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DAMAS Geneviève

Belgique

Si tu passes la rivière (Luce Wilquin, 2011)

Biographie

Femme de théâtre, la Belge Geneviève Damas a reçu en 2012 le prestigieux Prix des Cinq Continents de la francophonie pour son premier roman Si tu passes la rivière, salué par les membres du jury comme un "hommage à la vertu libératrice de l’écriture".

Née en 1970, Geneviève Damas suit une formation théâtrale au Conservatoire royal de Bruxelles, puis à l’IAD, avant de se perfectionner à l’École d’art dramatique de Londres. Après plusieurs collaborations avec des metteurs en scène reconnus (tels que Philippe Sireuil, Jacques Delcuvellerie, Jean-Claude Berutti) elle fonde en 1998 sa propre compagnie, Albertine, avec l’ambition de « promouvoir l’écriture contemporaine par des spectacles, des lectures ou des ateliers ». Geneviève Damas est également l’auteur de nombreuses pièces « pour tous publics », dont Molly à vélo couronné par le Prix du Théâtre - Meilleur Auteur 2004.

Son premier roman, fidèle à la forme du monologue, laisse entendre la parole brute d’un jeune illettré, François Sorrente, qui, à dix-sept ans, ne connaît rien du monde sinon la violence de sa famille et le sentiment de perte créé par le départ incompréhensible de sa sœur.

« Et puis j’ai entendu le père gueuler dans la cour, gueuler comme un perdu et des drôles de sons que je ne comprenais pas parce que je n’avais jamais entendu quelqu’un pleurer. Chez nous, on ne pleure pas, ça mouille à l’intérieur, mais au dehors c’est sec. Alors je ne pouvais pas savoir avant de la voir arriver, toute ruisselante de pluie sur le visage et un gros sac sur le dos. Elle était rouge, ma sœur, d’habitude si blanche, et marchait sans me voir. »
Si tu passes la rivière

Si le récit se déroule à la campagne, Si tu passes la rivière n’a rien d’un roman de terroir : le parcours de son personnage, initié sur le tard à la lecture et à l’écriture, illustre avec force la capacité rédemptrice de la littérature. Un roman généreux sur le destin d’un être simple et lumineux, où l’émotion affleure à chaque page.


Bibliographie :

Théâtre

  • Paix Nationale (Ed. Lansman, 2012)
  • STIB (Ed. Lansman, 2009)
  • Molly au château (Ed. Lansman, 2007)
  • L’épouvantable petite princesse (Ed. Lansman, 2007)
  • Molly à vélo (Ed. Lansman, 2004)

Roman

  • Si tu passes la rivière (Ed. Luce Wilquin, 2011 ; réédité en 2013)

Présentation de Paix nationale

Dans un pays imaginaire, deux territoires cohabitent avec plus ou moins de difficultés : Là-bas et Ici. Un jour, tout explose et Là-bas s’en va en emportant la mer. A sa place, un grand trou. Il n’y a plus qu’Ici à perte de vue et ses camps de réacclimatation. Dans l’un d’eux, Monsieur Bril, un de Là-bas resté ici, et Mimi, une rescapée de centre, la fichue portion qui a tout déclenché. Il s’agira pour eux de cohabiter avec pour seul bagage le kit de survie offert par le Bureau d’accueil et les deux livres mis à leur disposition : Le Petit Larousse de 1975 et L’Art de plier les serviettes de table.

Geneviève Damas se lance ici dans une exploration de l’évolution politique d’un pays qui pourrait bien être la Belgique. Mais le propos va plus loin et aborde de manière emblématique toutes les discordes fratricides basées sur les nationalismes susceptibles de mener aux pires excès.
L’ouvrage comporte le texte en français et sa traduction en néerlandais par Marie-Pierre Devroedt, réalisée avec le soutien de Beaumarchais.


Présentation de Si tu passes la rivière

« Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière, a dit le père, tu ne remettras plus les pieds dans cette maison. Si tu vas de l’autre côté, gare à toi, si tu vas de l’autre côté. » J’étais petit alors quand il m’a dit ça pour la première fois. J’arrivais à la moitié de son bras, tout juste que j’y arrivais et encore je trichais un peu avec les orteils pour grandir, histoire de les rejoindre un peu, mes frères qui le dépassaient d’une bonne tête, mon père, quand il était plié en deux sur sa fourche. J’étais petit alors, mais je m’en souviens. Il regardait droit devant lui, comme si la colline et la forêt au loin n’existaient pas, comme si les restes des bâtisses brûlées, c’était juste pour les corbeaux, comme si rien n’avait d’importance, plus rien, et que ses yeux traversaient tout.

