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BRINK André

Afrique du Sud

Mes bifurcations : Mémoires (Actes Sud, 2010)

Grand nom des lettres sud-africaines, André Brink est devenu dans les années 1970 l’une des figures de la contestation de l’apartheid au sein de l’élite blanche de langue afrikaans. En 1973, son roman Au plus noir de la nuit, tente, en mettant en scène un héros noir épris d’une femme blanche, de faire de la langue de l’apartheid une langue de résistance : il est interdit dès sa parution par la censure pour pornographie, blasphème et atteinte à la sécurité de l’État. En 1979 Une saison blanche et sèche, également censuré en Afrique du Sud, consacre sa renommée internationale : traduit dans une dizaine de langues, ce roman d’une grande force est couronné par le Médicis Étranger et le Martin Luther King Memorial Prize.

Adapté en 1989 au cinéma par Euzhan Palcy, ce livre-symbole retrace la prise de conscience d’un Afrikaner bien-pensant, jusque là indifférent à l’horreur de l’apartheid, face à la mort du fils de son jardinier noir, tué par la police lors d’une manifestation. "Je me demande souvent comment on a pu, comment j’ai pu ne pas voir ce qui se déroulait sous mes yeux dans mon pays." écrit André Brink dans Mes bifurcations, ses Mémoires parus chez Actes Sud en 2010. Descendant de colons boer, élevé dans une famille afrikaner conservatrice, l’écrivain, né en 1935, a grandi dans un univers de violence feutrée et de racisme pernicieux, intériorisant dès l’enfance l’angoisse de la minorité dominante blanche : "Certains matins, au réveil, j’étais persuadé qu’un homme noir dormait sous mon lit."

Venu en 1959 poursuivre ses études littéraires à Paris, André Brink côtoie pour la première fois à la Sorbonne des étudiants noirs sur un pied d’égalité. En 1960 les échos qui lui parviennent de la tuerie de Sharpeville, où la police sud-africaine a abattu une soixantaine de manifestants désarmés, achèvent de l’ébranler. De retour en Afrique du Sud, il rejoint la nouvelle génération d’auteurs de langue afrikaans, les "Sestiger", de laquelle fait également partie le grand Breyten Breytenbach. C’est à une plongée dans ce milieu littéraire et intellectuel sud-africain des années soixante, bataillant contre l’apartheid et la censure, qu’invite Mes bifurcations.

Sur un ton très personnel, André Brink fait le récit de ces décennies d’engagement, de rencontres et de création, concluant sur son inquiétude face à l’évolution actuelle d’une Afrique du Sud laminée par la corruption et la violence. Inquiétude qui ne l’empêche pas de garder confiance en l’avenir de la "nation arc-en-ciel" : « Beaucoup de choses ne vont pas, mais sur le plan de l’éducation il y a la possibilité, pour la première fois, que différentes races se rencontrent à l’école, au travail. C’est le commencement d’une toute nouvelle vie, d’une nouvelle génération. »


Bibliographie :

  • Mes bifurcations : Mémoires (Actes Sud, 2010)
  • Dans le miroir : Suivi de Appassionata (Actes Sud, 2009)
  • La Porte bleue (Actes Sud, 2007)
  • L’Insecte missionnaire (Actes Sud, 2006)
  • L’Amour et l’Oubli (Actes Sud, 2006)
  • Les droits du désir (Stock, 2001)
  • Le vallon du diable (Stock, 1999)
  • Retour au Luxembourg. Littérature et politique en Afrique du Sud (1982-1998) Essais, préfacés par Nelson Mandela (Stock, 1999)
  • Les imaginations du sable (Stock, 1996, réédition LGF - Livre de Poche, 1997)
  • États d’urgence (Stock, 1988, réédition LGF - Livre de Poche, 1990)
  • Un turbulent silence (Stock, 1982, réédition LGF - Livre de Poche, 1983)
  • Une saison blanche et sèche (Stock, 1980, réédition LGF - Livre de Poche, 1992)
  • Rumeurs de pluie (Stock, 1979)
  • Un instant dans le vent ( Stock, 1978, réédition LGF - Livre de Poche, 1985)
  • Au plus noir de la nuit (Stock, 1976, réédition LGF - Livre de Poche, 1978)

