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DE CAUNES Georges

France

Imarra (Hoëbeke, 1999)

Georges de Caunes est né en 1919 à Toulouse. Il était l’époux de Jacqueline Joubert, le père de l’acteur et présentateur de télévision Antoine de Caunes et le grand-père de l’actrice Emma de Caunes. D’un premier mariage avec l’écrivain Benoîte Groult, il eu deux filles. Licencié en droit de la faculté de Toulouse, il avait entamé sa carrière comme journaliste à la Radio diffusion française en 1944, puis à Paris Match, Europe 1, France Inter. Il a effectué des grands reportages en Amazonie et dans l’archipel des Marquises où il est resté seul sur l’île d’Eiao pendant un an, de 1962 à 1963. Il a présenté le journal télévisé de 1963 à 1966. De 1975 à 1979, il dirigea le service des sports de TF1.

On se souvient donc de l’aventurier des débuts de la télévision française, mais on oublie souvent que Georges De Caunes fut aussi un aventurier tout court. Jeune journaliste, il accompagna en effet la première expédition polaire de Paul-Emile Victor, aventure dont il ramènera un livre émouvant, Imarra (Hoëbeke), mêlant récit de voyage et autobiographie.

Il est décédé à La Rochelle à l’âge de 85 ans, en 2004.


Bibliographie :

  • Imarra (Hoëbeke, 1999)
  • Rendez-vous avec Jacqueline Joubert : album de famille (Denoël, 1996)
  • Ma part des choses (1990)
  • Histoires d’o-tomobiles (Solar, 1969)
  • Télévisas (Solar, 1966)
  • Les Coulisses de la télévision (1961)
  • Tahiti ou la joie de vivre (Pierre Horay, 1957 - avec Bernard Borderie)

Résumé de Imarra :

En 1948, j’accompagne la première mission Paul-Emile Victor au Groenland, en tant qu’envoyé spécial de la Radiodiffusion. Au sortir de la guerre, je brûle d’impatience de tout vivre, de tout découvrir. Aux côtés de mes compagnons, Samivel, Michel Pérez, Jean Malaurie et autres scientifiques ou aventuriers, je découvre un pays " plus secret que le Tibet ". De retour à Paris, je débute une autre aventure : la télévision, et partage dans l’île Saint-Louis une joyeuse bohème avec les grandes signatures de la presse parisienne. Mais l’appel du Grand Nord est le plus fort : en 1949 et surtout en 1951, je repars pour une nouvelle expédition avec l’équipe de Paul-Emile Victor : la traversée d’est en ouest du Groenland par 70° de latitude nord... " Parce que, si partir, c’est mourir un peu, il y a une façon de mourir tout à fait qui est de rester chez soi en attendant la mort ". (Georges de Caunes)

Groenland 51

Groenland 51

(Georges de Caunes, 26’) -

Le 25 avril 1951, Georges de Caunes embarque sur le Skallabjörn, bateau norvégien, à Rouen, avec une caméra 16 mm rachetée à Paul-Émile Victor. Il accompagne l’équipe de scientifiques pour la 3e expédition polaire française, dirigée par Gaston Rouillon. Ils font d’abord escale en Écosse puis en Islande « la terre des rêves ». Georges de Caunes visite Reykjavik en compagnie de Robert Guillard et de deux islandaises. Ils arrivent enfin sur la côte Nord du Groenland, point de départ pour « la marche vers la glace ». M. de Caunes appartient au groupe qui fait route vers la côte Est pour rejoindre la Station Centrale. Il filme et raconte avec précision, la vie quotidienne sur la glace, le voyage par mauvais temps, les ennuis mécaniques…
L’expédition quitta le Groenland le 26 septembre 1951, à bord du Polaris.
Suivi d’une rencontre avec Georges de Caunes

Irmarra, aventure Groenlandaise

Hoëbeke - 1998