : chanteur ivoirien, artiste de reggae africain et porte-parole des laissés pour compte. Nous allons le suivre au fil des journées de sa tournée à travers toute La Côte dIvoire et tenter de comprendre son combat lors dun voyage dans lancien Empire Mandingue aux confins de La Côte dIvoire, du Mali et de la Guinée

U

-  Un ethnologue en Papouasie Occidentale
de Stéphane Breton (coproduction : ARTE France, Les Films d’Ici)

-  Un comédien lit un auteur : Charles Vanel lit Jules Verne
de Paul André Picton
(Ina, 60mn, couleur, 1979, Ina/ORTF)
Avec Charles VANEL, Olivier RIOM, Mathieu GAUVRIT
A travers la lecture de textes inédits de Jules Verne par un comédien, l’émission s’efforce de mettre en lumière ce qui a contribué à faire de l’homme, le grand écrivain que nous connaissons. Les lectures des correspondances et des poèmes, par Charles Vanel, sont entrecoupées d’interventions de Luce Courville, conservateur à la bibliothèque municipale de Nantes. Des saynètes mettant en scène des anecdotes concernant l’enfance de l’auteur, montrent que les histoires des Voyages extraordinaires existaient déjà dans l’esprit de ce petit garçon aventurier et rêveur.

-  Un monde moderne
de Sabrina Malek et de Arnaud Soulier
(84mn, 2004 Production Les Films de Mars / VLR Productions, en partenariat avec le Centre de Culture Populaire de Saint-Nazaire, avec le soutien de la Mairie de Saint-Nazaire et le CNC)
Depuis quelques années, les Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire ont mis en place une nouvelle organisation du travail afin de baisser les coûts de production. Le principe est de faire massivement appel à la sous traitance et à l’intérim. Parallèlement à la construction du plus grand paquebot du monde, le Queen Mary 2, les salariés des chantiers nous racontent comment ils vivent cette précarité organisée. Quelles conséquences cette réorganisation induit-elle au niveau individuel et collectif ? Quels changements implique-t-elle dans les conditions et les rapports au travail ? Film réalisé suite à un accueil en Résidence des cinéastes Sabrina Malek et Arnaud Soulier à Saint Nazaire dans le cadre d’un projet du Centre de Culture Populaire. Projection suivie d’une rencontre avec les réalisateurs

-  Une suisse rebelle : Annemarie Schwarzenbach 1908/1942
de Carole Bonstein
(2000, 56mn, Troubadour Films, Les Acacias / TSR / Arte)
Basé sur des images d’archives inédites, ce premier film sur Annemarie Schwarzenbach, dresse le portrait de cette femme issue d’une famille de très riches industriels zurichois qui ne cachaient pas leurs sympathies pour l’ordre nazi. Ecrivain, journaliste, reporter-photographe, Annemarie Schwarzenbach se rebelle contre son milieu. Fuyant la Suisse et la réalité, elle parcourt le monde en dénonçant les fascismes européens comme l’exploitation des ouvriers américains.

V

-  Voyages, Voyages : Sao Paolo
(43mn, 2000, co produit par ARTE France / AUDIOVISUEL MULTIMEDIA INTERNATIONAL PRODUCTION)
Sao Paolo, ressemble aux grandes villes d’Amérique du Nord. Les zones résidentielles contrastent de façon frappante avec les favelas où vivent les habitants les plus pauvres. Plus surprenants, les quartiers japonais, italien ou arabe : la ville accueille depuis longtemps de nombreux migrants.

-  Voyageurs étonnés
de Emmanuel Raynal (30mn)
La veille de la quinzième édition, "Voyageurs étonnés", est une plongée dans l’évolution de la manifestation, mais surtout par là-même dans l’évolution de la littérature d’évasion, de la civilisation et de la culture. A travers les propos des organisateurs ( Michel Le Bris, Maëtte Chantrel...), d’éditeurs ( Rubinstein, Fromental, Raynal...), d’auteurs ( Daeninckx, Deniaux, Chamoiseau, PPDA....), à travers des plans larges sur les différentes animations et les coulisses, découverte de la singularité d’un festival qui dit le monde. En présence du réalisateur

-  Voyages, Voyages : Bahia
de Serge Moati
(40mn, ARTE ,Co produit par ARTE France / MK2 TV)
Bahia, reine africaine du Brésil. Le réalisateur raconte Bahia à la première personne. Ses habitants aux peaux métissées préparent le carnaval. Le réalisateur termine son tour de ville en passant un après-midi avec une voyante possédée par une divinité africaine qui distribue ses conseils aux adeptes de toutes les religions.

Y

-  Yvon Cassar, toute la musique que j’aime
de Christian Lejalé (52mn, France 3 OUEST)
Orchestrateur et arrangeur de Goldman, Céline Dion, Aznavour, Obispo, réalisateur des albums de Nougaro ou Pagny, Yvan Cassar est aussi le directeur musical des grands shows de Johnny Hallyday et des tournées de Mylène Farmer. Agé de 37 ans, ce jeune surdoué de la musique est également l’une des étoiles montantes de la musique de film. La partition qu’il a écrite pour L’Odyssée de l’espèce a été unanimement et internationalement saluée et lui a valu d’être nommé aux Victoires de la musique. Il a signé ou collaboré pour le cinéma à Loulou Graffiti, Les Visiteurs, Le Brasier, et a également écrit plusieurs musiques de téléfilms et des partitions pour le théâtre et la scène. Tourné pendant 10 semaines, réparties sur un an et quatre continents, nourri de documents inédits sur sa collaboration avec les artistes les plus renommés, le documentaire Toute la musique que j’aime montre les coulisses de la musique et la vie d’un compositeur d’aujourd’hui qui s’inscrit déjà comme l’égal des plus grands, et défend la musique la plus belle musique qui soit, celle qui chante la vie.