Présentation de Mes bifurcations : Mémoires :

couverture C’est en romancier qu’André Brink choisit de composer ce livre de Mémoires, en alternant narration et réflexions. Le lecteur découvre ainsi la trajectoire, les convictions et les doutes, les "bifurcations" d’un intellectuel issu d’une famille qui ne remet pas en question l’apartheid, le parcours d’un enfant qui va grandir entre ruptures et attachements, violence silencieuse des conflits familiaux, terreur de la rue et sérénité d’un milieu privilégié. Promenant le fil de sa vie sur des chemins de traverse et livrant son amour des arts, de la musique et de la peinture, André Brink fait défiler sous nos yeux avec virtuosité mille autres sujets, majeurs ou anecdotiques, qui dessinent peu à peu l’histoire d’un Sud-Africain né en 1935, qui, depuis l’enfance jusqu’à la toute dernière élection présidentielle, condamne les horreurs de l’apartheid comme les dérives du gouvernement actuel, sans jamais s’affranchir de l’amour qu’il porte à cette terre qu’il n’a jamais quittée.


Revue de presse :

  • "Dans ses mémoires, le romancier raconte sa vie par fragments, procédant par touches comme un peintre, revenant sans cesse au rapport Noir-Blanc." Sabine Cessou, Libération
  • "Plus de cinq cents pages de bifurcations, sans rien omettre, sans rien taire, ni édulcorer. Un texte d’une grande sincérité, souvent émouvant..." Yahia Belaskri, L’Humanité
  • "Une plongée dans la conscience blanche et l’histoire tourmentée de l’Afrique du Sud." Emmanuel Hecht, L’Express
  • "Un livre lumineux" Alexis Liebaert, Le Magazine littéraire

Mes bifurcations : Mémoires

Actes Sud - 2010

C’est en romancier qu’André Brink choisit de composer ce livre de Mémoires, en alternant narration et réflexions. Le lecteur découvre ainsi la trajectoire, les convictions et les doutes, les "bifurcations" d’un intellectuel issu d’une famille qui ne remet pas en question l’apartheid, le parcours d’un enfant qui va grandir entre ruptures et attachements, violence silencieuse des conflits familiaux, terreur de la rue et sérénité d’un milieu privilégié. Promenant le fil de sa vie sur des chemins de traverse et livrant son amour des arts, de la musique et de la peinture, André Brink fait défiler sous nos yeux avec virtuosité mille autres sujets, majeurs ou anecdotiques, qui dessinent peu à peu l’histoire d’un Sud-Africain né en 1935, qui, depuis l’enfance jusqu’à la toute dernière élection présidentielle, condamne les horreurs de l’apartheid comme les dérives du gouvernement actuel, sans jamais s’affranchir de l’amour qu’il porte à cette terre qu’il n’a jamais quittée.


Dans le miroir : Suivi de Appassionata

Actes Sud - 2009

Au cap, Steve est architecte. Marié et père de deux enfants, séducteur et carriériste, il découvre un matin avec effroi que la couleur de sa peau a changé. Cet homme jusqu’alors se payait le luxe de ne pas être engagé politiquement, ce Blanc avide de privilèges, se retrouve soudain du mauvais côté de l’histoire sud-africaine. Au soir de cette étrange métamorphose, Steve est confronté à la violence d’un groupe armé et cagoulé... Dans le restaurant où se déroulait l’attaque dînaient également un pianiste et une soprano. Incapables d’oublier la violence de cette soirée, ils partent pour quelques jours à l’écart de la ville. Mais cette soudaine promiscuité révèle en eux une dangereuse fascination... Dans ces deux récits qui, avec La Porte bleue (Actes Sud, 2007), se répondent en composant un subtil triptyque, André Brink met en scène deux couples aux vies parallèles et qui subissent sous un éclairage différent de troublantes épreuves. Jouant en virtuose de la réalité comme du paraître, l’auteur explore de façon envoûtante leur identité. Comme si l’Afrique du Sud avait à ce niveau un pouvoir de desctruction aux frontières du sortilège.