>> Ecouter Geneviève Damas lire un extrait de son roman

Paix nationale

Lansman - 2012

Dans un pays imaginaire, deux territoires cohabitent avec plus ou moins de difficultés : Là-bas et Ici. Un jour, tout explose et Là-bas s’en va en emportant la mer. A sa place, un grand trou. Il n’y a plus qu’Ici à perte de vue et ses camps de réacclimatation. Dans l’un d’eux, Monsieur Bril, un de Là-bas resté ici, et Mimi, une rescapée de centre, la fichue portion qui a tout déclenché. Il s’agira pour eux de cohabiter avec pour seul bagage le kit de survie offert par le Bureau d’accueil et les deux livres mis à leur disposition : Le Petit Larousse de 1975 et L’Art de plier les serviettes de table. Geneviève Damas se lance ici dans une exploration de l’évolution politique d’un pays qui pourrait bien être la Belgique. Mais le propos va plus loin et aborde de manière emblématique toutes les discordes fratricides basées sur les nationalismes susceptibles de mener aux pires excès. L’ouvrage comporte le texte en français et sa traduction en néerlandais par Marie-Pierre Devroedt, réalisée avec le soutien de Beaumarchais.


Si tu passes la rivière

Editions Luce Wilquin - 2011

François Sorrente est un jeune homme de dix-sept ans, le dernier d’une famille de cinq enfants. Élevé par sa sœur aînée, Maryse, à laquelle il voue un attachement sans borne, il vit dans la ferme familiale avec son père et deux de ses frères, Jules et Arthur. Il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie. François ne ressemble pas au reste de sa famille, cela lui pose question. Il se demande aussi pourquoi son père, Jacques Sorrente, lui a fait jurer de ne jamais franchir la rivière, pourquoi il n’a jamais connu sa mère, pourquoi sa sœur est partie de l’autre côté ; que s’est-il passé à la maison de l’autre côté de la rivière ? Pour répondre à toutes ces questions, il se lie d’amitié avec le curé du village, Roger, et Amélie, afin que ceux-ci lui apprennent, en cachette, les lettres de l’alphabet. Ainsi, il pourra repartir de la personne par laquelle tout a commencé : sa mère.


STIB

Lansman - 2009

Magda et Eva prennent le tram ou le bus chaque matin. L’une a toujours vécu à Bruxelles, l’autre vient d’arriver. A force de se côtoyer chaque matin, elles ont fini par se parler et des liens se sont créés. Dans un univers aussi réaliste que poétique, elles finissent par s’influencer mutuellement sans forcément s’en rendre compte... 


Molly au château

Lansman - 2007

Après avoir obtenu une seconde place aux championnat du monde, Molly descend de vélo et prend quelques semaines de vacances à New York avec Pierrot, son amoureux, histoire de se changer les idées et de repartir de plus belle. Un matin, elle reçoit un appel de son entraîneur : il a reçu les résultats du contrôle inopiné effectué avant le championnat du monde... et Molly est "positive"... 


L’épouvantable petite princesse

Lansman - 2007

Il était une fois, il y a très longtemps, au royaume des Piks, le roi René et sa femme, la reine Irène, qui se désespéraient de n’avoir pas d’enfant. Ils étaient mariés depuis au moins... au moins tout ça, et ils n’étaient pas restés inactifs. La reine Irène avait plié 517 petites cuillères en argent avec son orteil gauche, elle avait trempé ses "royal" fesses dans l’eau froide, elle avait regardé la lune sans cligner des yeux... et rien de rien de rien de rien du tout. 


Molly à vélo

Lansman - 2004

Quand on se nomme Molly Savard, qu’on est née à Saint-Péravy-la-Colombe, qu’on porte le même prénom que sa tante morte très jeune après avoir mangé des champignons ramassés avec l’école, que tout l’avenir qu’on imagine pour vous c’est un BEP vente-action marchande, que votre père a une fâcheuse tendance à vous comparer à la plus jeune fille du Général de Gaulle... il faut trouver le moyen de partir, sans pour autant couper tout à fait les ponts. C’est à vélo que Molly prendra son envol, par le plus grand hasard. Mais ne dit-on pas qu’il fait particulièrement bien les choses ?