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ELALAMY Youssouf Amine

Maroc

Amour nomade (La croisée des chemins, 2013)


L’écriture, chez Youssouf Amine Elalamy, se caractérise par une constante recherche esthétique ; attiré par la mise en image des mots, il déclare aimer "l’idée d’un livre qui se donne en spectacle".
Né en 1961 à Larache, au Maroc, il publie son premier livre, Un Marocain à New-York, en 1998. Celui-ci s’inspire de ses années d’études passées aux Etats-Unis. Publié à son retour à Rabat, son récit connaît un succès retentissant. Deux ans plus tard, il marque à nouveau les esprits avec la publication du roman Les Clandestins (Eddif, 2000) mettant en scène le destin tragique de treize immigrants traversant la Méditerranée. Son récit remporte le Prix Grand Atlas en 2001, décerné par l’ambassade de France au Maroc. Changement de décor avec son dernier ouvrage, Amour nomade (La Croisée des Chemins, 2013), conte poétique narrant la rencontre de trois personnages réunis par l’écriture.

Enseignant en stylistique et en médias à l’université de Kénitra, Elalamy est également l’auteur de plusieurs articles sur l’image, la photo ou encore la mode, parus aussi bien dans la presse nationale qu’internationale.
Si la double-culture et le voyage vers l’inconnu reviennent fréquemment dans ses textes, il se plaît par ailleurs à expérimenter autour de l’écrit, refusant les étiquettes de genre littéraire. Autant artiste qu’auteur, il associe fréquemment ses ouvrages à des projets artistiques ; il a ainsi donné vie, en collages, aux 50 personnages qui peuplent son roman Miniatures (Hors-Champs, 2004).

Écrivain francophone, il est aussi l’auteur d’un des premiers romans écrits entièrement en darija (l’arabe dialectal marocain), Tqarqib Ennab (Khbar Bladna, 2005), qui fut adapté et joué par le Théâtre Nomade en 2013. La pièce, jouée dans une douzaine de villes marocaines, a rencontré un franc succès.

Dans Amour nomade, son huitième livre paru aux éditions La Croisée des Chemins, Youssouf Amine Elalamy conte par fragments l’histoire d’un nomade, Tachfine, quittant les siens pour traverser le désert ; ses pas le conduisent dans une vaste demeure où il fait la rencontre de Moulay, vieil homme attendant la mort, et de Liasmine, dont il tombe amoureux. Dans ce roman intimiste et intemporel, l’auteur nous parle d’amour, de vie et de mort, avec une plume légère et très imagée.


Bibliographie :

  • Amour nomade (La Croisée des Chemins, 2013)
  • Oussama mon amour (La Croisée des Chemins, 2011)
  • Tqarqib Ennab (Khbar Bladna, 2005)
  • Miniatures (Hors-champs, 2004)
  • Le journal de YAE (Hors-champs, 2003)
  • Paris mon bled (Eddif, 2002)
  • Les clandestins (Eddif, 2000)
  • Un marocain à New-York (Eddif, 1998)
Amour nomade

Amour nomade

La Croisée des Chemins - 2013

Voici une histoire entièrement écrite avec de l’eau. Il faut la lire comme on boit du thé, à petites gorgées, pour en apprécier tout l’arôme et éviter de se brûler la langue. Elle commence avec des hommes qui passent leurs vie à partir et se termine avec une femme qui assiste à sa propre naissance. Une jeune femme d’une grande beauté, avec une longue chevelure en soie et un nom parfumé. Dans cette histoire, il y aussi un vieillard qui ne meurt jamais, pas même vers la fin, quand les mots viennent à manquer. La première fois, on le rencontre assis sous un arbre qui change constamment de couleur et ne donne jamais les mêmes fruits.

Oussama mon amour

Oussama mon amour

La Croisée des chemins - 2011

Un apprenti kamikaze qui s’exerce à mourir avant de rejoindre les anges là-haut, une jeune prosti-tuée follement amoureuse d’un certain Oussama, le rescapé d’un attentat qui se croit au spectacle, un boucher qui ne comprend pas pourquoi on l’accuse du meurtre d’un veau. Dans ce roman à plusieurs voix, Youssouf Amine Elalamy nous raconte, dans un mélange de réalisme, de lyrisme et de fantaisie, l’absurde tragédie de notre temps. EXTRAIT : « J’ai débuté ma carrière de kamikaze en m’exerçant sur une pastèque. La pastèque n’a pas de tête, pas d’abdomen, ni de bras ; elle n’a pas même un coeur qui bat à l’intérieur. On peut la tenir vivante contre soi et la croire morte. La pastèque n’a pas de jambes et ne peut pas revenir sur ses pas. La pas¬tèque n’a rien, seulement un visage enfoui à l’intérieur et qui cache bien son jeu... Jusqu’à ce jour, je n’ai encore jamais tué personne. C’est toujours comme ça, avec un peu de patience, tout finit par arriver. »


Les clandestins

Les clandestins

Eddif - 2008

Paru Au Diable Vauvert en 2001 "C’est l’histoire de douze hommes et une femme. La femme est enceinte : douze plus un quatorze. Quatorze personnages qui traversent le grand bleu dans le noir. Quinze avec le petit bateau en bois. Seize, avec la Lune qui les observe de son œil mort. Dix-sept avec la mer dans tous ses états. Dix-huit avec le panier à fruits. Dix-neuf même, en comptant le ver qui embarque à bord d’une pomme. Reprenons depuis le début. C’est l’histoire d’un ver qui embarque à bord d’une pomme dans un panier à fruits sur un petit bateau en bois sur une mer agitée sous le regard aveugle de la lune en compagnie de douze hommes et une femme enceinte. Depuis le début. C’est l’histoire d’une vermine blanche à bord d’un fruit rouge dans un panier jaune sur une petite embarcation bleue sur une mer noire sous un œil blanc en compagnie de treize ombres grises dont l’une, faut-il le rappeler, attend un enfant dont on ignore encore la couleur.”