La Porte bleue

Actes Sud - 2007

David se trouve devant la porte de son atelier. Alors qu’il s’apprête à entrer, cette porte bleue s’ouvre soudain sur le visage radieux d’une femme noire et de deux petits enfants métis. Effaré par cette inexplicable intrusion, David comprend dans l’instant que ces trois personnes font partie de sa vie. Mais il ne les connaît pas. David est sud-africain, il est marié depuis très longtemps avec une femme blanche. Ils n’ont jamais eu d’enfant. Une porte jaune clôt l’entrée de leur appartement. Conte ou allégorie du désir amoureux, rêve subtil et ambigu à travers lequel l’identité fragmentée de chaque être retrouvera la mémoire, ce récit fait écho à l’œuvre aujourd’hui importante du grand romancier sud-africain.


L’Insecte missionnaire

Actes Sud - 2006

En 1760, en Afrique du Sud, vient au monde un enfant noir nommé Cupido Cancrelas. Personnage étrange, le petit fait preuve de dons surnaturels, il peut converser avec ses dieux païens, arrêter un lion bondissant, et trouver à plusieurs reprises sur son chemin une mante religieuse : l’insecte symbole de chance. Quelques années plus tard, fasciné par les récits extraordinaires d’un colporteur, Cupido quitte la ferme où travaillait sa mère et part avec le bonhomme, très loin, en direction de la ville. Là, il découvre le culte religieux des Blancs. Et dans leur église, il entend la voix de leur Dieu. Impressionné, encouragé par le révérend Van der Kemp, Cupido va apprendre à lire et à écrire puis, peu à peu, soutenu par ce pasteur progressiste, devenir missionnaire : le premier missionnaire noir. Inspiré de l’histoire vraie d’un pasteur noir au XIXe siècle en Afrique du Sud, ce livre poignant met en scène les prémices de l’apartheid à travers le rêve d’un homme qui a offert sa vie à l’Eglise des Blancs tout en continuant à parler aux pierres et aux étoiles.


L’Amour et l’Oubli

Actes Sud - 2006

Chris, un écrivain sud-africain, aborde l’hiver de sa vie. Avant de perdre la mémoire, avant de ne plus savoir, de ne plus percevoir l’importance des choses ou leur légèreté, avant d’oublier l’absence de son tout dernier amour, et la mort si récente de sa propre mère, il va revisiter les belles années de son passé, évoquer les femmes tant aimées, tant désirées, et qui chacune à sa manière ont accompagné cette vie d’écriture et de combats politiques, cette vie de Sud-Africain blanc enseignant, écrivain et militant, si souvent en danger, emprisonné parfois, révolté et toujours témoin de son temps. L’Amour et l’Oubli est une biographie fictive, par le biais de laquelle André Brink décline avec une évidente honnêteté tout ce que le désir et l’amour ont provoqué en lui de vie et de force, tout ce qui a été capital pour l’homme - à la différence de l’écrivain - dans ce pays brûlant de violences et d’engagements, de trahisons, de passions, d’exils et d’utopies bouleversantes.


Au-delà du silence

Stock - 2003

Sud-Ouest africain, début du XXe siècle. Des hommes observent, le sang chauffé par l’alcool et le désir, l’arrivée du Hans Woermann, un bateau venu d’Allemagne avec à son bord une cargaison très particulière : des centaines de femmes engagées aux frais de l’Empire pour fournir aux colons allemands en manque d’amour et de sexe une épouse pour certains, de la chair pour d’autres. Pour Hanna X comme pour beaucoup de ces femmes, c’est un peu le voyage de la dernière chance. Quand, à l’orphelinat, elle était soumise à des attouchements et autres abus, son imagination la portait toujours vers l’Afrique. Mais une fois sur place, cet Ailleurs tant de fois fantasmé se transforme très rapidement en vision infernale. Hanna découvre en Afrique un monde où la seule loi est celle dictée par les pulsions animales des colons excités par la chaleur. Violée, défigurée, la jeune femme décide d’organiser sa révolte. Elle se place à la tête d’une armée de femmes violées et d’autochtones oppressés, unis contre la brutalité coloniale.


Les droits du désir

Stock - 2001

Une grande maison un peu délabrée dans un quartier résidentiel du Cap, dont l’aspect assoupi n’est que de façade. Un veuf vieillissant, blanc, ex-bibliothécaire, privé de son poste par les orientations du nouveau pouvoir en Afrique du Sud. Surgit, un soir d’orage, Tessa, jeune, belle, tendue, aussi insaisissable que la nouvelle république. Et l’improbable se produit : alors qu’il ne croyait plus avoir de raison de vivre, Ruben Olivier tombe passionnément amoureux de cette fille qui, pur produit du temps présent, le fait douter de son passé. Avec ce magnifique roman d’amour, qui inscrit en filigrane un bilan sans concession de l’Afrique du Sud d’aujourd’hui, André Brink confirme sa place au premier rang des grands écrivains de la littérature mondiale.


Le vallon du diable

Stock - 1999

Une communauté de calvinistes purs et durs est venue, à l’époque du Grand Trek (1838), s’installer dans un vallon quasiment impossible d’accès au nord-est du Cap. Prisonnière d’une conception xénophobe et puritaine du monde, cette communauté s’est rapidement coupée de la société extérieure, s’enfonçant au cours des années dans une autarcie culturelle et économique qui s’avérera suicidaire. Historien de formation et journaliste vaguement raté, Flip Lochner, cinquante-neuf ans et des tonnes de cynisme, une vieille ambition académique ranimée par sa bizarre rencontre avec un jeune garçon originaire du vallon, décide d’enquêter sur cette communauté afin d’en retracer l’histoire. Il y découvre un monde régi par des lois religieuses archaïques qui autorisent les crimes les plus sordides ; un univers peuplé d’êtres difformes, fruits d’accouplement incestueux ; une société patriarcale où les hommes font la loi et où les femmes, soumises à leurs maris et à leurs pères, sont lapidées au cas d’adultère avec des hommes étrangers à la communautéà Tandis que les éclairs de chaleur déchirent le vallon ravagé par la sécheresse, Flip Lochner tente de découvrir aussi la vérité derrière une succession d’histoires et de légendes contradictoires au point de balayer en lui toute certitude. Sauf une : sa passion pour la jeune et mystérieuse Emma qui l’entraîne sur un chemin encore plus dangereux Une somptueuse histoire par un maître du roman contemporain.


Retour au jardin du Luxembourg. Littérature et politique en Afrique du Sud (1982-1998) Essais, préfacés par Nelson Mandela

Stock - 1999

Romancier célèbre mais aussi journaliste, critique, professeur, André Brink a été à la fois un protagoniste et un témoin de l’étonnante transition de son pays d’un état policier à une démocratie naissante. Sorte de suite à Sur un banc du Luxembourg, publié il y a quelque quinze ans, les textes réunis ici ont été écrits de 1982 à 1998, période charnière au cours de laquelle l’Afrique du Sud a décidé de faire table rase d’habitudes séculaires. On y retrouve, en même temps que la preuve constante de l’engagement total de l’auteur pour la liberté politique et individuelle, les problèmes particuliers rencontrés par les intellectuels sud-africains. Définir le rôle de l’écrivain dans la société a cessé alors d’être un thème de débat virtuel pour devenir une nécessité. Le monde des lettres s’est vu confronté à l’impérieuse exigence d’ouvrir les portes du pouvoir, d’en être les passeurs, en un mot de "réinventer un continent." Né en Afrique du Sud en 1935, André Brink est l’auteur de douze romans et de plusieurs essais traduits en trente langues. Il est professeur à l’université de Cape Town.


Les imaginations du sable

Stock - 1996

Horrifiée par l’apartheid, déçue par les prétendus "libéraux", Kristien Muller a quitté très jeune l’Afrique du Sud avec la ferme intention de ne plus jamais y revenir. Onze ans après, à la veille des élections, un coup de téléphone l’y ramène : Ouma, sa grand-mère adorée et centenaire va mourir. Grièvement blessée au cours d’un attentat criminel qui a détruit son invraisemblable demeure - un palais baroque édifié grâce aux plumes d’autruche - la vieille dame refuse de rendre le dernier soupir avant d’avoir transmis à sa petite-fille le moins conventionnel mais le plus précieux des héritages : celui de l’histoire d’une nation à travers ses femmes. Neuf générations de prodigieuses rebelles qui, par la voix de l’invincible mourante tissent les Milles et Une Nuits de labeur d’une Afrique qui n’en finit pas d’accoucher. Des femmes dont les aventures souvent burlesques défient l’imagination. Lottie disparue à la recherche de son ombre, Samuel à la chevelure assassiné, Petronella, la prophétesse encyclopédique, Rachel la folle et bien d’autres, mais surtout la fameuse, l’étrange, l’indomptable Ouma qu’une escapade à Paris avec le séduisant petit-fils d’un colporteur juif n’a pas empêchée de revenir faire huit enfants, - de pères plus ou moins inconnus - parmi lesquels la mère de Kristien et d’Anna, le dernier maillon d’une chaîne fascinante et tragique. Car la cruauté, l’horreur et la mort abondent autant que le talent et l’humour dans ce roman, hymne magnifique à l’Afrique, mère de toutes les femmes. Avec au bout, un jour de printemps, un miracle, un indicible espoir


Un acte de terreur T1 - Nina

Stock - 1991

Posant l’éternelle question de l’utilisation de la violence comme moyen politique et de la responsabilité individuelle face à l’histoire, le très grand roman d’André Brink, en deux tomes


Un Acte de terreur Tome 2 Lisa

Stock - 1991

Si, depuis Un turbulent silence, André Brink n’a cessé de dénoncer le régime qui mettait son pays au ban du monde occidental, il a su aussi dire avec lyrisme et émotion son amour pour la beauté de cette terre et le peuple qui l’habite. Un acte de terreur est probablement le point d’orgue de cette oeuvre. Accompagné désormais par Lisa, Thomas poursuit sa fuite, avec à ses trousses le policier qui, depuis leur première confrontation des années auparavant, a juré sa perte. A travers ce pays dont la beauté violente les éblouit, ce sont d’autres rencontres - la bêtise des uns et la résignation des autres - et pour finir celle du père de Lisa, un pasteur, qui fera tout basculer. Un jour, plus tard, Thomas pourra achever la chronique de la famille Landman, l’histoire, commencée en 1604 en Hollande, de ses ancêtres qui lui ont légué une Bible et un miroir fêlé et qui, chacun pour son compte, ont posé l’éternelle question de la responsabilité individuelle face à l’Histoire. Livre d’amour et de rage, réflexion sur l’utilité de la violence comme moyen politique, Un acte de terreur est peut-être le plus grand roman d’André Brink depuis Un turbulent silence.


Etats d’urgence

Stock - 1988

Dans un pays où a été proclamé l’état d’urgence, où les trois-quarts de la population sont privés des droits les plus élémentaires, où l’on ne peut ni se déplacer ni s’exprimer comme on le souhaite, où la liberté reste un mot et rien de plus - peut-on encore aimer, mener une existence d’homme, une existence de femme comme les autres ? Peut-on encore créer, trouver dans l’art ce que le quotidien vous refuse ? Mais l’amour, mais la création ne sont-ils pas eux aussi des domaines, des territoires où l’on vit en état d’urgence ? Le héros du nouveau roman d’André Brink est un écrivain qui, dans l’Afrique du Sud d’aujourd’hui, tente d’écrire un roman d’amour. Il va au fil des pages nous faire partager ses désirs et ses angoisses et cristalliser autour de ses héros, Philip Malan, le brillant professeur d’université et Mélissa, la trop jolie étudiante, ses rêves les plus secrets. C’est le roman dans le roman que nous fait découvrir André Brink. C’est au coeur même de la création qu’il nous conduit dans un éblouissant jeu de miroirs brisés dont les reflets se répercutent à l’infini. Peut-il y avoir une issue heureuse à l’histoire de Philip et de Mélissa ? Les amants peuvent-ils s’aimer, l’écrivain peut-il écrire là où la liberté n’existe pas ? On retrouvera dans ce roman la langue somptueuse d’André Brink, les personnages de passion qu’il sait créer mieux que personne, sur fond d’émeutes et de drames qui sont le lot de l’Afrique du Sud au jour le jour. André Brink est né en Afrique du Sud en 1935. Il est professeur de littérature contemporaine à Rhodes University. Toute son oeuvre est publiée en France aux Editions Stock. Rappelons qu’un de ses romans, Une saison blanche et sèche, a été couronné par le prix Médicis étranger en 1980.


L’Ambassadeur

Stock - 1986

C’est à Paris qu’André Brink a écrit L’ambassadeur, son premier roman, entre 1959 et 1961. A sa publication en Afrique du Sud en 1963, ce fut un tollé, assorti de tentatives d’interdiction et de sermons prononcés du haut des chaires - principalement à cause du lien que le jeune écrivain y établissait entre religion et sexualité. "Aujourd’hui, écrit André Brink, il faut le lire comme ce qu’il était, une lutte pour découvrir ou redéfinir certaines valeurs dans le naufrage de mon univers familier." C’est à travers l’étrange huis clos amoureux qui s’instaure entre eux que les trois personnages principaux de L’ambassadeur vont se retrouver de plain-pied avec leur destin. Il y a Paul Van Heerden, le diplomate arrivé au sommet de sa carrière, qui voit vaciller sous ses pas le monde qu’il croyait être le sien. Il y a Stephen Keyter, le troisième secrétaire de l’ambassade, déchiré entre un désir de pureté et une ambition forcenée qui peut le conduire aux pires lâchetés. Il y a enfin Nicole Alford, une jeune Sud-Africaine aux moeurs très libres, qui va servir de révélateur aux deux hommes. Avant de pouvoir faire face à sa propre liberté, chacun à sa manière, ils devront tous les trois entreprendre une terrible et nécessaire descente aux enfers. La liberté, c’était déjà un des mots clés de l’écriture d’André Brink et c’est précisément avec L’ambassadeur que commence l’interrogation sur le sens de la liberté qui allait devenir le thème central de toute son oeuvre. Né en 1935, André Brink est professeur de littérature contemporaine en Afrique du Sud. Il est l’auteur de six romans, Au plus noir de la nuit (interdit pendant de longues années dans son pays), Un instant dans le vent, Rumeurs de pluie, Une saison blanche et sèche (prix Médicis 1980), Un turbulent silence et Le mur de la peste, tous publiés aux Editions Stock.


Un turbulent silence

Stock - 1982

1824. Dans une ferme isolée d’Afrique du Sud éclate une révolte d’esclaves. Galant l’enchaîné va se lever contre ses maîtres : Nicolaas, qui est en fait son frère de lait, et Barend, l’époux de la belle Hester. Dans cette révolte vouée à l’échec, Hester la blanche finira par rejoindre l’esclave noir. Galant, repris, sera pendu. Mais entre-temps un vent de liberté aura soufflé, inéxorable, générateur des futures tempêtes de la décolonisation. Un roman salué unanimement comme un chef-d’oeuvre lors de sa parution en 1978.


Une saison blanche et sèche

Stock - 1980

Ben Du Toit est un Afrikaner bien tranquille - un père de famille sans histoire que rien ne distinguerait de ses quatre millions de frères et soeurs bien tranquilles, sûrs d’eux-mêmes et de leur supériorité. Jusqu’au jour où Ben veut savoir. Savoir pourquoi le jeune fils de Gordon, le jardinier noir de l’école où il enseigne, a disparu sans laisser de trace dans les locaux de la police sud-africaine. Savoir pourquoi Gordon va disparaître à son tour, qui cherchait à connaître la vérité sur la mort de son fils. Savoir ce qui se cache sous les versions officielles. Savoir, par exemple, ce qui s’est vraiment passé à Soweto. Savoir au fond ce qu’est la vie de ces millions de Noirs qu’il a côtoyés toute sa vie sans les voir. Mais au pays de l’apartheid, il ne fait pas bon vouloir trop en savoir. Le long de son douloureux chemin de Damas, Ben va peu à peu le découvrir. Et l’amour de Mélanie, engagée dans le même combat que lui, ne le protégera pas de la machine infernale qui s’est mise en marche. Implacablement. André Brink est né en Afrique du Sud en 1935. Il est professeur de littérature contemporaine à Rhodes University. Toute son oeuvre est publiée en France aux Editions Stock. Une saison blanche et sèche avait été couronné par le Prix Médicis étranger en 1980. Ce roman est aujourd’hui porté à l’écran par Euzhan Palcy, avec parmi les acteurs principaux, Donald Sutherland et Marlon Brando.


Rumeurs de pluie

Stock - 1979

Martin Mynhardt, c’est l’homme " qui a tout " : brillante situation, jolie femme, séduisante maîtresse, deux beaux enfants, sécurité... C’est l’Afrikaner type, l’homme blanc sûr de lui et des siens, totalement aveugle à la réalité qui l’entoure. Et pourtant, il suffira de trois jours à peine pour que l’univers de Martin bascule et s’effondre. Ceux que Martin aimait le plus, confondant tranquillement amour et possession, amour et domination, s’éloignent de lui dans les terribles remous de la réalité politique sud-africaine... André Brink a situé Rumeurs de pluie à la veille des émeutes de Soweto. A travers Martin, c’est une remarquable image de la société sud-africaine blanche qu’il nous donne, dans son équilibre si précaire. Derrière la beauté des images, par-delà la somptuosité du décor et de très belles scènes d’amour, il s’agit d’un réquisitoire implacable contre l’apartheid, comme les autres romans du grand écrivain André Brink : Au plus noir de la nuit, Un instant dans le vent, Une saison blanche et sèche (Prix Médicis étranger), Un turbulent silence.


Un instant dans le vent

Stock - 1978

L’expédition conduite par Erik Larsson à l’intérieur du continent sud-africain se termine par un désastre : le guide se suicide, les porteurs s’enfuient, les deux Blancs qui l’avaient conçue meurent. Elisabeth Larsson reste seule survivante, au milieu de l’immense veld. Apparaît Adam, un esclave en fuite, qui a suivi le convoi de loin. Cette femme blanche, cet homme noir que tout sépare vont cheminer ensemble des mois, vers ce qu’ils appellent encore la civilisation. Mais le vrai cheminement s’accomplit en eux-mêmes à la rencontre l’un de l’autre et de l’amour qui va les unir. On retrouve dans Un instant dans le vent la même langue somptueuse, le même amour passionné de la terre africaine et la même condamnation des rigueurs de l’apartheid que dans les autres romans d’André Brink. La montée de l’amour entre ces deux êtres est une des plus belles choses qui aient été écrites. Françoise Xenakis, Le Matin.


Au plus noir de la nuit

Stock - 1976

Depuis Pleure, ô pays bien-aimé d’Alan Paton, ce roman est sans doute le plus révolutionnaire que nous ait donné la littérature sud-africaine. Le narrateur et héros principal, Malan, est un acteur noir. Il a eu le tort d’aimer une Blanche et d’être aimé d’elle. Il a été arrêté, torturé, condamné à mort. C’est dans sa cellule qu’il écrit l’histoire de sa vie et par là même celle de son peuple. Si l’on veut savoir ce que fut l’apartheid en Afrique du Sud, il faut lire ce terrible roman d’amour.

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